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tous les quartiers de la capitale du Ghilan sont infestés; beaucoup d’habitants quittent leurs demeures, s’établissent hors de la ville, dans les vil-
lages qui l’entourent; les plus effrayés partent pour les pays voisins, On s'attendait au transport de la maladie. Le mal ne franchit pas les portes de la ville. C’est cependant une des contrées les plus disposées à la propagation de la maladie : climat chaud, sol bas et marécageux, eaux sta: gnantes, population mal nourrie, mal vêtue et très pauvre. Si le gouvernement persan avait établi un cordon sanitaire autour de la ville, il aurait pu dire qu’il avait étouffé le fléau dans son foyer originel. Malgré cette localisation, sans qu’on eût employé de moyens préventifs, on voulut attribuer à la peste de Rescht celle de Vetlianka en Russie. Or même en admettant que les germes du mal, passant par-dessus la Caspienne
et le cours inférieur du Volga, eussent laissé indemnes Lenkoran, Bakou, Derbent, Astrakan, pour s’arrêter et se développer à Vetlianka, petit village de pêcheurs sur la rive droite du Volga, sans communications directes avec la Perse, rien ne prouverait que les cordons sanitaires
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appliqués par le gouvernement russe eussent sûrement limité la maladie à Vetlianka, puisque à Rescht la maladie s’était arrêtée d'elle-même. » Cette observation à propos de la peste s’est répétée maintes fois à propos du choléra. « En 1865, le choléra éclate à la Mecque et en Égypte. Tous les ports de la Méditerranée sont contaminés. En 1866, malgré les Li quarantaines établies dans tous les ports de l’Europe, la plus grande
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