LE É S
D'OURMIAH A VAN. 115
bruit infernal, Une fois nos notes écrites, je fais barricader la porte devant laquelle Yovan s'étend sur de la paille et des roseaux séchés : près de lui, Gérôme, Hamelin et moi dans le milieu de la pièce, le revolver dans la main et le fusil chargé à la tête du lit. Nous souftlons la bougie. Nous apercevons alors, par le trou du plafond, dix têtes éclairées par la lune qui nous regardent et nous épient; maintenant qu'il n’y à plus de lumière dans la pièce, il est évident qu’ils ne nous voient plus, ils vont s’en aller sans doute. Nous ne nous serions certes pas endormis facilement si nous n’eussions pas été aussi fatigués.
19 septembre,
La nuit n’a pas été merveilleuse. Le chat a fait d’abord un bruit insupportable, le cochon a remué et changé de place continuellement: chaque fois que j’ouvrais l’œil, je voyais les têtes qui cherchaient à nous apercevoir à travers l’obscurité. À deux heures, le coq s’est mis à chanter. Au bout d’un quart d’heure il s’est tu ; mais il a repris après une demiheure, à cessé encore et a recommencé. J’avais bien entendu dire que le coq chantait trois fois, mais je n’aurais jamais cru à une telle régularité.
À cinq heures, le jour commence à paraître ; on sort les chevaux, on les selle, on les bâte et nous allons partir, Je fais demander à notre hôte ce qu'il demande pour nous avoir prêté sa demeure ; il réclame quatre krans, je lui en donne six, plus un couteau et une boussole.
Pendant près d’une heure nous suivions le torrent, la vallée s’est élargie et le fond fertile est occupé par des prairies et quelques champs à demi cultivés ; le torrent est bordé d’arbustes et de broussailles, de loin en loin on voit un peuplier ou un noyer. Nous rencontrons un arbre sacré, couvert de bouts de chiffons ; tout homme pieux, passant par là, doit déchirer quelque coin de son vêtement, attacher l’étoffe à une branche et faire sa prière; le paysan qui nous guide et un de nos hommes font cette petite cérémonie. Nous prenons à notre droite une vallée dont la direction générale est le Nord. L’ascension recommence; les arbres cessent et l’herbe devient rare. Nous arrivons au col; une grande plaine s’étend à nos pieds, au bout de laquelle nous verrions Bashkalah si nous avions une assez bonne vue; mais nous en sommes encore à une vingtaine de kilomètres. Dans le fond de la vallée coule le Grand-Zab
qui n’est encore qu'un ruisseau de deux mètres de large.
hate Em mg:
nens-de--oer —… æ
ee el 2
be De OS me D à CS res rh
æ.—— à . . pa a DER LATE L COMME LCR CE y Te. z … hat ss —— — -
P . à — + —@ er D * n