‹ Au Kurdistan, en Mésopotamie et en PerseChapitre 136 sur 210 · PLAN DE NOTRE KELLEK · texte numérisé non relu

PLAN DE NOTRE KELLEK

L’obscurité ne nous permet pas de continuer et nous nous arrêtons grosse pierre au bout d’une corde en paille

sur le bord du fleuve ; une nattée sert d’ancre. Je laisse les zapetiés s’arranger comme ils veulent

ville, il a été pris pour un espion russe et enfermé pendant trois jours en prison. Il a eu toutes

les peines du monde à prouver son identité et à se faire relâcher.

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pour leur tour de garde. En plus du riz et des pastèques, J'avais emporté à leur intention du tabac; ils semblent fort satisfaits de la surprise. Après le dîner, nous nous enfermons dans notre tente pour passer la nuit.

La voie du Tigre est assez dangereuse pour les voyageurs ; le fleuve est naturellement pour les nomades et les pillards un point de repère ; 1ls y trouvent l’eau indispensable à la vie et le gibier fort abondant. Malheur au radeau qui ne serait pas sur ses gardes ! Les Arabes auraient vite fait de crever les outres pour le faire couler et le dépouiller ensuite.

La route de terre de Mossoul à Baghdad n’est ni meilleure n1 plus sûre ; elle s’écarte de la vallée du fleuve et, pour éviter les tribus turbulentes de Bédouins, suit le pied des montagnes du Kurdistan. Souvent coupée par des ruisseaux qui, grossis des fontes de neige, retiennent des caravanes plusieurs jours, elle a été rendue plus dangereuse encore par des actes de négligence du gouvernement turc. Beaucoup de villages, qui offraient autrefois aux voyageurs l’abri et les ressources dont 1ls avaient besoin, sont maintenant abandonnés ‘. Une ancienne loi turque, une loi respectée par presque toutes les tribus tartares, rendait responsable un souverneur local des vols à main armée commis sur les voies de communication placées sous sa juridiction. Cette responsabilité a été enlevée, et aucune compensation n’a été apportée par le gouvernement turc pour protéger le voyageur ou le commerçant indigène. Il serait insensé de réclamer auprès du gouvernement ou d’un tribunal contre les tribus nomades qui défient le Sultan et sont, la plupart du temps, de connivence avec le juge et le gouverneur.

La route par le désert ne serait pas plus longue et serait infiniment meilleure. Il suffirait, pour la rendre parfaitement sûre, de quelques postes de soldats le long du fleuve, un grossier chemin de charrettes et un léger encouragement aux tribus agricoles qui viendraient s’établir sur les rives.

’est le peu de sécurité et le mauvais vouloir de la Porte, c’est son parti

pris d’hostilité à tout progrès qui empêchent les compagnies étrangères

de construire une ligne de chemin de fer qui mènerait rapidement aux Indes ; le golfe Persique est absolument sûr pour les bateaux, et une

ligne ferrée serait des plus faciles à établir de Bassora à Baghdad,

1. Cette route n’est suivie que par les caravanes remontant au Nord, car le Tigre n’est pas navigable en remontant le courant. Le courrier la prend aussi, même en descendant, car il peut aller plus rapidement par terre. La route passe par Erbil (Arbelles des Grecs), Altunkeupri,

Cerkouk, Kifri, Bakoubah.

Kerkouk, 1 +5 bal

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