‹ Au pays d'exil de ChateaubriandChapitre 18 sur 128 · ll,id., t. II, p · texte numérisé non relu

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AU PAYS d'exil de CnATEAUBRlAKD 43

tervention toute-puissante de son bienfaiteur, Chateaubriand se vit reçu et, comme il le dit luimême, « parfaitement accueilli » dans la genify du voisinage.. Bence Sparrow était apparenté aux meilleures familles du SufFolk. La première où il s'occupa d'introduire son protégé fut, naturellement, celle de son frère, Robert Sparrow, qui, en sa qualité d'aîné, avait hérité du vaste domaine paternel.

Robert Sparrow habitait Worlingham Hall, à deux milles de Beccles. Wilton Rix nous le dépeint* comme le plus courtois et le plus hospitalier des hommes, grand donneur de chasses et de réceptions, bref, le type accompli du gentltman anglais. Avec cela, un lettré, un humaniste, féru de l'antiquité latine, amateur passionné de Virgile, d'Horace, de Martial, qu'il savait par cœur. L'ancien élève du collège de Dol, si plein du chantre de Lydie et du poète de Didon", eut donc à Worlingham Hall quelqu'un avec qui partager les mômes enthousiasmes et communier dans les mêmes admirations'.

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