‹ Au Mexique, 1862:Chapitre 32 sur 46 · RUSSELL · texte numérisé non relu

RUSSELL

COÎ^VENTIOIS DE LA SOLEDAD

Article 1". — Étant admis que le gouvernement constitutionnel, qui régit actuellement la République du Mexique, a déclaré aux commissaires des Puissances alliées qu'il n'a pas besoin du secours que ces commissaires ont offert avec tant de bienveillance

au peuple mexicain, attendu qu'il possède en luimême les éléments de force et d'opinion nécessaires pour se maintenir contre toute révolte intestine, les alliés se placent dès à présent sur le terrain des traités pour formuler toutes les réclamations qu'ils ont à faire au nom de leurs nations respectives.

Art. 2. — Dans ce but, les représentants des Puis • sauces alliées protestant, comme ils protestent, qu'ils n'ont aucune intention de porter atteinte à l'indépendance, à la souveraineté et à l'intégrité du territoire de la République, des négociations s'ouvriront à Orizaba, où devront se réunir MM. les commissaires et deux ministres du gouvernement de la République, à moins que des deux côtés on ne convienne de se faire représenter par des délégués.

ART. 3. — Pendant la durée des négociations, les forces des Puissances alliées occuperont les trois villes de Cordova, Orizaba et Téhuacan avec leurs rayons naturels.

ART. 4. — Afin qu'il ne puisse entrer dans la pensée de personne que les alliés ont signé ces préliminaires pour se procurer le passage des positions fortifiées qu'occupe l'armée mexicaine, il est stipulé que si, malheureusement, les négociations venaient à se rompre, les forces alliées évacueraient les positions susdites et retourneraient se placer sur la ligne qui est en deçà desdites fortifications, sur le chemin de la Yera Cruz, les points* extrêmes principaux en étant celui de Paso Ancho, sur la route de Gordova, et celui de Paso de Ovejas, sur la route de Jalapa.

Art. 5. — S'il arrivait malheureusement que les négociations se rompissent et que les troupes alliées se retirassent sur la ligne indiquée dans l'article pré-

cèdent, les hôpitaux qu'elles auraient établis resteraient sous la sauvegarde de la nation mexicaine.

Art. 6. — Le jour où les troupes alliées se mettront en marche pour occuper les points indiqués dans Tart. 3, le pavillon mexicain sera arboré sur la ville de la Vera Gruz et sur le château de Saint-JeandTUoa.

Soledad, le 19 février 1862.

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