‹ Au pays de l'or rouge: L'état de São Paulo (Brésil) Ses ressources - ses progrés - son avenir. Ètude générale économique et descriptiveChapitre 55 sur 72 · CONSEILS AUX DÉBUTANTS ET NOUVEAUX DÉBARQUÉS · texte numérisé non relu

CONSEILS AUX DÉBUTANTS ET NOUVEAUX DÉBARQUÉS

faut se soumettre, au début, à une vie. de labeur, voire de privations; mais c'est ainsi qu'on arrive le plus rapidement à une bonne aisance, à vivre une vie large et sans entraves.

Nous pensons beauC/Oup de bien de l'Etat de Sao Paulo, mais nous devons, ici, faire abstraction de nos appréciatit)ns personnelles pour nous limiter aux faits; nous n'avons pas à faire de propagande pour ce pays. Ce que nous voulons, c'est, sur leurs désirs, donner à nos lecteurs des renseignements pratiques-, faire ceruvre de vulgarisation, aussi bien pour ce progressiste Etat qu'est Sao Paulo que pour toutes les autres régions dont nous aurons à parler dans la suite.

Cultures et entreprises à créer ou à développer.

I. La fruticulture. — II. Le bananier. Les plantations de Santos, culture, dépenses, rendement, les sous-produits de la banane sèche. — III. La vijnie il Sîlo Paulo, rendement et dépenses à Thectare, productions des principaux municipes viticulteurs. — IV. Culture de l'ananas. — V. De l'oranger. — VI. Fabriques de confitures. — VIL La culture du cacao sur le littoral. — VIII. Les graines oléagineuses. — IX. L'arachide. — — X. Textiles, culture de l'agave ou piteira. — XL L'industrie de la poche, poissons de mer et poissons d'eau douce. — XII. Apiculture et sériciculture. — XIII. L'élevage de l'autruche américaine (Rhea amerlcana), 1' « ema » du Brésil. — XIV. Industries à créer ou à développer.

I. La FRUTICULTURE. — Augnueiiier la culture* du sol a toujours été le programme, sans solution de continuité, de tous les Gouvernements paulistes convaincus que l'avenir de Sâo Paulo et le bien-être de ses habitants dépendent de l'augmentation de sa production. Produire est la devise des Paulistes. C'est pourquoi, malgré d'incontestables progrès et l'énorme développement de cultures choisies, on est en droit de s'étonner que certaines richesses ou certaines branches de l'industrie agricole restent inexploitées ou ne font pas l'objet de cultures suffisamment développées.

Parmi celles-ci figure au premier rang la fruticulture, qui n'occupe pas dans les préoccupations paulistes la place qu'elle mériterait. Les fruits, qui abondent partout, pourraient faire l'objet de cultures lucratives, non seulement pour la consommation, mais pour la fabrication de confitures pouvant donner lieu à un gros trafic. L'Etat devrait occuper une place des plus saillantes dans l'exportation des fruits, malgré la distance qui le sépare de l'Europe. Distance toute relative

iilleurs, si l'on considère tjue l'Angleterre copsomme les inanes venues de l'Amérique Centrale et de la Jamaïque, ;uées à une plus grande distance. Tout réside dans l'exîsice de moyens de transports appropriés. Mais le jour est oehe peut-être où le commerce des fruits pourra être entreis en grand, grâce aux navires avec chambres frigorifiques, li se construisent de plus en plus nombreux. Il est probable l'avant deux ou trois ans la concurrence des compagnies de .vigation facilitera grandement ce trafic. La culture des fruits, notamment de la banane, de l'ananasacaxi, de la vigne, de l'orange, existe déjà; elle ne demanrait qu'à être intensifiée en y ajoutant, en temps utile, la mbreuse variété des fruits exquis produits par le pays. On alue à 60.000 tonnes le total de la production annuelle des .■ers fruits dans l'Etat.

[I. Le bananier. Les plantations dk Santos, culture, dé-

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