‹ Au Mexique, 1862:Chapitre 33 sur 46 · A SON DÉPART DE FRANCE · texte numérisé non relu

A SON DÉPART DE FRANCE

L'amiral reste chef de l'expédition au point de vue politique, maritime et commercial : c'est lui qui aura à fixer, le cas échéant, les points de débarquement, la portée des opérations de guerre à accomplir. Ce principe établi, c'est à vous que, sur terre, appartiennent le commandement et l'action; c'est vous qui maintiendrez l'ordre entre les troupes débarquées, qui aurez à prendre les précautions nécessaires pour assurer leur existence et leur santé; c'est vous qui aurez à les mettre en mouvement, à les diriger, à les faire agir pour obtenir le but indiqué.

Ces deux parts de commandement ne sauraient être définies d'une manière assez précise pour éviter les embarras et les tiraillements, si vous et l'amiral n'apportiez pas dans vos relations l'esprit conciliant

et facile que les circonstances vous imposent et que votre dévouement à l'Empereur et au pays vous inspirerait au besoin.

L'amiral Jurien, qui a déjà, dans cette opération, donné plus d'une preuve de son excellent esprit, ne prendra certainement aucune résolution importante, en ce qui concerne sa part d'autorité, sans s'accorder avec vous. De votre côté, tant que vous serez à sa portée, vous ne réglerez pas l'emploi de vos moyens d'action sans les lui avoir fait connaître et sans lui en expliquer le but et la portée.

Dans certains cas ces communications pourront vous fournir d'utiles lumières; elles seront toujours un témoignage de déférence pour Tamiral, qui y a droit sous tous les rapports.

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