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CHAPITRE III

Le {général de Lorencez débarque le 6 ma». — A&pcct de la Vci-a Cruz. — Les zopiloies et les chiens pounroveurs de la salubiité publique. — Malpropreté des maisons. — Beconnais»ance aux écuries. — Le» puces. — Assaini^isement de» locaux. — Reconnaissance sur la Soledad. — Attaque des diligences. — Arrivée à la Vera Cruz du capitaine de vaisseau Thomassct, chef d* état-major de Famiral. — Cet officier envové par Tamiral, met le général au courant des derniers événenjcnt^.

On peut se faire une idée du désappointement que le général de Lorencez éprouva en apprenant la convention de la Soledad, lui qui arrivait avec l'ordre exprès de marcher sur Mexico sans perdre un instant. Mais que faire, sinon patienter jusqu'au moment où Ton pourrait rejoindre Tamiral et s'entendre avec lui? Le général se résigna à attendre.

Dans la matinée du 6 mars, une embarcation de V Eclair conduit à terre le général et son étatmajor. On aboi*de au môle, on franchit la porte qui le sépare de la ville, et l'on est dans la Vera Cruz. C'en est fait de la cité que notre imagination s'était plu, — à distance, — à nous repré-

senter imposante et gracieuse. La réalité est là, et elle n'est pas séduisante ^ Des maisons sans apparence de vie, de vieilles églises éprouvées par le temps et d'aspect lugubre, des rues droites et désertes, au milieu desquelles sont en stagnation des eaux jaunâtres et empestées ; enfin, à l'heure du nettoyage de la ville, de nombreux rassemblements de chiens et de zopilotes'; — tel est le spectacle que nous présente la ville fondée par le vice-roi comte de Monterey, à la fin du seizième siècle, et que son enceinte de remparts avec bastions et redans ne contribue ni à égayer ni à embellir.

Qu'on se garde, cependant, de jeter la pierre à ces chiens et à ces zopilotes qui encombrent un semblant de trottoir : ce sont les pourvoyeurs de la salubrité publique. Les premiers ont leur place

au soleil, et personne ne songe à les en chasser; les seconds, pour lesquels le Mexicain professe une reconnaissance méritée, font le plus singulier ornement des dômes, leur perchoir naturel.

' Rien ne parvient à détruire cette première impression, ni la vue de la mer, ni réiëçance de certaines maisons surmontées de garg^ouilles énornïes d*un travail curieux, ni les souvenirs du débarquement de Cortez sur ce même emplacement et des luttes sanglantes dont la Vcra Cruz avait été le théâtre.

* Zopilote : petit vautour.

Il faut savoir que jamais agent d'administration n'a apporté dans l'exécution de son service plus de diligence ni plus d'exactitude. Dès que, le matin, les malpropretés des maisons ont été déposées devant les portes, dans des caisses en bois, il se manifeste aussitôt une agitation extraordinaire dans la rue et dans l'air. Ce sont les zopilotes et les chiens qui se dirigent vers leur pâture. Quelques coups de bec et quelques coups de dent donnés souvent après le même morceau, mais toujours sans bruit et sans querelle, font en peu d'instants table rase. Après quoi, chacun retourne à son poste d'observation.

Cette étude de mœurs en pleine rue n'était certes pas de nature à nous rassurer sur l'état des maisons que nous allions occuper ; et malheureusement nos appréhensions ne devaient être que trop justifiées.

Celle qui fut réservée à notre état-major était vaste, avec cour et galerie intérieure; au beau temps de sa prospérité, elle avait dû être trèsagréable à habiter ; depuis... quelle décadence! II serait trop long d'énumérer tous les côtés déplaisants de notre habitation, mais il n'est pas sans intérêt de nous arrêter devant les écuries pour en voir sortir deux officiers, un capitaine et un lieutenant, occupés en cet instant à reconnaître le local. Le capitaine porte le pantalon

blanc, la tunique, et son képi est couvert du couvre-nuque réglementaire'; le lieutenant a le même uniforme, sauf qu'il a remplacé le pantalon par une culotte et qu*il a cbaussé de grandes bottes jaunes passées au sang de bœuf, et par cela même souples et brillantes. Voilà nos officiers : rien d'anormal dans la tenue du lieutenant; mais, à la stupeur générale, de blanc qu'il était, le pantalon du capitaine est devenu noir jusqu'à mi-jambes ; sa tunique et son couvre-nuque ont des taches de même couleur, et, chose inquiétante, ces taches se meuvent, elles changent de place. On s'approche et Ton constate que ces taches sont des puces! Le lieutenant avait échappé à cette bande nègre affamée , grâce à ses bottes dont la surface offrait sans doute à l'ennemi un terrain trop glissant pour qu'il pût s'y maintenir. Cet incident, en d'autres circonstances, eût été tout au plus le sujet d'une gaieté passagère ; mais, à l'heure présente, il était une preuve nouvelle de Tétat de malpropreté que nous constations à chaque pas. Rapproché de toutes les autres causes d'insalubrité qui faisaient de la Vera Cruz un foyer de vomito\ il nous confirmait dans ce sentiment que, tout travail cessant, il fallait combattre les miasmes mortels au milieu desquels nos co-

* Vomito ou fièvre jaune.

tonnes allaient débarquer d'un moment à Tautre.

Assainir tous les locaux destinés aux troupes et préparer les ressources nécessaires pour leur permettre de quitter la ville dans le plus bref délai, telles furent les premières dispositions prises par le général.

Pendant que l'intendance réunit les approvisionnements du corps expéditionnaire, quelle passe des marchés, qu'elle s'ingénie à suppléer au manque absolu de moyens de transport, l'état-major étudie les fortifications de la ville dans le but d'en améliorer la défense; il dresse une carte des étapes et il reconnaît le pays. La route qu'il importait surtout de bien connaître était celle de la Soledad. Or, le 8 mars, le capitaine Roussel, chargé à Tétat-major du bureau topographique, fut envoyé en reconnaissance dans cette direction. Il avait avec lui le sous-intendant Raoul, un lieutenant, trois cavaliers et un interprète.

Partis de grand matin siu* la route de la Soledad, par un soleil brûlant, nos officiers avaient terminé leur travail vers une heure. C'est le moment de la journée où la spif est le plus ardente et où les tiraillements d'estomac annoncent impérieusement l'heure du repas. On avisa au coin de la route une tienda, sorte de débit de liqueurs et d'épices, et l'on entra.

Une quinzaine de Mexicains, armés jusqu'aux dents, occupaient déjà le fond de Tunique pièce de la tienda. La conversation était des plus bruyantes, et les physionomies quelque peu animées des convives attestaient que les hôtes du tiendero avaient fait honneur à son pulqiie. I/entrée inattendue des ofHciers français causa un certain malaise à la bande mexicaine, qui n'était autre qu une guerrilla. La conversation cessa tout à coup, et le tiendero s'esquiva. Mandé cependant à plusieurs reprises, il reparut enfin, mais les mains vides et Tair dégagé et impertinent d'un homme qui se croit en situation de tout refuser. « — Je n'ai rien », dit-il; et il ajouta en désignant les guerrilleros : « — Les seflores ont épuisé mes dernières ressources. » Après quoi, sous forme de péroraisod, il se diiûgea vers la porte, comme pour inviter les nouveaux arrivés à s'en retourner comme ils étaient venus. Le drôle eût sans doute bien mérité une volée de bois vert ; mais le moindre emportement pouvait faire tourner au tragique une scène qui en avait tous les éléments. Le capitaine Roussel le comprit, il se contint; et par son sang-froid autant que par le ton d'autorité qu'il prit, il sortit de l'impasse dans laquelle il se trouvait. Sommé de nouveau de s'exécuter, et déconcerté cette fois, le tiendero commença par balbutier; mais en voyant les officiers placer

leurs sabres nus sur la table et amorcer leurs revolvers, il pivota sur ses talons et sortit. Quelques instants après, la table se peuplait d'une omelette et de quelques fruits des terres chaudes. Le repas s'efFectua sans incident nouveau, Tœil au g[uet, Toreille tendue; après quoi, chacun paya son écot et remonta à cheval pour rentrer à la Vera Gruz.

Cette reconnaissance donnait un avant-goût des dispositions peu bienveillantes que, malgré les affirmations de M. Dubois de Saligny et des proscrits, nous allions rencontrer dans le pays. Eussions-nous eu besoin d'une confirmation immédiate de ces dispositions, que nous Teussions trouvée dans Tattaque dont le courrier, arrivé le matin même à la Vera Cruz, venait d'être l'objet. Mais, pour rentrer dans les événements courants du Mexique, ces attaques n'en présentaient pas moins, pour les voyageurs entre Mexico et la Vera Cruz, toutes sortes de désagréments et de périls.

Avant notre arrivée, il ne se passait pas de semaine où Ton ne vît la diligence * de Mexico à la Vera Cruz ramener ses voyageurs dans l'état de

* Les diligences qui font le service de Mexico à la Vera Cruz sont d'immenses cofifres ronds, peints en couleurs vives, et suspendus entre quatre ^-andes roues rouges ; les bagages sopt entassés sur la plate-forme de derrière. Il y a trois places sur

simple nature, dames et messieurs consciencieusement et nettement déshabillés. Passe encore, — pour ne pas parler du scandale, — par une chaleur de 35°; mais au plus fort de Thiver, ou conviendra que c'était peu plaisant. Gomme le cas était fréquent, qu'avait-on imaginé? Il s'était établi à l'entrée de chaque ville que traverse la route, des bazars de confections approvisionnés et gérés par des guerrilleros, et où l'on trouvait de quoi se vêtir des pieds à la tête. Toute diligence qui avait eu des malheurs s'arrêtait devant ces magasins. Sur un signe du conducteur, les commis apportaient, en se voilant la face, des habillements de toute sorte, de toute taille, à l'usage de tous les âges et de tous les sexes, et l'on introduisait discrètement cette collection de bardes par les portières. On imagine la scène ! l'intérieur de la voiture transformé en vestiaire, voyageurs et voyageuses, les stores baissés, s'équipant pêle-mêle, au hasard et tant bien que mal, de tout ce qu'ils rencontraient sous la main^ c'est-à-dire de la défroque des volés de la veille. Si extraordinaires que fussent pour nous de tels faits, des témoins oculaires dignes de foi,

Timpériale et neuf à l'intérieur. Ces voitures sont attelées de six chevaux conduits par un cocher très-hahile, et roulent à toute vitesse à travers des chemins qui mettent leur solidité à de rudes épreuves.

des victimes d'aussi étranges, d*aussi abominables exécutions, Mexicains et étrangers, s'accordaient à nous les attester.

Un Français, M. de G..., qui voyageait au Mexique pour son agrément, fut arrêté et mis dans l'état que je viens de dire, à la fin de Tannée 1861. Je tiens le fait de lui-même. On était au milieu de décembre, le froid était excessif. C'est par un temps pareil que M. de G... fut laissé absolument nu dans un coupé de diligence, heureux encore d'en être quitte à si bon compte. Il n'eut la vie sauve que parce que les bandits lui firent l'honneur de le prendre pour un Mexicain, à la façon dont il parlait l'espagnol.

Même dans un court trajet, une diligence pouvait être arrêtée cinq et six fois. La chose alors devenait sérieuse. La bande qui survenait la dernière se tenait pour volée, n'ayant plus rien à prendre. Elle rendait les voyageurs responsables de s'être laissé enlever bourse, bagages et vêtements; elle se vengeait de ce manque de délicatesse par des coups de plat de sabre ; quelquefois elle faisait un exemple en pendant deux ou trois de ces malappris.

Favorisée par l'apathie ou par la connivence de la police (car tant de désordres impunis autorisent toutes les suppositions), la pratique du pil-

lage et du crime était devenue générale. Elle avait gagné toutes les populations. Peu d'années auparavant, un vol à main armée commis par des Indiens était chose presque inouïe. Grâce aux bons exemples que leur avaient donnés ceux dont la mission était de les civiliser, les Indiens avaient fini par s'exercer et se former à la maraude, par s'accoutumer à courir les grands chemins, et déjà quelques-uns d'entre eux savaient fort bien comment s'y prendre pour détrousser un voyageur.

Tout compté, il valait cependant mieux tomber entre leurs mains que dans celles de leurs compatriotes de sang européen. Ceux-ci étaient sans pitié; ceux-là conservaient quelques sentiments d'humanité et portaient dans la scélératesse une certaine bonhomie.

Ainsi, quand les Indiens faisaient la rencontre d'une diligence déjà mise et remise à sac, ils ne s'en prenaient point aux voyageurs de leur déconvenue, mais à la Providence. Ils ne frappaient ni ne tuaient; ils se contentaient de lever les bras au ciel, de faire des gestes éplorés, de pousser des cris à fendre l'âme ; après quoi, ils s'éloignaient en répétant d'un accent navré : « Mon Dieu!

quel malheur ! nous sommes arrivés trop tard! «

Pour faire cesser un pareil état de choses, il

eût fallu un gouveroement probe et fort, une main de fer, une justice inexorable, une armée nombreuse et sûre, — avant tout, la paix, — il eût fallu ce qui manquait.

Toutefois, les exploits de ces bandes et Tincideutdu courrier attaqué non loin de la VeraCruz ne laissaient pas de nous jeter dans une certaine inquiétude sur le sort du capitaine de vaisseau Thomasset, qui nous était annoncé, que le courrier aurait dû rencontrer entre Orizaba et la Vera Cruz, et dont personne n'avait entendu parler.

Pendant trois jours, on se perdit en conjectures sur le sort du chef d'état-major de l'escadre française; enfin, le quatrième jour, il arriva escorté d'une giierritla.

Le commandant Thomasset mit aussitôt le général au courant des événements qui s'étaient succédé au Mexique avant son débarquement, des difficultés que l'amiral avait eu à surmonter, de la situation politique du pays, des relations personnelles de l'amiral avec ses collègues, et il fit connaître la résolution prise par son chef d'exécuter à la lettre la convention de la Soledad, dans le cas d'une rupture avec le gouvernement de Juares.

Le général apprit qu'à peine débarqué, l'amiral avait vu se produire entre lui et ses collègues de

sérieuses divergences de vues. Si, jusqu'à ce jour, leurs rapports avaient conservé une apparence de cordialité, c*est que, dès le début, l'amiral avait apporté dans ses relations avec le général Prim, sir Ch. Wyke et le commodore Dunlop, un tact, une aménité et même une patience souvent méritoires. C'est mû par le désir de se maintenir sur le terrain de la conciliation, qu'il avait été amené à signer la proclamation adressée aux Mexicains par les représentants des puissances alliées, bien que cet acte emphatique, — dû à la plume du général Prim, et que les gouvernements tles puissances alliées ne devaient pas tarder à désapprouver, — parlât beaucoup de la régénéra^ lion du Mexique et pas du tout des causes qui avaient déterminé l'expédition, ni du but à atteindre.

A quelque temps de là, le 13 janvier 1862, les commissaires s'étant réunis pour prendre connaissance du projet d'ultimatum adressé au gouvernement de Juares et rédigé par M. de Saligny, les représentants de l'Espagne et de l'Angleterre avaient refusé de le signer, déclarant qu'ils trouvaient exorbitant, — ce qui était vrai, — le chiffre des réclamations françaises. Mais il y avait une chose qui n'avait rien d'exorbitant, c'était la demande formulée par l'amiral en vue de faire autoriser les alliés à passer immédiatement

tt AU MEXIQUE.

dans la zone salubre; et pourtant le général Prim et sir Ch. Wyke en avaient combattu le ton net et ferme. Après beaucoup de discussions, on était arrivé à s'entendre sur une rédaction assez pâle, où ne figurait plus le chiffre des réclamations adressées au gouvernement mexicain, et où les commissaires se contentaient d'exprimer leur désir d'occuper certaines localités dans les terres froides pendant le temps que dureraient les négociations.

Cette note, une fois adoptée, avait été portée à Mexico par trois délégués des commissaires. On avait fait bon accueil aux délégués , mais on les avait laissés partir avec des promesses vagues; et si, le lendemain même de leur départ, une réponse favorable à la demande des commissaires fut expédiée de Mexico, c'est que le gouvernement entendait prouver par cet acte qu'il était considéré comme le gouvernement légitime du pays. En outre, il imposait une condition, qu'il savait acceptée d'avance : — la retraite des troupes étrangères dans les terres chaudes, au cas d'une rupture des négociations. — C'était mettre les alliés à la discrétion de Juares.

Ainsi, l'harmonie des rapports entre le commissaire français et ses collègues avait été troublée dès la première réunion. L'amiral estimait que, du moment où les trois puissances européennes

faisaient contre le Mexique une démonstration armée, il n'y avait plus à entrer dans un système de pourparlers qui présentait le double danger de reconnaître un gouvernement qu'on venait combattre, et d'exposer longtemps la colonne expéditionnaire aux effets du climat des terres chaudes. Mais il avait à compter avec le général Piim et sir Ch. Wyke qui s'entendaient chaque jour davantage pour le contrecarrer. Cela était manifeste au point de n'être plus un mystère pour les personnes ayant pris une part active eux questions pendantes, et le capitaine Capitan *, chef d'état-major de la colonne expéditionnaire, faisait preuve d'une grande clairvoyance quand il écrivait dans son rapport : « Je crois que le général Uraga est complètement gagné au parti libéral dont Doblado est le chef. Ce parti obéit à l'impulsion de sir Ch. ÏFyhe, et le général Prim lui-même nest quun instrument que l'on flatte et que Con cherche peut-être à séduire en lui fa i-sant concevoir des espérances personnelles, »

Depuis cette mémorable réunion du 27 janvier, le désaccord entre les représentants des grandes puissances était allé en s'accentuant. D'abord,

' Capitan a été frappe mortellement l'année suivante devant Piiebla. Doué d'une inle]Ii(jence et d'une instruction hors ligne, à la fois doux et énergique, prudent et intrépide, cet homme privilégié était devenu l'idole des soldats, et e* quel-

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Famiral avait en à s'opposer à la velléîlé maoi* festée par sir Ch. Wykc de faire arrêter Mirainon, — qui allait arriver à la Vera Cruz, — parce que, pendant sa présidence, il avait fait enlever dans la maison même de Fagent anglais, à Mexico, des sommes d'argent appartenant an gonvemement de Sa Majesté Britannique. An lien d'être arrêté à terre, où flottait le drapean français, Miramon fut arrêté à bord du bateau et renvoyé à la Havane.

Puis était survenue la convention de la Soledad que l'amiral avait dû signer, et qui n'était pas une 51 bonne affaire que l'avait prétendu M. Dubois de Saligny en sortant de la conférence. Sans doute elle avait permis aux alliés de quitter le séjour empesté des terres chaudes et aux troupes françaises de se porter successivement de la Tejeria à la Soledad, où elles étaient arrivées le 5 mars, le jour même de notre arrivée au Mexique, puis h Orizaba, enfin, le 12, à Tekamalukan au delà des Cumbres; mais combien cette faveur, qui, d'un jour à l'autre, pouvait devenir lettre morte, avait été tardive, et combien n'avait-elle

que sorte Tofficier indispensable du commandement. Prodigue de sa personne, toujours sur la brèche, Capitan est mort victime de son dévouement sans bornes. Il venait d*étre nommé chef d'escadron d'état-major, en récompense des services ëminents qu'il avait rendus.

pas favorisé les projets de Juares en donnant à la mésintelligence qui régnait entre les commissaires le temps de s'aggraver! Cette mésintelligence allait entrer dans une phase plus aiguë à Toccasion de l'arrivée au Mexique du général Almonte.

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