‹ Au Milieu Du Chemin 1852-1855: CorrespondanceChapitre 17 sur 67 · Le correspondant de Berlioz était maire de Vervins · texte numérisé non relu

Le correspondant de Berlioz était maire de Vervins

main de maire (il ne manque qu’un T, c’est un nouveau genre de calembour), Mille amitiés sincéres.

Votre tout dévoué, H. BERLIOZ.

Bibliotheque du Conservatoire.

A L’EDITEUR RIGORDI

Mardi 22 février 1853.

Monsieur,

Les épreuves de mon Requiem me sont parvenues quatre jours aprés votre lettre. Je me suis aussitdt occupé de les corriger et aujourd’hui je vous les ai expédiées par la diligence, Il’écriture dont les pages sont chargées ne permettant pas de les mettre & la poste.

Il reste encore beaucoup de fautes;en conséquence je vous prie de me renvoyer cette épreuve ot elles sont indiquées en méme temps qu’un exemplaire cor= rigé, afin que je voie comment toutes ces corrections auront été faites et s’il ne reste plus de fautes, avant @imprimer. C’est un retard de quelques semaines apporté & la publication de l’ouvrage; mais ce retard est nécessaire, C’est une trop belle édition pour y laisser le moindre défaut, Car je dois vous remercier et complimenter votre graveur; son travail-est admi-

rable et aucun de mes ouvrages n’a encore été aussi bien édité,

En m’enyoyant une seconde épreuve, joignez-y celle du titre, auquel vous ajouterez ces mots :

€ DEUXIEME EDITION revue par l’auteur, et contenant plusieurs modifications importantes. » —

Du reste, le titre devra rester le méme que celui de l’édition francaise. Veuillez me dire aussi, dans votre prochaine lettre, combien d’exemplaires vous pourrez m’accorder et & quelle époque précise vous voulez que j’annonce dans le Journal des Débais la mise en vente de louvrage. Je regrette beaucoup de ne pouvoir entrer en arrangement avec vous pour d'autres partitions publiées ou inédites, car je ne fus jamais aussi satisfait d’aucun graveur que je le suis du votre.

Recevez, monsieur, l’assurance des sentiments distingués de votre tout dévoué

HECTOR BERLIOZ

Reproduit en fac-similé dans la brochure : Centenario della casa editrice Ricordi, 1808-1908 (Milan).

A FRANZ LISZT

Paris, 4 mars 1853.

Mon cher Liszt, liest en effet trés utile pour moi que tu puisses

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remonter Benvenuto pendant le séjour du roi de Saxe a Weimar et j’avoue que j’aurais une grande joie & voir cet ouvrage représenté a Dresde.

Maintenant, je dois te dire que Beale et moi nous ’ échangeons tous les deux jours une lettre au-sujet de Benvenuto, dont il a obtenu, dit-il, les grandes entrées & Covent-Garden. J’ai envoyé hier mes termes (comme on dit & Londres) et j’attends la réponse de Gye, le directeur de Covent-Garden. Ils paraissent vouloir, comme 4 Vordinaire, monter cela tout de Suite, vite vite sans perdre haleine. Je leur ai pourtant démontré la nécessité de copier au moins Jes parties de chceur, l’orchestre et les rdles; or, il faut du temps pour cela ; et j’exige que cette copie soit faite & Paris sous mes yeux. Tu vois, cher ami, qwil m’est complétement impossible de t’envoyer mon manuscrit du deuxiéme acte, mais je pense que tu pourras le diriger sur une partie de violon ou sur la partition du souffleur. Tout cela a naturellement interrompu le travail de la réduction au piano, et mon copiste ne peut en outre s’occuper de ton exemplaire.

Adieu, je n’ai que le temps de te serrer la main,

Ton dévoué, Leitres a Liszt, I, 267.

A BRIZEUX, 28 mars 1853 (Catal. d’autogr. Charavay,

253). Il Vinvite a venir entendre chanter, par les élaves Vécole Chevé, le Chant des Bretons, de Brizeux?.

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