‹ Au Milieu Du Chemin 1852-1855: CorrespondanceChapitre 10 sur 67 · L’ouverture du Corsaire · texte numérisé non relu

L’ouverture du Corsaire

A FRANZ LISZT

: Paris, 10 octobre 1852,

. Mon cher ami,

Je partirai d’ici pour Weimar le 12 novembre sans faute. J’arriverai le 15 et je pourrai rester prés de toi huit jours, but no more...

Je crois que deux ou trois amis curieux d’entendre le Lazare 4 qui tu viens de dire : « Opéra, léve-toi! » me suivront 4 Weimar.

La Gazette musicale a annoncé late jour que jallais en Allemagne pour diriger en personne une

représentation de Benvenuto ; je ne suis pour rien, comme tu le penses, dans cette nouvelle inexacte que Brandus aura trouvée dans quelque feuille allemande mal informée. Benvenuto est entre bonnes mains, et je suis méme extrémement curieux de voir jusqu’ol' va la synonymie de nos deux maniéres de sentir les mouvements dans une ceuvre de cette

Mahe

espéce.

; % Adieu, je te laisse pour m’occuper de notre grande % affaire du 22 ('exécution de mon Requiem). Les répé- 2 titions ont commencé ayant-hier au Conservatoire et 3 j’espére que tout marchera bien, Nous serons environ six cents ; la plupart des acteurs (dieux et demi-

Jattends un mot ie toi avant dix jours.

Ton dévoué,

P.-S. — Je ne vois plus Belloni; je le crois occupé a courir le public quelque part avec Vieuxtemps.

Lettres a Liszt, 1,244,

A FIORENTINO '

Jeudi soir [20 octobre 1852].

ee hk : ‘’

Be Mon cher Fiorentino, Be: Viendrez-vous demain a la cérémonie du baron de Bes: Trémont? En tout cas, je crois qu’ on vous a onvoreg me ie des places réservées, et en voila encore une. Si yous” 4 BR < i venez et si vous parlez de la chose, soyez assez bok s

pour remarquer la présence parmi les choristes de. mesdames Révilly, Sainte-Foy, Félix Melotte, Mayer oa % Favel, et celle de MM. Couderc, Sainte-Foy, Jourdan, ‘t Palianti. Mademoiselle Dobré n’a manqué aucune répétition. L’Opéra-Comique, comme vous le voyez,

s’est mOBATE plein de zele. L’ GhHe a envoyé M, Nene

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+ eae “Tay or ont été inutiles. Mais & quatre heures de cet aprés-midi un ordre est venu du ministére de l’Inté- ES ieur, qui a obligé M. Roqueplan 4 révoquer son veto Be et a remplacer son affiche prohibitive par un autre placard rédigé en sens contraire.

7g ‘Vous ne pouvez probablement pas vous amuser a ce sujet dans votre feuilleton, mais sachez le fait, et quon se le dise.

La naiveté de Roqueplan, qui a dit a Taylor qu'il youlait m’interdire l’eau et le feu, m’éteindre, m’a fait = passer un moment de gaité, de félicité, de ravisse- ment, inexprimables. Je ne le croyais pas aussi pro- -vincial.

S Si je pouvais yous voir demain, avant l'apparition de votre feuilleton, que je ne regarde pourtant pas comme un épouvantail, j’aurais 4 vous parler d’une 7 : affaire.

ee. Jetez-moi un mot ala poste pour me faire savoir ow et quand je puis vous trouver.

Ii ne s’agit pas du Requiem.

Requiescas in pace!

ee Tout 4 vous, BS: H. BERLIOZ.

Pe Bibliothéque du Conservatoire.

Bee: = AUX ARTISTES DE L’opéra-comrque (Cat. d’autogr. Eug. Charavay, vente du 26 novembre 1883), 22 octobre 4852. ompliments au sujet de Vexécution de son Requiem. L’ensemble a été magnifique, tous les grands traits de

Youvrage ont été admirablement reproduits, et ’auteur a

trouvé chez ses interprétes, avec le talent le plus réel, une cordialité et une chaleur d’Ame qui le touchent vivement. » ;

A SA SOEUR ADELE

Paris, 25 octobre [1852].

Chére sceur,

Je commengais & trouver long ton silence; mais fu as couru, dansé, ri, vécu enfin, et je me félicite que ce soit & ces causes qu’il faille l’attribuer.

Quant & moi, j'ai été, ily a deux mois, assez malade, et Amussat (mon ancien professeur d’anatomie qui est devenu un de mes amis) m’a envoyé au bord de la mer. Je suis allé passer & Saint-Valéry, en Normandie, dix jours qui m’ont remis en bon état. Henriette va de son cdté assez bien. On a essayé derniérement sur son bras paralysé l’effet d’un courant électrique, mais sans résultat. Une pile de Volta assez forte n’a pas paru ranimer dans le membre la moindre sensibilité. Elle est assez gaie. Nous avons recu une lettre de Louis il y a trois jours; il était enchanté de Son nouveau Capitaine; il se croit prét, grace a lui, a soutenir son prochain examen. Il est en route pour ’Europe en ce moment.

Je suis péniblement surpris d’apprendre que notre excellent oncle Marmion ne soit pas content de sa

- santé. Dis-lui mille choses affectueuses de ma part. Je recevrai certainement de mon mieux notre petit

cousin, que je ne connais pas encore, et M. Burdet. J’ai

: eu derniérement ici son oncle Jules Berlioz; il était venu faire des démarches & Paris pour une affaire

d’orgues qui l’intéresse.

Je n’ai pas pu aller voir mon ancien camarade Constant Duffen, mais nous ayons diné ensemble il ya quelques jours & un banquet d’anciens Romains ou visiteurs de Rome.

Jirai voir madame Boutaud ; ceci est plus aisé, elle est presque & ma porte’, %

Tu ne sais ni ne sauras jamais, en effet, ce que c'est que ma vie de Paris; je n'ai pas le temps de me livrer au plaisir de voir mes amis seulement pour les voir. J'ai toujours tant de choses en train. C’est en ce moment un livre que je publie*; c’est mon Requiem

-qwon vient d’exécuter 4 Saint-Eustache; ce sont des

épreuyes & corriger, des comités 4 présider, des intri-

gues a contrecarrer, des répétitions 4 faire, Je vais

partir pour Weimar le 12 du mois prochain. Liszt

-m’y attend pour me faire entendre une représentation

de mon opéra de Benvenuto Cellini, qui figure depuis six mois au répertoire du Thédtre ducal. J’y dois

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