TOURNEUR DE KALIOUNS AU BAZAR
È \ fl à Téhéran pour annoncer notre arrivée. De là, nous allons chez le gouver- | | neur.qui nous à invités à une collation. IT nous sert des fruits, du thé, du LH café, des confitures, des sirops et un plat persan que je n’avais pas encore | f goûté, sorte de sucre râpé en forme de filasse. | EEE DE À six heures, nous sommes de retour au tchaparkhaneh. LEE Il L-4 | MEET MELLE 10 novembre.
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il | al Nous quittons Hamadan à cinq heures et demie. Le jour n’est pas bi | 11 | . Le Dre Ü . , 4 2 EHAENEET TN levé et 11 fait très froid ; la neige est tombée en abondance sur l’Elwend. Lan! | qi 1l | | LEE IL | | IR ARLELD | FBI | | A 144 | D: | | | BU IE DE DE | ar L} | | ER Mb QELL IL RUES |E 1 | | PCT A LE UN PAL LD f\ À | 8 | | | Ï | | h | | LIN f :
DE KIRMANSHAH A TÉHÉRAN. 377
À six heures, nous traversons le village de Scheverin, fauboure d’'Hama- ? D O dan, un peu plus élevé que cette ville, d’où l’on voit toute l’étendue de I:
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plaine. Le massif de l’Elwend s’élève au sud-ouest, dominant la ville. Sourkhabad, que nous rencontrons ensuite, contraste par son aspect riant avec la sécheresse qui l'entoure; le hameau se compose d’une centaine de maisons. À onze heures, nous sommes au relais de Melaquird. Le maître de poste nous offre du pain, du raisin et une espèce de
raisiné ou de miel assez agréable. Au moment de partir, quand Je règle ce que je dois pour l’étape précédente, il refuse d'accepter la monnaie d'or russe que je lui donne et qui a cours à Téhéran, à Hamadan, à Kirmanshah et dans toute la région. Comme je n'ai pas d’autre monnaie, il faut qu'il s’en contente. Les chevaux sont sellés, nous sommes prêts à partir; 1l refuse d'ouvrir la porte de la maison, me montrant toujours la pièce qui ne Jui plaît pas. Il ne veut pas céder et 1l faut en finir. Je brise la porte, dont la mauvaise serrure en bois, quoique orosse, n'offre pas grande résistance, et nous partons au galop.
La route s'étend au milieu de prairies immenses où paissent des troupeaux ; dans la prairie, de grandes taches blanches de dépôts salins. Nous atteignons Hamikessé, village désolé, près duquel s'élèvent, sur un monticule, les ruines d’une forteresse en terre ; un petit ruisseau encaissé dans des berges de deux mètres de haut traverse le village. Une heure de galop dans la plaine, et un nouveau village, Xoushnabad, où sont quelques maigres vergers de grenadiers et de citronniers, Au milieu, une large place avec un caravanseraï. À deux heures et demie, nous sommes à Zerré. Le village est situé au fond d’une dépression et nous ne le découvrons que lorsque nous sommes sur le bord du ravin. La plaine s’étendait au loin devant nous et nous nous croyions très éloignés de l'étape.
Sur la petite place de ce misérable hameau (cent maisons environ) quelques individus jouent à un jeu qui ressemble à notre bouchon. Une heure après notre arrivée, nous repartons. Notre tchapar]i est sans doute pressé, car il pousse les chevaux qui sont excellents ; Jamais nous n'avons été aussi vite. En une heure trois quarts, nous avons fait cinq farstaks (32 kilomètres). Il est cinq heures et demie. Nous avons parcouru quatrevingt-cinq kilomètres depuis ce matin. Nous sommes à Merek. Quelque misérable que soit ce lieu d’étape, nous nous y arrêtons pour y passer la nuit.
Merek ou Moubarkin (village de la mort) est complètement
abandonné; pas un être vivant dans les soixante ou quatre-vingts
maisons. Le tchaparkhaneh seul est habité par le maître de poste, lié par un contrat. Ce village est situé au milieu de rochers, de collines de pierres. Pas la moindre végétation ; Je n’ai jamais rien vu d'aussi triste et d'aussi désolé. Il fait froid et le balakhaneh est inhabitable. Nous nous logeons dans une des petites chambres sans fenêtres, qui sont de chaque côté du couloir d’entrée. Pas de bois pour faire du feu. Je promets
à un individu qui se trouve là un bon pourboire s’il nous en rapporte.
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Il revient au bout d’un quart heure avec un poteau télégraphique. À peine suis-je couché que mon lit se brise. Notre matériel com-
mence à se fatiguer.
11 novembre.
Nous partons à six heures. Le ravin desséché, rempli de squelettes et de charognes, complète l’aspect sinistre de ce lieu de désolation. Un cheval tombé dans le ravin depuis quelques jours gît à moitié déchiqueté par les corbeaux et les oiseaux de proie.
Les chevaux que nous avons sont mauvais, ils buttent et tombent. Deux fois nous avons toutes les peines du monde à relever le cheval de bagages. La route n'offre aucun intérêt ; de temps à autre on rencontre quelque caravanseraï ruiné, élevé on ne sait pourquoi au milieu du désert, des caravanes de chameaux et d’ânes chargés de cloches et de clochettes emboîtées les unes dans les autres ; c’est un bruit assourdissant.
A dix heures et demie, nous arrivons à Nobaran, entouré de vergers et traversé par un large ruisseau, le Reza-tchaï, affluent du Kara-tchaï, qui va se perdre dans les déserts et les marais salés au sud de Téhéran. Les chevaux sont pires encore que ceux de ce matin; l’un d'eux, celui des bagages, à deux ou trois plaies béantes qui répandent une fort mauvaise odeur. La route suit le versant nord de la vallée du Reza-tchaï; elle est souvent coupée de torrents desséchés que doivent remplir les pluies si abondantes dans cette région. Parmi les cailloux, on voit une quantité de pierres vert d’eau, couleur de turquoise. La pluie tombe, et quoiqu'il ne soit que deux heures et demie quand nous arrivons à Samambeh (Tchemerin), nous nous y arrêtons. Le village, d’une trentaine de maisons, est précédé d’une forteresse en terre d'apparence majestueuse.
Au tchaparkhaneh, c’est à peine si nous pouvons nous loger ; les chambres ont fondu sous la pluie, Le maître de poste nous cède sa chambre, ou plutôt sa pièce, uniquement garnie de deux nattes et d’un tas de grenades. La terre séchée du plafond tombe sur nous avec la
pluie. Nous passons la soirée à réparer nos vêtements,
12 novembre:
La pluie a tombé toute la nuit; le temps paraît s'élever ce matin.
La route est insignifiante. Nous gagnons Save en deux heures de galop. La ville paraît vivre dans la richesse et l’abondance ; quoique située au milieu d’un désert, ses jardins sont florissants ; les grenadiers y poussent en grand nombre et les fruits en sont renommés. Pourtant, ceux de Bakoubah nous ont semblé beaucoup meilleurs. L’aspect de Saveh est tout particulier. Les premières maisons, au milieu des touffes d'arbres, ont toutes un petit pavillon au premier étage, semblable au balakhaneh des tchaparkhaneh et orné de petites colonnes. C’est un luxe relatif. Le
cimetière à aussi un certain caractère; plusieurs tombeaux ont un dôme
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