L F.S INVESTIGATEURS QUE J'AI CONNUS
l’atmosphère transparente et ensoleillée avec un joyeux hymne de reconnaissance. C’est pour ces esprits que ces paroles ont été dites : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu! » Car ceux qui sont purs d’âme et de corps, et qui ont un désir sincère d’être éclairés, ceux-là seuls pourront trouver la vérité. L’homme dont l’esprit est entravé par les liens de ses appétits, dont le cerveau est alourdi par le poison de la nicotine ou par les fumées du vin, ne sera jamais le candidat appelé à communier avec les habitants du Monde invisible. Celui qui est poussé, tout d’abord, par le désir de nourrir quelque idée favorite, quelque songe vague; parle désir de constituer une théorie et d’agrandir sa réputation d’homme scientifique ou d'inventeur, celui-là n’est pas mieux préparé pour une telle œuvre. A moins qu'il ne soit poussé par un motif meilleur et plus pur que ceux que je viens d’indiquer, ne le laissez pas s’embarquer dans une enquête spiritualiste, car il y échouera. Et celui qui ne cherche qu’à découvrir la fraude chez les autres, trahissant ainsi sa propre duplicité, celui-là trouvera ce qu’il cherche : le mensonge et la supercherie — car jamais il ne pourra découvrir la vérité.
Mais vous tous qui êtes fatigués de la vie, de ses soucis incessants, de ses amertumes et de ses souffrances; vous dont l’àme aspire à la certitude; vous qui avez vu partir des êtres aimés, demeurant vousmême le cœur brisé et désespéré ; vous qui avez la faim et la soif d’obtenir des preuves, quant à une
AU U A VS l>E LOMRKE
survie : cest à vous que je parle. Purifiez votre esprit de tout préjugé, votre cerveau de tout poison, votre corps des impuretés causées parles maladies dues à vos appétits, et mettez-vous en quête de la vérité, avec l’assurance que vous trouverez l’objet de vis recherches. Le terrain que vous foulerez est sacré; ne le profanez pas avec des pieds souillés par la fange du soupçon ; ne regardez point l’instrument, à l’aide duquel vous vous en approcherez comme indigne de confiance. Venez! en souhaitant honnêtement de vous instruire; mais, que ce ne soit pas au prix des fautes et des erreurs de votre prochain. Cherchez humblement la vérité et vous ne chercherez pas en vain ; mais si vous n’aspirez point à cette vérité dans le recueillement, et avec le désir sérieux d’être secouru, ne perdez pas un temps inutile à cette recherche.
« Lorsque deux ou trois seront rassemblés en mon nom, je serai au milieu d’eux, » a dit le Maître. Il en est de même dans ces questions. Lorsque plusieurs personnes sont réunies, prêtes à étudier sérieusement ensemble; lorsqu’aucun élément de doute ni de soupçon n’est introduit dans leur cercle, et que toutes — le médium comme les assistants — sont animées de la même soif de la vérité, les manifestations seront meilleures et plus pures que dans les vieux jours des cages, des cabinets et des épreuves qui, si souvent, se trompent début.
J’ai donné beaucoup d’espace aux malentendus, aux erreurs, aux échecs, aux maladies et aux misères
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de toute espèce qui sont le résultat de nombre d’expériences. En jetant des ombres noires sur mon tableau, alors que j’avais le choix entre bien des épisodes heureux, mon but était de montrer que tous ces malheurs sont des leçons bien autrement précieuses que les succès les plus brillants.
Je n’ai subi qu'une infortune véritablement grave, il y a quelques années, et dont je n'ai pas parlé ici. Cet accident m’arriva à Helsingford, en 4893, et fut cause que mes cheveux grisonnèrent et blanchirent prématurément, pendant les deux années de souffrances qui en résultèrent; mais lorsque ma santé se rétablit, ils repoussèrent presque aussi noirs qu’auparavant.Une description complète de cette remarquable séance se trouve chez l'éditeur Oscar Mutze, à Leipzig, sous le titre de Einseltmmes und belchrendes Phünomen ira Gebicte der Matérialisation von A. Aksakoiv.
Cet ouvrage a éLé traduit en français sous le litre de : Un cas de dëmatérialisationpartielle du corps d'un médium et peut se trouver chez Leymarie, 42, rue Saint-Jacques, à Paris.
J’ai essayé, mes lecteurs, de vous prendre pour confidents et de vous exposer le résultat de mes recherches dans ces étranges questions. Je vous ai raconté tout simplement les inquiétudes de mon enfance et de ma jeunesse devant les mystérieuses apparitions de mes personnages d’ombre, et je vous ai dit comment les brouillards du doute se dissipèrent lorsque je crus comprendre la réalité de mes visions.
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Puis vinrent des expériences diverses et les lerrH>los ll ' 0llb,0S a»* suivirent quelques-unes d'entre elles: trouhles si graves qu'en trois circonstances ma vie ne sembla plus tenir qu’à un (il.
Je vous ai dit ce qu’en plusieurs cas d'autres personnes a vaie.it écrit et publié quan I à ces phénomènes;
je ne puis donc prétendre à la revendication entière de ces rapports. Je les ai utilisés dans l’espoir que mes expériences en seraient plus facilement comprises; et que les difficultés, par lesquelles je passai, en foulant ces nouveaux sentiers, seraient mieux interprétées et appréciées.
J’ai essayé de vous faire pénétrer dans mes pensées mes sentiments et mes sensations de ce tempsla. Si j’avais pu laisser de côté la description de l’un de ces phénomènes, il est possible que je 1 eusse fait; mais si je ne les avais tous rappelés an complet mes doutes et mes perplexités eussent été incompréhensibles pour vous.
Beaucoup de choses - trop de choses peut-élre ont etc écrites sur ces questions, et par conséquent ont pu les faire tomber en discrédit. Mon but a moins été de relater des phénomènes que de faire remarquer les résultats personnels que j’ai obtenus dans ma poursuite de la vérité.
J ai employé le mot médium dans le sens habituel, tel qu’il est généralement usité. Je l’ai fait de manière
a ce que vous pussiez me suivre plus facilement. Mais .] en arrive maintenant a protester contre celle appellation. Si vous m’avez fidèlement accompagnée, mes