‹ Au pays d'exil de ChateaubriandChapitre 8 sur 128 · T. II, p · texte numérisé non relu

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2. La poste aussi contribua sans doute à traliir son incognito. Il ne fut pas sans recevoir là-bas plus d'une de ces « léllres d'Europe qui prouvoieut que René teuoit à une famille puissante ». (Cf. Les Natchez, t, II, p. 35.)

la vénération des Anglais; mon alliance de famille avec le défenseur de Louis XVI ajouta h la bienveillance de mes hôtes.

Comme ces lignes se rapportent au séjour de Beccles, il faut nécessairement admettre que Chateaubriand se trouvait depuis quelque temps déjà dans le pays, lorsque l'on y connut, à dix ou quinze jours peut-être de l'événement, la mort de M. de Malesherbes, survenue le 22 avril 1794. Ce ne serait donc pas le printemps de 1795, comme le veut M. Baldensperger, mais bien plutôt celui de 1794 qui le vit arriver en SufFolk.

Est-il même sur que l'on fût au printemps? Rappelons-nous le « froid horrible » qu'il faisait dans le garret de Marylebone, lors(iue Peltier y grimpa pour signaler au gentilhomme nécessiteux la place dont il avait déniché l'annonce dans un journal de Yarmouth'? N'est-ce pas à dire que l'hi- , ver sévissait encore dans toute sa rigueur? Et,] Chateaubriand se fùt-il donné jusqu'à deux et trois semaines de réflexion, n y a-t-il pas lieu de prétendre que, dès le mois de février au plus tard, il était à Beccles?

Et maintenant, suivons-le d'aussi près que possible dans ses démarches.

Du Kings Head, il commença, nous dit-il, par se rendre chez « le ministre du lieu »*. Quel était ce

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