‹ Au Kurdistan, en Mésopotamie et en PerseChapitre 170 sur 210 · PRE TES · texte numérisé non relu

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DE KIRMANSHAH A TÉHÉRAN. 371

novembre.

Nous entrons dans la série des jours courts. A six heures, nous quittons Sahna et le jour commence seulement à poindre. La première partie de notre première étape est, paraît-il, difficile et dangereuse ; il nous faudra passer au milieu de défilés, de cols et de mamelons où les brigands se cachent facilement et attendent les caravanes.

Nous n'avons pas été attaqués; mais, une demi-heure avant d'arriver à l'étape, le cheval de charge tomba du haut d'un rocher dans un fossé profond et brisa en mille endroits les cordes et les courroies qui fixaient sa charge. Les objets qu’il portait ne furent pas endommagés ; mais impossible de refaire la charge; le tchapardji et Yovan, après avoir posé le mieux possible tous les paquets sur le dos de la bête, marchèrent au pas de chaque côté, maintenant l’équilibre. Hamelin court au relais pour qu’on prépare les chevaux pendant ce retard forcé. Aussitôt arrivés, Yovan va au bazar acheter de nouvelles sangles et des cordes de rechange.

Nous aurions bien voulu voir les restes du fameux temple de Diane que signale M. Flandin ; il était déjà à moitié enfoui sous des décombres à l’époque de son voyage ; il n’en reste plus de traces intéressantes auJourd’hui. Les habitants ont trouvé dans la plate-forme un soubassement commode pour leurs maisons, et un appui dans les tronçons de fûts de colonnes ; le temple est enfoui sous un des quartiers.

Nous quittons Xengover à onze heures et demie, Nous côtoyons la plaine à mi-côte, sur le versant Sud-Est d’une colline aride; puis, franchissant un défilé rocheux, nous arrivons à une autre plaine au bout de laquelle on aperçoit Asadabad.

De nombreux ruisseaux traversent cette plaine fertile et cultivée. parsemée de malheureux hameaux de quelques maisons peuplées de pasteurs ou d'agriculteurs. Des chiens aboïent furieusement en nous voyant passer. L'un de ces hameaux, Minderabad, abandonné maintenant, était entouré d’un mur crénelé en terre; au milieu sur un mamelon. s'élevait une mosquée fortifiée en terre également. Tout cela s’effrite à la chaleur du soleil et fond sous les pluies ; d’iei peu, 1l n’en restera plus rien.

À trois heures et demie, nous sommes à Asadabad. Nous demandons d’autres chevaux ; vingt-six kilomètres nous séparent d’Hamadan et nous voulons y arriver ce soir.

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