Essai, t. II, p
plus propres à éloigner la catastrophe que je lui prédis'.
J'ignore si John Ives parcourut dans le texte imprimé l'ouvrage de son ancien hôte. Si oui, il laissa les Symons et autres Révérends* s'insurger contre ces vaticinations à la Jérémie, et n'en persista pas moins, je suppose, à dormir de son « sommeil communicatif », dans sa tranquille maison de Bridge Street, au bercement des ondes à peine murmurantes de la Waveney.
Brids^e Street, — la rue du Pont, — la plus vieille et la plus pittoresque rue de Bungay, prend au bas de la place du Marché, presque en face du Kings Heady et dévale en pente rapide jusqu'à la rivière. Un peu avant le pont, le seul qui permît autrefois l'accès de la bourgade aux gens du Norfolk, s'ouvre , à droite, derrière un portail, une cour profonde que prolonge un jardin, touffu comme un verger. Elle est encombrée, pour l'instant, de matériaux de toute espèce et sert de lieu de débarras à quelque entrepreneur. Mais des restes de corbeilles et de massifs montrent qu'elle fut jadis un parterre, une sorte de promenoir fleuri au pied du vaste corps de logis qui la borde sur tout un côté. Ce corps de logis est constitué par deux bâtiments soudés entre