A MADAME LESUEUR
[Paris], 29 juillet 1852.
Ma chére madame Lesueur, :
Je suis désolé que vous ayez pris la peine de venir a la maison une seconde fois et. qu'il ne m/ait pas
été possible de causer avec yous quelques instants. Je souffre tellement ce matin que je suis obligé de
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garder le lit tout le reste de la journée. Hier j’ai ren-
contré Boisselot' chez Brandus; j’étais fort préoccupé de divers tracas qui me rendent malade et morose ; il a dé s’en apercevoir, Je voulais pourtant lui parler au sujet de la proposition qu’il m’a faite de votre part; mais quand j’ai eu terminé l’affaire qui m’avait amené dans le magasin de musique, Boisselot avait disparu.
Je suis dans l’impossibilité morale et physique ° - d’écrire quelque chose de digne de la cérémonie qui
se prépare et de J’illustre maitre qui en est l’objet’, Je n’ai aucune habitude de ce genre de travail et
la prostration d’esprit dans laquelle je me trouve - achéve de me rendre impropre 4 la tache honorable
que vous voulez bien me confier.
Je ferai de mon mieux pour donner du retentis-
- sement & cette féte, & laquelle je ne sais méme si je
pourrai assister. Dans le cas ol je ne pourrais aller & Abbeville, je me recommande 4 vous pour les détails dont j’aurai besoin*.