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nous fâcher pour obtenir des chevaux; le maître de poste n’en avait pas, Je crois, suffisamment, car on dut nous laisser les mêmes pour Yovan et les bagages.
Aussitôt après avoir tourné le pic et traversé les ruines de la grande cité qui s'élevait jadis à cet endroit, nous passons le Gamas-Ab sur un pont de trois arches, en dos d’âne, comme tous les ponts orientaux, et peu commode pour les chevaux. Les rives sont bordées de roseaux et de plantes marines au milieu desquelles on aperçoit de nombreuses C1sognes,
Jusqu'à /lossein-Kalak, les plaines se succèdent. Sur un mamelon élevé, isolé dans la plaine, un majestueux portail de caravanseraï se dresse fièrement: le soleil qui l’éclaire projette son ombre sur la pente du mamelon. Notre allure est rapide; nous côtoyons la rivière qui serpente au milieu de cette grande plaine dans un large lit où des bancs de galets indiquent l’importance que son cours doit avoir au printemps. L’horizon, à une distance peu éloignée, est fermé par de hautes montagnes, couvertes de neige ; ce sont les ramifications de l’Elwend.
Notre marche se ralentit. Le fleuve est bordé de rochers par-dessus lesquels 1l faut passer à grand’peine ; c’est pourtant la voie habituelle. La roche à été polie par le passage des caravanes et rendue d'autant plus glissante. Nous rentrons bientôt dans la plaine ; des champs de coton, de ricin, d’opium et de pavots bordent la route. Nous approchons de Sahna qui apparaît au loin dans une touffe de verdure. Nous y arrivons à Cinq heures. Sans compter notre promenade à Bisoutoun, nous avons fait depuis ce matin soixante-treize kilomètres en sept heures. Faire deux farstaks à l'heure, c’est la plus grande rapidité que l’on puisse atteindre,
L'entrée dans Sahna est des plus champôtres ; le chemin est bordé de jardins remplis d’arbres fruitiers de toutes espèces et où s'élèvent de magnifiques noyers, dominant tous les autres arbres: des ruisseaux coulent sur des cailloux répandant la fraîcheur.
Nous atteignons le village même. La première maison est un immense caravanseraï, d’où sort une bande de chevaux, d’ânes et de mulets. débarrassés de toute bride et de tout harnachement, couverts encore de la poussière d’une longue route; ils vont à l’abreuvoir accompagnés par quelques enfants.
Le tchaparkhaneh est à l’autre extrémité de la ville. par delà des quartiers ruinés. Il se voit de loin avec son balakhaneh au premier étage,
qui domine toutes les autres constructions. Nous y passons la nuit.
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