ES PT TE
GG rm
EE
Yovan et le tchaparji; l’ordre est facile à maintenir et nous enlevons en trois heures et demie les sept farstaks (quarante-deux kilomètres) de l’étape. Les chevaux sont légèrement fatigués en arrivant à Bisoutoun, mais nous allons en avoir d’autres; le maître de poste se fait tirer l’oreille, toutefois l’exhibition de nos lettres lui rend toute sa complaisance.
Pendant que Yovan surveille le changement, nous allons avec Hamelin examiner les inscriptions et les bas-reliefs célèbres de Bagistan (nom ancien de Bisoutoun ou Behistoun).
C’est Rawlinson qui, le premier, osa prendre l'empreinte des inscriptions, gravées dans le roc à une hauteur telle que la plupart des voyageurs avaient reculé. L'inscription est gravée sur une partie de roc de quarante mètres de longueur sur trente mètres de large environ; les inégalités avaient été soigneusement bouchées de ciment et la surface avait été recouverte d’une couche de vernis siliceux pour préserver le roc.
Cette inscription contient mille lignes en trois colonnes; elle rapporte les hauts faits de Darius, fils d'Hystaspes, à son retour de Babylone, gravés en caractères cunéiformes en trois idiomes différents. C’est elle qui a mis Grotefend et Burnouf sur la voie du déchiffrement descaractères cunéiformes. Le texte des inscriptions corrobore et confirme les récits historiques d’'Hérodote en tous points. Une autre inscription grecque, au-dessous de laquelle se trouvaient quelques bas-reliefs dont les dessins abîmés sont à peine reconnaissables, à été honteusement mutilée par un gouverneur, Hadji-Ali-Khan. II fit creuser et polir une partie du rocher sur laquelle était l’inscription même pour en graver une autre en caractères arabes modernes. Dans les quelques lignes qui sont restées de l’ancienne inscription, on à retrouvé le nom du satrape Gozartes.
Quant à l'inscription de Sémiramis en caractères assyriens mention-
née par Diodore de Sicile, il n’en reste plus de traces.
l. Selon cet historien, Sémiramis, qui se dirigeait sur la Médie avec une grande armée, s’arrêta quelque temps près d’une grande montagne nommée Bagistan; elle fit polir une partie de rocher sur laquelle elle se fit représenter, entourée de cent gardes du corps; au-dessous elle aurait fait graver en caractères assyriens : ( Sémiramis fit l’ascension de cette montagne en empilant les unes sur les autres les charges des bêtes de somme. » OÙ to xatwtatov Lépos xataËdouca tv lôtav éveyapatev eixôva, dopupopous adtÿ rapacthoaca Énatov' Énéypade Ô xai Eupiotcs yoauua- HR d'u
GLV Ei£
RETOIV OTL* « LEuipauts Tois GAYUAGL Tois TV axoXOUGoUvTwY ÜroEUyIwv &Tù Toù redtou XWOATA TÔV TOOELPNULÉVOY xONUVOY ÊLX ToUTwV Eùs TV Axpwperav rposavéGn. » (Diod. de Sic., II, 13.)
On a généralement traduit le mot Evpiow par Syriaques; je crois qu'il signifie plutôt Assyriens; d’après Hérodote, ces deux mots auraient le même sens : ( Oÿùrot à nd uv “Ex ñveov éxo- (
Bao0apwy ’AGGUptot ExAninoav. » (Hérodote, VII, 63.)
v r - \ ns CETTE . Tr = 1 &EUYTO Vptot, V0 8 ES COUV Î
DE KIRMANSHAH A TÉHÉRAN. 367
Les bas-reliefs sont en mauvais état; le plus important représente
un roi suivi de neuf individus, les mains liées derrière le dos, et attachés
H':DANGE Ne |