‹ Au pays de l'Arros, Ozon; monographie paroissialeChapitre 3 sur 44 · II · texte numérisé non relu

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Biscaye, dont le marteau vandaliste détacha pour le convertiren gravier, unfragment de rocheportantune inscription romaine. Je connais aussi un compatriote pyrénéen, brave homme d'ailleurs, qui, durant l'hiver alimentait le feu avec les feuillets de précieux volumes manuscrits, et ainsi brûlait inconsciemment l'histoire de son propre pays (i).

Les vétérans du sacerdoce que ma génération a connus, et qui furent les contemporains des survivants de l'ancien régime, auraient pu rendre à l'histoire des services signalés. Ce n'est que par exception qu'ils ont consigné les traditions anciennes dont nous ne recevons plus, dès ce jour, qu'un écho trop affaibli. Heureusement que les mœurs du moyen-âge se reflètent sensiblement dans les xvi9 et xviie siècles, et ces deux siècles revivent dans de nombreux manuscrits.

Une monographie paroissiale est la mise en lumière de trésors enfouis, de documents souvent précieux, dont plusieurs seraient voués à une destruction plus ou moins prochaine. Quant à la dis-

(i) A qui a exploré successivement les études notariales de Tournay et diverses archives de la religion, il n'est pas douteux que ces premières ont vu s'envoler quantité de documents publics, et non des moins importants. — Rappelons, dans ce même ordre d'idées, la lettre qu'adresse a l'abbé de Vergez la comtesse de Montesquiou, née d'Arricaud, après la mort de son mari : « Le treize octobre dernier, vous prîtes la peine « d'écrire à M. le comte de Montesquiou Artaignan, mon mari, Monsieur « l'abbé, pour luy demander des papiers pour continuer la généalogie « de sa maison. 11 vous les envoya sous les enveloppes que vous lui « marquâtes sans que vous en aj>e{ jamais accusé réception... » Aucb , C. 7. — /. 14.

position même de ces éléments, le cadre s'en impose plus qu'on ne le choisit. Que servirait à un architecte de concevoir un plan grandiose, de dessiner des lignes régulières et un ensemble complet, si les matériaux réunis ne comportent ni cette harmonie ni ces proportions ? Il m'arrivera aussi, faute de documents, de laisser dans l'ombre tel côté d'une question que je souhaiterais développer, de n'aborder même pas des sujets qui semblaient se fixer d'euxmêmes dans le cadre d'une histoire paroissiale.

J'ai le devoir, au seuil de cette monographie, de payer un tribut de reconnaissance à ceux dont le savoir et la bienveillance ont rendu plus aisée la préparation de mon travail : à M. l'abbé Ricaud, directeur au grand séminaire de Tarbes, dont j'ai plus d'une fois invoqué les lumières, et qui m'a permis de puiser à pleines mains dans ses glanures aussi abondantes que précieuses ; à MM. Gabarrot et Lavantes, notaires à Tournay : non seulement j'ai pu dans leur Etude respective poursuivre à loisir mes investigations, mais ils ont su ajouter à l'attrait de mes lectures celui qui résulte du plus bienveillant accueil ; à M. l'abbé Cazauran, archiprêtre de Mirande, qui guida mes recherches dans le chartrier d'Auch, et dont la science paléographique me vint en aide pour la transcription de plusieurs manuscrits ; à tous ceux enfin en qui j'ai trouvé assistance ou encouragement.

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