‹ Au Milieu Du Chemin 1852-1855: CorrespondanceChapitre 47 sur 67 · Par Peter Cornelius · texte numérisé non relu

Par Peter Cornelius

Je-n’ai point de nouvelles de Dresde pour Benvenuto; je crois qu’on s’en occupe.

Vous me demandez & quel degré de fiasco s’est élevée la Fiancée du Diable®; je vous avoue mon ignorance & cet égard. On dit pourtant que cela ne fait

pas d’argent, ce qui, en fait de fiasco, est le fiascone le plus magnifique dans l’opinion publique. Mais je ne trouve pas cette musique pire que les produits de la consommation journaliére des habitués de l’Opéra- Comique. C’est pour moi toujours le méme opéra; j’en excepte l’ouverture qui mérite une distinction, et attirerait une correction & son auteur si les musiciens étaient récompensés selon leurs ceuvres,

Je n’ai point de nouvelles de la Baltique; l’amiral Cecille, le protecteur de Louis, nen a pas non plus, Ou sont-ils? Que fait la flotte?...

Je serre la main a Lecourt. Marie vous remercie de votre bon souvenir.

Je vous ferai envoyer vos épreuves dés qu’elles seront présentables 4 l’auteur.

Adieu, mille et mille amitiés.

Votre bien dévoué,

H. BERLIOZ

Bibliotheque du Conservatoire.

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