DU GÉNÉRAL DE LORENCEZ
Corps expéditionnaire du Mexique.
Le général comte de Lorencez, commandant l'expédition ; De Castex, capitaine d*état-major, aide de camp ; Ney d*£lching(^n, lieutenant aux chasseurs d'Afrique, officier d'ordonnance ;
hier arrivée la veille, se trouvait réuni à Orizaba. Deux compagnies d'infanterie et une section
De La Tour du Pin, lieutenant d'infanterie, officier dWdonnance.
État-major général.
Colonel Letellier-Valazé, chef d'état-major; ^
Chef d'escadron Lacroix, 8ou«-cbef ;
Capitaine Roussel, d'éut-major;
Lieutenant de vaisseau Le Helloco, interprète adjoint;
Lieutenant Georges Bibesco, stagiaire d'état-major.
Aumônier de l'armée : l'abbé Ribains
Génie : capitaine de Coatpont
Intendance : sous-intendant Raoul ; adjoints à l'intendance, Gaffiot, Guillaume, etc
Service de santé : Lallemaud, médecin en chef, Uerman, Coindet, Micbot
Service des finances : Louet, payeur en chef
Service vétérinaire
Services administratifs : Quénont, adjoint en 1" d'administration; Houcbard, officier comptable de l""* classe
99* de ligne (état-major et 2 bataillons à 7 compagnies).
Colonel : L'Hériller. — Cbefs de bataillon : Lefèvre, Snint-Hilaire
ier bataillon de chasseurs à pied (état-major et 6 compagnies].
Chef de bataillon : Mangin
2« zouaves (état-major et 6 compagnies).
Colonel : Gambier. — Chef de bataillon : Morand..
2« chasseurs d^ Afrique,
Chef d'escadron : Foucault
Total à reporter...
G bZ
M ^• Sri Z
d'artillerie de marine furent désignées pour rester à Orizaba, où nous laissions 463 malades et
Beport.,.
^Artillerie,
État-major : chef d*escadron, Michel, commaadant rartillerie du corps expéditionnaire.
Le lieutenant Hariung, adjoint au commandement.
1 batterie du 9* réf;iment
Génie (6*^ compa^jnie du 2* régiment] : capitaine de
Coatpont
Détachement de la 1**^' compagnie d'ouvriers
Eq u ipages m ilita ires,
1^« compagnie légère du 3« escadron
Un détachement de conducteurs
Un détachement d'ouvriers constructeurs
Ouvriers d'administration
InHrmiers militaires
Troupes embarquées en novembre 1861 avec l'amiral Jurien de la Gravière et passées sous les ordres du général de Lorencez, •
savoir :
Corps d'état-major : capitaine Capitan
2* régiment d'infanterie de marine (9 compagnies] : colonel Hennique
Bataillon de marins : lieutenant de vaisseau Bruat.
2* zouaves : bataillon Cousin (6 compagnies)....
2" chasseurs d'Afrique, 1 peloton
1 batterie d'artillerie de marine
Train d'artillerie
Génie : un détachement du 3* régiment
Train des équipages militaires
Ambulance légère : 3 médecins, 2 officiers d'administration, 24 infirmiers
Ouvriers d'administration • .
Total général
CHKVAUX OU MULETS
120,000 rations de toute nature. Le commandement de la place fut confié au chef de bataillon Campion, de Tinfanterie de marine. T*e reste du corps expéditionnaire reçut Tordre de se tenir prêt à quitter Orizaba le surlendemain, pour marcher sur Puebla, dont on était séparé par neuf petites étapes : Tekamalukan, Aculcingo, Puente Colorado, la Canada, Palmar, Quécbolac, Acasing^o, Amozoc et Puebla.
Il est certain que Teffectif des troupes préposées à la défense d*Orizaba n'était pas proportionné à Tinipoitance de cette place, qui devenait notre seconde base d'opérations. Cependant, si le nombre de ses défenseurs est restreint^ que dire de la colonne du général de Lorencez, forte seulement de 6,142 baïonnettes et sabres, de 6 pièces de montagne de la marine, de 10 pièces de quatre de campagne, et qui a la prétention de faire la conquête du Mexique! Fernand Cortès, à la vérité, n'avait que 500 hommes et 3 ou 4 pièces d'artillerie, lorsqu'il débarqua à Tabasco; il sut profiter de l'épouvante inspirée par ses soldats bardés de fer et par son artillerie, et il eut le bonheur inappréciable de rencontrer dona Marina, Indienne d'une beauté et d'une intelligence remarquables, qui s'attacha à sa fortune, le guida, le conseilla, et lui valut, dès le commencement, la neutralité des Totonaques, maîtres
du littoral atlantique, et des TIaxtaltèques, race gperrière et rivale des Aztèques. Mais le Mexique, en 1862, était loin de ressembler au Mexique de 1519; et quant aux alliés que Napoléon III comptait y trouver, la suite des événements démontrera de quelles illusions on avait bercé l'Empereur.