‹ Au pays d'exil de ChateaubriandChapitre 7 sur 128 · Mélanges historiques^ p · texte numérisé non relu

Mélanges historiques^ p

peintures encrassées, à sujet rococo, dames et seigneurs voguant sur un lac, escortés par des cygnes; au-dessus delà porte, dans une caisse de verre, un monstrueux brochet empaillé, — tout cela contemporain, je présume, de l'hôtel lui-même, qui, d'après mes amis Gostling, date pour le moins du siècle de la reine Anne.

Et donc, c'est ici le logis où, sous le nom de « M. de Combourg », Chateaubriand inaugura sa vie de Beccles. Fut-ce à la fin de 1794 ou dans les débuts de 1795 ? M. Baldensperger, qui a fait une étude spéciale de l'émigralion française à Londres, opine pour le printemps de 1795, — « avril ou mai, sans doute », m'écrit-il. — Mais, d'autre part, je lis dans les Mémoires cl' Outre-Tombe^ :

Les malheurs de ma famille, que j'appris par les journaux, et qui me firent connaître sous mon vérita!)le nom (car je ne pus cacher ma douleur), augmentèrent à mou égard l'intérêt de la sociétés Les feuilles publiques annoncèrent la mort de M. de Malesherbes; celle de sa fille, madame la présidente de Rosambo; celle de sa petite-fille, madame la comtesse de Chateaubriand; et celle de sou petit-gendre, le comte de Chateaubriand, mon frère, immolés ensemble, le même jour, à la même heure, au même échafaud. M. de INIalesherbes était l'objet de l'admiration et de

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