‹ Au Kurdistan, en Mésopotamie et en PerseChapitre 128 sur 210 · Botta en nota six cent quarante · texte numérisé non relu

Botta en nota six cent quarante

2. Le nom de Sennachérib, de même que celui de bien des rois, de villes et de cités, n’est pas écrit par lettres alphabétiques, mais par des monogrammes et des signes dont le déchiffrement demande une méthode spéciale, La plupart des noms propres assyriens semblent être constitués d’un titre, d’une épithète, d’un nom de quelque divinité, accompagnée des mots esclave des présent de... aimé de... (comme chez les Grecs, Théophile, Isidore ; chez les Arabes. Abd Allah, Abd ur Rahman). Le nom des dieux était généralement indiqué par un signe, un monogramme. Il fallait d’abord savoir quel Dieu était désigné par tel signe. Ainsi dans le nom de Sennachérib : | — ((« a. [« rail (Sin-akhé-erb), le premier caractère est le déterminatif de la divinité auquel aucune valeur phonétique n’est attribuée; le second caractère désigne le dieu assyrien Sin. De même pour Essarhaddon | — 4 —« nn (Assur-had-don).. napale =>— xyy Le If (Assur-ban-abal), dont les deux premiers signes représentent le roi des dieux, Assur,

…, Sarda-

parois des murs, sur le corps et les jupes des figures, entre les Jambes des animaux : aussi les parties écrites sont-elles en bon état de conservation : il en est de même, du reste, de celles de Ninive. Les architectes assyriens chargés de dresser ces inscriptions apportaient aussi un soin tout particulier pour les rendre durables et pour les protéger contre les intempéries. Celles de Van et de Bisoutoun sont gravées sur des parties de rochers aplanies et mises à nu, dans un enfoncement de dix ou quinze centimètres. Dans la vallée de Bavian, des sculptures et des inscriptions ont été faites sur des parties de rochers profondément entaillées. Pour préserver à jamais les tablettes commémoratives contenant les noms des rois qui avaient élevé les édifices, les architectes plaçaient ces tablettes sous les dalles des porches et dans l’épaisseur des murs.

Nous ne pouvons nous défendre d’nn sentiment religieux, en parcourant ce pays où se sont accomplis tous les faits presque fabuleux de l’histoire des premiers âges. L’imagination reconstitue d'autant plus facilement les scènes de l’Écriture, que les hommes qui se meuvent devant nous semblent avoir conservé le type, le costume et les mœurs des personnages bibliques. Abraham et J acob, leurs serviteurs et leurs bergers, ne devaient pas mener une autre vie : le orand manteau de laine blanche tissée grossièrement, le grand voile de même étoffe, noué sur la tête par un paquet de ficelles de laine et retombant sur le dos par-dessus le manteau, ne devaient pas avoir une forme différente ; c'était la même existence simple et calme.

Nous rentrons à la mission. On nous apprend que M. et M"° Sioufh sont arrivés. Nous nous abstenons cependant d’aller leur rendre immédiatement visite ; ils sont fatigués sans doute par leurs pénibles étapes,

et nous serions indiscrets en les privant du repos qu’ils doivent désirer.

13 octobre,

Nous sortons de bonne heure; nous prenons quelques vues de Mossoul, en dépit des curieux qui nous entourent. Aussitôt rentrés, nous allons chez M. Siouffi, qui nous fait l’aimable accueil auquel nous nous attendions. M. Siouff, originaire de Damas, fut longtemps l'interprète du cheik Abd-el-Kader dont il était aussi l'ami. Il est fort érudit en langue

arabe et a fait une collection de médailles des plus curieuses.

Nous rendons visite à M£ Benham-Benni, l'archevêque syrien, qui revient avec nous chez les Pères. Ces messieurs s'intéressent à notre voyage et la conversation roule sur le trajet de Baghdad à Mossoul.

Dans l'après-midi, nous sortons avec M. Siouffi qui nous fait visiter

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