‹ Au pays de l'or rouge: L'état de São Paulo (Brésil) Ses ressources - ses progrés - son avenir. Ètude générale économique et descriptiveChapitre 47 sur 72 · XV. Races EUROPh-ENNES POUVANT ÈTHE ACCLIMATÉES; LES COM · texte numérisé non relu

XV. Races EUROPh-ENNES POUVANT ÈTHE ACCLIMATÉES; LES COM

,(ïMES DE CHEMIN D« FER bt' L'ÉLEVAGE. — En résumé, d'après

s essais d'acclimatement suivis depuis 1907 au Poste Zoo-

chnique de Sâo Paulo, les races européennes qui sembleni

■oir le plus de chances de réussite sont les suivantes :

Chevaux. — Arabes et anglo-arabes du Sud-Ouest de la

•an ce.

Bovins. —- Le bétail hollandais de la Frise, le flamand du

Drd de la France et du Sud de la Belgique, le Sehwyz moyen

! la Suisse, le limousin des environs de Limoges et, à titre

iceptionnel, le Jersey et le G-uernesey des îles de la Manche.

Anes. — Du Sud do l'Italie.

Chèvres. — De Toggenbourg (Suisse) et flamandes (Bel-

que).

l'orcs. — Berkshire et Large Black d'.Vngleterre, quand la

lection des races Tjationalcs n'est pas plus avantageuse.

Poules. — Races de la Bresse, Orpington noires et Minor-

les, qui paraissent être celles qui dégénèrent le moins.

Le programme de diffusion des connaissances et du déveppement de l'élevage au Brésil, si cher au Président, M. Epicio Pessoa, a donc été largement appliqué dans l'Etat de 5o Paulo, où il s'agit de plus que de débuts prometteurs, ais de réalités aii.\ larges perspectives. Le pays tout entier "ofitera de ce progrès, mais les compagnies sont appelées à 1 tirer aussi d'importants bénéfices. Sans transport, pas élevage en grand, mais sans élevau^e pas de ressources suies 'pour les réseaux ferrés, à qui il ne manque, pour attein- ■e le niveau exigé par l'importance de la production indime, qu'une intensification méthorlique de cette même proiction.

On sait ce que le café rapporte fl.'jà à la « Sâo Paulo Rail-

way », à la « Mogyana » et à la « Paulista ». Or, cette dernière a déjà transporté en une seule année ^3.752 têtes d& bétai'l; c'est par millions qu'elle les véhiculera un jour. Elle le sait et a prouvé sa confiance en prenant l'initiative de la création du frigorifkjue de Barretos, qui marqua les débuts de cette nouvelle industrie d'exportation des viandes congelées, due à l'initiative de l'Etat de Sâo Paulo, où elle ne tardera pas à se développer d'une façon prodigieuse, exemple qui fut imité par les Etats voisins, mais en de moindres proportions.

XVI. NaissaxVGe et développement de l'industrie prigoripiQiTE. — Ce sont les chiffres qui doivent ici raconter l^histoire de la naissance subite et de da croissance rapide de l'industrie brésilienne de la viande, hier encore inexistante. L'exportation a suivi la progression suivante :

En 1914, 1 tonne; en 1915, 8.514 tonnes; 1916, 33.661 tonnes; en 19J7, 56.452 tonnes; en 1918, 60.503, et en 1919, 56.790 tonnes. Au début, plus de- 90 % des exportations furent faites par le port de Sanlos, qui sert encore de sortie à plus de la moitié de l'exportation du Brésil, comme l'indique le tableau suivant donnant le chiffre de l'exportation pauliste de'^ viande frigorifiée pendant les six dernières années :

Années Tonnes Valeur

Après la viande frigorifiée, la viande conservée ne tarde pas à prendre de l'importance en poids et valeur, comme l'indiquent les chiffres suivants pour la même période :

Années Tonnes Valeur

l'élsvage et l'industrie frigorifique. 235

Les causes de cette merveilleuse transformation sont de plusieurs ordres, mais la principale c'est la guerre mondiale qui a fait connaître, aux Paulistes et aux Brésiliens en général, cette richesse merveilleuse jusqu'alors négligée et à pau près inexploitée; une deuxième conséquence de la première c'est que la consommation de la viande dans le monde tend à dépasser la production, même dans les pays les plus riches en troupeaux. Aujourd'hui, cette industrie, constitue une force productive dont il est difficile de prévoir l'avenir.

XVII. Quantités et valeur de la production des établissements FRIGORIFIQUES DE S. Paulo. — Il cxiste actuellement quatre grands établissements frigorifiques dans l'Etat de Sâo Paulo, mais trois seulement étaient en exploitation pour les exercices dont nous venons de donner les chiffres d'exportations. Ce sont : Companhia Frigonfica e Pastoril, installée à Barretos dans un ce-ntre où abondent des prairies excellentes, où le bétail est engraissé de façon à obtenir un poids moyen de 300 kilogrammes de viande par tête d'animal. Cette compagnie possède un capital de 10.000 contos et donne du travail à 360 ouvriers.

Quantité et espèiCe des animaux abattus en 1919 :

Bovins 64.807 têtes 14.188.836 kilos (poids mortjf

Porcins '9.284 — 746.651 — —

Capridés — — — — —

Ovidés. 1.309 — 19.653 — —

Sa production^ pendant la même année, fut de :

Viande frigorifiée 9.808.776 kilos

Viande réfrigérée 4.609.279 —

Conserves en boîtes — —

PFO<iurts divers 227.027 ~-

La valeur approximative de la production s'est élevée à 15.388 contos.

Continental Products Company, siège à Présidente Altino (anciennement Osasco), au capital de 12.000 contos, employant 700 ouvriers.

Cet établissement a été prévu poiir l'abattage quotidien de 1.000 boeufs, 2.000 moutons €t 4.000 porcs. Il est alimenté par

le bétail de l'Etat de Matto Grosso, où la Brazil Railway possède d'immenses pâturages et d'abondants troupeaux, pour l'amélioration desquels elle a importé en une seule année 800v reproducteurs Hereford pur sang.

Animaux abattus en 1919 :

Bovins i30.598 têtes 29.388.079 kilos (poids mort)

Porcins 50.225 — 3.847.157 —

Ovidés 243 — 3.740.000 - —

Capridés — — — — —

Production en 1919 :

Viande frigorifiée 21.171.775 kilos

Viande réfrigérée 7.003.809 —

Conserves en boîtes 2.458 674 —

Autres produits 8.372.701 —

Valeur approximative de la production : 44.280 contos.

Companhia Frigorifica de Santo^, siège à Santos, au capital de 2.000 contos, employant 167 ouvriers. Animaux abattus en 1919 :

Bovins 43 859 têtes 9.955.996 kilos (poids mort)

Porcins 5.676 — 431.386 — —

Capridés — — — — —

Ovidés. 501 — 7.515'^— —

. Production en 1919 :

Viande frigorifiée 3.768. 196 kilos

Viande réfrigérée et fraîche. . . 6.012.600 —

Conserves en boîtes — ' —

Autres produits — Suif 122 . 969 —

Valeur approximative de la production exportée, n'y comprenant pas la consommation locale : 4.100 contos.

La prospérité de ces entreprises inspira à la puissante compagnie américaine « Armour do Brazil », pour la différencier de sa similaire « Armour de la Plala », l'idée d'élever un immense abattoir frigorifique dans les faubourgs de Sâo Paulo, lequel est entré en exploitation en janvier 1921. C'est un établissement gigantesque, une véritable ville ayant coûté 16.000 contos, soit plus de 50 millions de francs au change moyen ; sa capacité journalière est de 2.000 bœufs, 3.0OO porcs

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