‹ Au Kurdistan, en Mésopotamie et en PerseChapitre 13 sur 210 · PR EE · texte numérisé non relu

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Grand. Arsace la poussa à la révolte contre les Grecs (alors gouvernés par Ptolémée Philadelphe) et fonda l’empire des Arsacides. Elle passa successivement, entière ou partiellement, entre les mains des Grecs,des Romains et des Perses, qui, sous les rois Sassanides, s’en octroyèrent la tutelle.

À la chute des Sassanides, après plusieurs années de tiraillements, elle fut gouvernée par la dynastie des Pagratides sous la suzeraineté des Grecs. Rupen, le dernier Pagratides, la débarrassa de cette suzeraineté, s’allia aux Croisés en Syrie et fonda les Rupeniens qui furent remplacés par des descendants du roi Lusignan de Chypre, renversés eux-mêmes par les Mongols. Les Arabes, les Tartares, les Géorgiens, les Turcs SeldjJoucides et les Tures Ottomans se l’arrachèrent. Maintenant partagée entre la Russie, la Turquie et la Perse, elle n’existe que par sa religion. Si ce peuple eût été intelligent et observateur, voyant qu'il ne pouvait lutter avantageusement par la force, ni triompher à la guerre, 1l se serait consacré à la science ; peut-être aurions-nous ainsi, par les écrits qu'il eût laissés, la clef des inscriptions cunéiformes et connaîtrions-nous mieux l'histoire des premières religions persanes, des réformes de Zoroastre et bien d’autres questions que des peuples guerriers ne songeaient pas à transmettre à la postérité. |

Quant à l’histoire de la religion arménienne, voici en deux mots quelles furent les causes de sa séparation avec l'Église.

Lorsque le concile de Nicée s’assembla, en 325, pour condamner l’Arianisme, le symbole qu’il formula pour éclairer définitivement les chrétiens sur la question des deux natures de Jésus-Christ fut rapporté

en Arménie par saint Grégoire. Théodore de Mopsueste et surtout son

disciple Nestorius l’attaquèrent malgré sa clarté : ils reconnaissaient bien avec l’Église les deux natures de Jésus-Christ, mais voulaient en conclure la dualité des personnes ; c'était retomber dans l'erreur d’Arius, auquel ils étaient cependant contraires ; Nestorius fut condamné et anathématisé par l’Église.

Mais alors un des adversaires les plus ardents de Nestorius, Eutychès, tomba dans l’erreur opposée et conclut de l’unité de personne à l’unité de nature. L'Orient saisit cette nouvelle hérésie d’autant plus avidement qu’elle prêtait à plus d’une subtilité ; bien des religieux, confondant le mot de nature avec celui de substance et admettant que la substance du Fils de Dieu est essentiellement une, étaient des plus

orthodoxes.

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En 451 le, pape Léon convoqua le concile de Chalcédoine pour attaquer la doctrine d'Eutychès, dont les partisans, entraînant ceux de Dioscore, parcoururent l’Asie, diffamant le concile et prétendant qu'il reconnaissait la dualité des personnes et cherchait à renouveler les erreurs

séparée (bien que la lumière ait fini par se faire sur ces malentendus),

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