FEMMES DU LOURISTAN
Shah), et nommé par lui Imadieh: le Jardin, planté de beaux arbres, est clos d’un vrai mur de défense. Déax pavillons ornent les deux ie de la partie qui longe le fleuve‘. La construction est considérable : ;elle a l'apparence d’un château fort avec ses quatre tours aux angles; les bâtiments sont bien aménagés, les écuries sont belles et spacieuses ; il y a une grande orangerie, des ns de bains, des appartements nombreux pour
. Ces pavillons se nomment, en persan, kolah frengui (chapeau européen), à cause de leur Pier ince avec le chapeau à haute forme.
les femmes et même une petite mosquée. Le palais est maintenant désert. Le jardin n’est plus qu’un lieu de promenade pour les habitants de Kirmanshah.
Du palais, une route carrossable en fort bon état, que l’on doit aussi à Imad-ed-Dauleh, mène en passant par le village de Shaabad, jusqu'au pied des rochers de Takt-1-Bostan, où le même Imad-ed-Dauleh avait fait construire une résidence d’été. La route était autrefois bordée d'arbres depuis le jardin d’Imadieh; ils ont été détruits dans toute la première partie du chemin, mais la seconde, sur une longueur d’un kilomètre, est encore bordée de chaque côté d’une double rangée de saules.
Nous quittons la voiture à l’extrémité de l'allée et arrivons à un grand étang factice de cinquante mètres de côté environ. Construit en pierres et en briques au pied de la montagne qui s'élève comme un 1mmense rocher à pie, ce bassin recevait l’eau des sources de la montagne et le trop-plein s’en allait en ruisseau jusqu’au fleuve. Les murs de l'étang sont à demi brisés; il y a peu d’eau et le fond, à moitié comblé, n’est plus qu'une mare. Du bord de l’étang qui fait face au rocher, on aperçoit l’ensemble des grottes et des sculptures; les deux côtés latéraux sont bordés d'arbres. Une tête de colonne grecque et un buste d'homme brisés gisent de chaque côté d’un banc de pierre. C’est de là que nous prenons une vue de l’ensemble.
J’emprunte la description technique des grottes au rapport de MM. Flandin et Coste; elle est plus exacte que je ne pourrais le faire et mes photographies aideront, je crois, à la comprendre :
« Les deux grottes, de dimensions inégales, sont creusées toutes deux dans la masse de la montagne, formée d’une roche calcaire, de couleur grise, qui ne laisse prise à aucune espèce de végétation. La façade de la plus grande est ornée de sculptures : elle présente une archivolte entourée d’ane guirlande de feuillages, terminée à ses extrémités par des rubans flottants; au sommet de cette archivolte un croissant, d’où partent évalement des rubans; dans les tympans sont placés, les ailes déployées, deux génies qui, les bras étendus vers le croissant, tiennent d’une main une couronne de perles avec nœuds de rubans, de l’autre une coupe qui paraît pleine de perles. Ces figures se présentent de face, vêtues d’une tunique flottante; un bandeau retient leurs cheveux bouclés; leurs ajustements et leurs poses leur donnent une analogie frappante avec les re-
nommées grecques. — À gauche, le rocher s’est rompu et dans sa chute
DE KIRMANSHAH A TÉHÉRAN. 35
a entraîné une notable portion de l’archivolte et de la figure de ce côté. — À la partie inférieure de chaque côté de l’entrée sont des rinceaux terminés par un groupe de fleurs. Cette façade est couronnée par des créneaux à redans qui bordent une terrasse à laquelle on arrivait autrefois
par un escalier maintenant détruit.
KL
ALTO 2 7 (SE À LASET TL 5 AVE : > * 3 p, : 26, Ê #, d:
ENS INSEE ART SEL SL RE À HOBANÉER TER À Va ps LE ai 4 NE an 4° d È 1.
\ \ , La «