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CHAPITRE VIII

Le 4 mai, la colonne arrive à Amozoc. — Le conseil de guerre dresse le plan d'attaque du fort Guadalupe. — Nuit qui précède le combat. — Trois mois revécus dans un songe.

Le 4 mai 1862, la -vie semblait s'être retirée du village d' Amozoc, situé à quatre kilomètres de Puebla. Les rues étaient désertes et les maisons fermées. De loin en loin, on entendait quelques aboiements de chiens, ou bien encore on voyait passer quelque habitant attardé, se hâtant de faire rentrer ses bestiaux. Aux portes de la ville, . une populationnomade d'Indiens levait son camp, et reprenait, à travers la campagne, le chemin de Puebla. Hommes et femmes, chargés comme des bêtes de somme, le corps légèrement incliné en avant par le poids de leurs fardeaux, s'éloignaient en trottinant, sans trébucher et sans tourner la tête. C'est que, du plus loin qu'ils avaient aperçu les « jambes rouges >» et vu briller les armes de nos soldats, les habitants et les Indiens, saisis de terreur, s'étaient cachés ou avaient pris

la fuite*. A trois heures Je l'après-midi, cinq mille Français défilent en silence au milieu des rues sablonneuses d*Amozoc. A mesure que les troupes arrivent, elles sont conduites sur leurs emplacements de bivouac, tandis que le général, son état-major et les services de Tarmée s'établissent au centre du village.

Ce piieblo porte un cachet d*originalité qui lui est propre; une barranquita (petit ravin) en défend l'entrée; une hauteur rocheuse et escarpée le domine du côté du sud; une ligne serrée d'aloès et de cactus fait à ses quatre faces un rempart continu, et des cierges de trois ou quatre mètres , à côtes armées d'aiguilles, servent aux habitations de clôtures naturelles. Quant aux maisons, qui connaît le caractère et la disposition intérieure de l'une d'elles les connaît toutes. Elles sont peu élevées au-dessus du niveau de la rue et sans étages supérieurs ; les chambres prennent jour dans les galeries couvertes donnant sur des cours intérieures, et destinées à assurer une fraîche température par les plus grandes chaleurs; les toits sont disposés en terrasses et organisés pour la défense. Dans ce pays, où la guerre civile est en permanence, chaque maison est transformée, aux

' La terreur inspirée aux Mexicains par l'approche des Français e'tait duc aux fables absurdes inventées par nos ennemis sur les prétendues cruautés qu'exerçaient nos soldats.

premiers coups de fusil, en place de guerre, et chaque terrasse, entourée de longue main d'un mur d'adobes crénelés, — parfois même ouvert aux quatre angles pour recevoir une ou deux petites pièces d'artillerie, — devient un réduit redoutable. Tel nous apparaît le village d'Amozoc, dont l'aspect, d'ailleurs, révèle la misère et laisse deviner que l'armée mexicaine, en y passant. Ta cruellement rançonné.

Notre convoi nous suit à petite distance; le voilà qui parait au milieu des tourbillons de poussière que soulèvent ses attelages nombreux. Il débouche sur la place, et les deux cent soixante voitures qui le composent viennent successivement se ranger et s'aligner avec la régularité d'une batterie.

Plus des trois quarts sont de grands chariots '

' Les transpoils de commerce se faisaient, soit par des charrettes à deux roues attele'es de quatre mulets de front, soit par de grands chariots à quatre roues, attelés de huit, de dix, douze ou vingt- quatre mulets. Bien de plus surprenant que l'adresse de ces arrieix)8 ou conducteurs de voitures. Monte sur le mulet de derrière, un seul arriei*o suffisait pour diriger Tattelagc, de la voix, du fouet ou à Taide de petits cailloux qu'il lançait sur la béte récalcitrante. Dans les passages difficiles, fort nombreux du reste, Tarriero mettait pied a terre et se multipliait pour enlever ses bétes, avec autint d'énergie que d'agilité. — A certaines époques, à Vera Gruz ou dans l'intérieur du pays, les commerçants organisaient des partidaSj ou convoi formé d'un certain nombre

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mexicains portant de trente h quarante quintaux. Chacun d'eux est attelé de douze vijjoureuses mules qu'un «rr/ero (conducteur), souvent un enfant, dirige à travers les ornières et les rues tortueuses avec une aisance inexprimable. Qu'on ne s'étonne pas de voir deux bataillons affectés à la garde de notre convoi : il porte le café et le pain du soldat pour plus de trente jours.

A dix heures, tout le monde est au bivouac.

Les arriéres détellent, rangent leurs harnais sur les timons des voitures, puis, montés sur une ca-

de chariots ; iU les plaçaient sous les ordres d*iin majordome auquel on adjoignait plusieurs aides et auquel on laissait toute autorité sur les arrieros, en même temps que la responsabilité et la direction du convoi. Les arrieros voyageaient naturellement avec leur famille, qui se casait dans un grand coffre suspendu entre les quatre roues. Ces convois marchaient par étapes; ils comptaient d*habitude de dix à vin(;t voitures, de cent cinquante à deux cents mulets, et de quarante à cent personnes. Chaque soir le convoi «'arrêtait à proximité d*un puebio, les voitures étaient parquées en carré de façon a former un coralj espace de terrain fermé, dans lequel étaient placés les animaux. Le ilépart avait lieu chaque jour enti^e deux et quatre heures du matin.

Les transports de moindre importance se faisaient à dos de mulets ; suivant les circonstances, ils voyageaient isolément ou se joignaient aux partidas.

La conducta de plata ou convoi d'argent se faisait spécialement à dos de mulets, chaque mulet portant deux talegas ou coffres bondés de piastres. Une troupe armée escortait ces convois.

ponera (mule blanche coiffée d'une clochette), ils s'acheminent vers l'abreuvoir, suivis de toutes les autres mules laissées enliberté. Pendant ce temps, les femmes restées auprès des voitures allument le feu, mettent en «piles les tortillas et préparent le plat de /rico/e5.

Peu à peu, l'agitation cesse, le calme se fait, le pas des mules et le bruit des clochettes se perdent dans le lointain^ et Ton n'entend plus que les rires joyeux de nos soldats, dont les éclats répan- . dent de temps à autre, dans le camp, une vive lueur de gaieté et d'insouciance.

Pendant ce temps, dans une maison pauvrement meublée, située à l'un des coins de la place, plusieurs officiers travaillaient, penchés sur une carte. C'était le général de Lorencez et son conseil de guerre dressant le plan d'attaque de Puebla. — Au camp, l'insouciance; ici, les préoccupations et la responsabilité du commandement. Au sein de ce conseil s'agitait en ce moment le sort du lendemain. Le général de Lorencez faisait ressortir l'importance du fort de Guadalupe, qui domine Puebla au nord, et les avantages que sa possession nous assurerait. Il insistait sur la nécessité de tenter un assaut hardi, capable d'assurer la victoire, sans nous compromettre en cas d'insuccès, de surprendre en quelque sorte l'ennemi par cette fougue française si terrible dans

son élan, sans lui laisser le temps de nous compter. Sût-il notre nombre, il le croirait dix fois supérieur du moment qu'il nous verrait face à face.

Or, que pouvait-on tenter avec cinq mille hommes et seize bouches à feu ? Un coup d'audace et rien de plus. — D'un sié^e, il n'était pas même question. Troupes et matériel, tout manquait pour une opération de cette nature^ et n'eussionsnous manqué de rien, que la saison des pluies, anticipant sur F époque de ses ravages annuels, menaçait de nous réduire dans un délai prochain à l'inaction et à la famine. Sans aller si loin, on se demandait si le nombre restreint des bataillons disponibles, en dehors des troupes laissées à la défense du convoi, autorisait une simple recon* naissance sous le feu de la place. Non ; une pareille reconnaissance, vu la forme générale du terrain, entraînait inévitablement une action sérieuse et non décisive ; on risquait d'y perdre une partie de son monde et de montrer devant l'ennemi une hésitation qui ne manquerait pas de relever son moral. D'ailleurs, il fallait songer que le faible corps expéditionnaire était séparé par plus de deux mille lieues de la mère patrie, et qu'à pareille distance, ménager la vie de soldats qu'on se trouverait dans l'impossibilité de remplacer devenait non-seulement une ques-

tion de prudence, mais une question d'impérieuse nécessité. L'avis du conseil fut unanime pour reconnaître que le succès dépendait tout entier de la hardiesse et de la promptitude de Tattaque de Guadalùpe. Il fut donc arrêté que, le lendemain, 5 mai, la colonne française arriverait devant Puebla, et donnerait Tassant au fort.

Au conseil de guerre succède le repas du soir; à la discussion sérieuse, les propos enjoués; aux images des champs de bataille, le tableau d'une Puebla prise sans coup férir. Pourquoi s'étonner d'un pareil dénoûment? N'entendions-nous pas affirmer sans cesse autour de nous « que les i< Français seraient reçus en libérateurs, au mitt lieu des ovations, des fleurs, des enchantements u d'une ville qui devait briser ses chaînes pour « accourir vers eux » !

La nuit était venue, et l'on s'entretenait encore du sujet à Tordre du jour, lorsqu'on annonça un ingénieur mexicain passant pour connaître le pays et particulièrement bien Guadalùpe. Le général le reçoit, le fait asseoir au milieu de nous, et Tinterroge longuement sur tous les points qui peuvent intéresser Tattaque du lendemain. Les renseignements de l'ingénieur sont des plus intéressants : à Tentendre, les abords de la Guadaloupe ne présentent pas d'obstacles capables d'arrêter Télan des troupes françaises; les fossés sont en partie

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A peine bore do port, le Forfait qni nous emporte e^t saisi par les va;pies qui se le rejetteol les unes aux autres. I>es voiles sont carguées, car le vent sonffle en tempête; les matelots en exécotant la manœuvre veillent au grain et ne risquent un mouvement qu'en se tenant fortement accroebés aux cordages, f/un dVux, pourtant, est subitement enlevé par une terrible vague qui s* abat sur le pont; un cri étoufle, à peine perceptible, et c'est tout; les flots ont déjà roulé le malbeureux dans leur linceul liquide, et Tout entrainé au loin, sans qu'aucun secours ait pu lui être porté,

A cette première nuit lugubre succède une seconde, puis une troisième, pendant lesquelles le commandant ne quitte plus le pont.

Enfin, vers le troisième jour, le vent toujours contraire s'apaise un peu; quelques bandes de marsouins bondissant au-dessus de la mer, et des mouettes accompagnant le navire, comme pour faire admirer la blancbeur de leurs ailes et la grâce de leur vol, telles sont les distractions de notre première journée de répit.

Mais où le Forfait nous conduit-il? A Madère, Charmante vision ! comme il y a trois mois, la jolie possession portugaise nous apparaît avec tout Tattrait d'un climat merveilleux et d'une végétation splendide. C'est comme un ruissellement

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le long des muis, de branches entrelacées de géraniums, de chèvrefeuilles et d'héliotropes qui prennent racine jusque sur les toits des maisons ! Adossée d'une partauxmontagnes Bleues, d'autre part baignée par la mer, la ville regarde l'occident. Dans cette nature privilégiée qui sert de refuge à la souffrance, tout attache, jusqu'à la teinte de tristesse que la maladie répand autour d'elle, jusqu'à l'aspect languissant des porteurs promenant le malade dans son hamac, ou des bœufs traînant le lourd palanquin.

On nous a débarqués pour trente-six heures ; hàtons-nous d'en profiter. C'est bien peu de temps pour fouiller ce gracieux nid de verdure, mais c'est assez pour entreprendre deux excursions intéressantes. La première nous conduit à la caserne des chasseurs à pied. Sa belle apparence, Texcellence de son ordonnancement intérieur, la parfaite tenue du soldat qui porte avec aisance son uniforme sombre, tout nous plaît dans cette visite faite aux troupes portugaises, sans parler d'une soupe qui répand dans l'air un fumet plein de promesses et que nous goûtons avec une satisfaction marquée.

En quittant la caserne, nous faisons l'ascension d'une petite montagne sur laquelle est juchée une ravissante église gothique. La montée s'effectue au pas, sur des chevaux armés d'une ferrure spéciale; mais on descend dans une sorte de traîneau

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léger poussé par deux hommes, à une allure vertigineuse, sur un terrain formé de petits cailloux noirs, lisses, taillés en biseau et disposés dans le sens de la pente. On est déjà au bas de la montée qu*on n'est pas encore revenu de la surprise et du plaisir occasionnés parce genre de locomotion aussi nouveau que bizarre et qui contribue avec la chaleur du jour à nous donner une soif ardente. Aussi n'avons*nous garde de laisser passer une si belle occasion de faire honneur au produit qui est la gloire de Madère, à son vin exquis dont les caves regorgent encore, bien que la maladie ait détruit la vigne et déterminé les Madéritains à l'arracher et à se livrer à Tindustrie de la cochenille.

Le 8 février, nous nous retrouvons tdus à bord. Le Forfait, qui est sous vapeur, lève Tancre à trois heures et s'élance dans la direction de l'ouest, vers les Antilles.

Mais voilà le tropique et aussi les alizés que nous révèlent une mer légèrement moutonnée et plusieurs grains suivis d'une bonne et franche brise. L'hélice rentre dans le silence ; le navire se pare de toutes ses voiles, s'abandonne au souffle du vent, et l'équipage se prépare à célébrer la fête traditionnelle du passage du tropique. Car ce n'est pas sans cérémonie qu'on pénètre pour la première fois dans cette région de feu; celle

du baptême attend tout bâtiment qui ne Ta pas encore franchie. Mieux encore, cet étranger doit acheter son droit de passage au père Tropique. Le plaisant, c'est que cette comédie est jouée par réquipage lui-même, et que la bourse du commandant en fait tous les frais.

Le baptême du tropique est un jour de liesse pour réquipage du navire qui entre dans cette zone; le commandant ferme les yeux et laisse ses matelots se livrer à toutes les extravagances de leur imagination.

La cérémonie célébrée sur le Forfait, pleine d'entrain et inondée de soleil, non-seulement ne le cède à aucune autre de ce genre par la variété et l'éclat de ses divertissements, mais elle est, en outre, marquée par un incident tout à fait exceptionnel, résultat d'une attention délicate des ofB* ciers du bord.

Le nouveau commandant du For/ai7, — ce rôle est rempli par le plus ancien matelot de l'équipage, — a pris le commandement et se promène gravement sur la dunette. Son second va, vient, donne des ordres, tandis qu'un* de ses officiers, armé d'un sextant fantastique en bois, feint de relever la position du soleil. Le grand astrologue, la tête perdue dans une inénarrable lunette, se livre depuis quelques instants à une pantomime des moins compréhensibles, quand tout à coup il

s'écrie : « J'aperçois deux étoiles qui voyagent a dans la direction de Mexico; les voilà qui s'ar- M rêtent; elles descendent vers le Forfait; je les « tiens. » Et il montre, en effet, deux étoiles en argent d'un travail et d'un fini dignes de la maison Ouizille-Lemoine : c'est l'œuvre des marins du bord. Des mains de l'astrologue elles passent dans celles du père Tropique. Celui-ci s'avançant avec majesté vers le général de Lorencez et les lui offrant : « Ce sont », dit-il, « les étoiles qui « vous manquent, général, acceptez-les, je vous a prie, avec tous nos vœux. »Le général remercie le souverain des alizés et lui répond en souriant a qu'il ne doute pas que l'Empereur ne daigne i( bientôt ratifierla distinction dont il est Tobjet » . Et la cérémonie de reprendre son cours et de se terminer par un bal improvisé à la lueur d'un ciel parsemé d'étoiles. — Et tout ce bon temps vécu de nouveautés et d'espérances de repasser devant nos paupières closes tout comme si nous n'étions pas transportés dans le beau pays des songes.

Salut de nouveau à cette zone nouvelle, au ciel plus bleu, aux nuits plus claires, à l'atmosphère plus brûlante, aux fruits plus savoureux que ceux de nos contrées. Salut aux Antilles, à la Guadeloupe, à la Martinique, à la Désirade, à Antigoa, à Montserrat, que l'on reconnaît aux capricieux contours de ses hauteurs couronnées de verdure!

Salut à la Jamaïque, à la rade Kingstowa', dont l'entrée est surveillée par deux forts casemates qui semblent dormir au milieu des eaux, à ses rives dentelées et festonnées d'habitations roses et blanches qu'encadrent de nombreux cocotiers, à la ville elle-même réputée, à bon droit, pour sa chaleur suffocante, son tapage et sa poussière intolérables.

Puis, c'est le tour de la Vera Cruz. Elle nous apparaît au milieu des vapeurs transparentes d'une des plus belles fins de journée qu'on puisse rêver sous les tropiques. Que de promesses dans le calme séducteur de Vera Cruz ! A terre, il est vrai, que de désenchantements! Attitude hostile des habitants, défection des alliés de la France, menace pour le corps expéditionnaire d'être réduit aux seuls approvisionnements de la flotte, et danger de ne pqs pouvoir quitter les terres chaudes, faute de moyens de transport; enfin, au-dessus de ces amertumes et de ces inquiétudes, la fièvre jaune qui s'est déjà abattue sur la Vera Cruz.

N'importe! Confiants dans la fortune de la France, nous poursuivons notre marche; nous franchissons les terres chaudes, nous atteignons

* Nou8 débarquons à Riiig[stown pour deux jours le 26 février, à dix heures du matin.

les premières hauteui's. — Éblouissantes de verdure et de fleurs, elles sont la limite tranchée entre rima{][e de la souffrance que nous laissons derrière nous, et la révélation de la vie qui nous ouvre un horizon inconnu. Au sein de cette nature nouvelle, le soleil Ini-méme s'humanise, pour ne point troubler Tharmonie d'un tableau aussi imposant. Puis, ce sont les terres tem* pérées : autre caractère de végétation, autres nuances dans la lumière.

Bientôt, escaladant les Cumbres \ sous le canon ennemi, nous allons porter les couleurs de la France à plus de deux mille mètres au-dessus du niveau de la mer. Un jour eufin nous arrivons à Amozoc; que dis-je? nous voilà dans Puebla '. Cette seconde capitale du Mexique, fière à juste titre de ses monuments curieux, des arbres séculaires de son paseo, de sa cathédrale, merveille à laquelle, dit la tradition, les anges travaillaient la nuit, et par-dessus tout de la grâce infinie des femmes mexicaines : la Puebla des Anges {da los Angeles) nous a ouvert ses portes! — Nous croyons assister à un triomphe! Ne voyons-nous pas Talcade venant offrir au général les clefs de

' Puebla fut fondée en 1530 par le vice-roi Antonio de Mendoza et Tévéque Sëba&lien Ramirès de Fuentcal sur remplacement du Goatlaxcoapan ou couleuvre d'eau.

la ville ; le clergé sortant pour le recevoir à l'entrée de la cathédrale; partout sur notre passage des fleurs tressées en couronnes? Ne bat-on pas aux champs?...

Non, c'est la diane, c'est-à-dire le réveil! Dans ce rêve embrassant le passé et l'avenir, nous avons revu tout, pensé à tout, oui, à tout, excepté à ce qui devait arriver.

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