‹ Au pays de l'or rouge: L'état de São Paulo (Brésil) Ses ressources - ses progrés - son avenir. Ètude générale économique et descriptiveChapitre 9 sur 72 · II. Le FONCTIONNEMENT DE LA JUSTICE DANS L'EtAT. SoN ADMI · texte numérisé non relu

II. Le FONCTIONNEMENT DE LA JUSTICE DANS L'EtAT. SoN ADMI

NiSTRATiaN. — Il n'est pas inutile de connaître le fonctionnement de la justice dans l'Etat. En haut de la hiérarchie se trouve le tribunad supérieur de justice, lequel se divise en deux chambres, la chambre civile et la chambre criminelle. Ce tribunal se compose de vingt juges nommés par le président, mais choisis sur une liste établie par le tribunal luimême et portant les noms des magistrats les plus anciens et les plus méritants. Viennent ensuite les juges de direito ou de droit dans les eomarcas (cantons ou contrées) et les juges de paix dans les communes ou municipes.

Pour l'administration de la justice, l'Etat se divise en cent quatre comarques, comprenant chacune un ou plusieurs municipes. Dans chacune d'elles fonctionne un juge de direito nommé par le Gouvernment; il est chargé de juger les causes civiles et criminelles, ainsi que de présider le tribunal du jury, composé de douze jurés tirés au sort. Les comarques de Santos et de Campinas, cependant, ont chacune deux juges, en raison du plus grand nombre d'affaires. Pour la même raison, Sâo Paulo, capitale de l'Etat, compte six juges de direito avec juridiction civile et six juges avec juridiction criminelle qui président à tour de rôle les sessions du jury.

Les comarques se divisent en districts dé paix, dont chacun possède trois juges de paix dont un effectif et les deux autres substituts. Ces juges, élus tous les trois ans par le suffrage populaire, sont chargés de dresser les registres de Tétat civil et de célébrer les mariages. Ils jugent en outre lés causes de peu d'importance; il peut être appelé de leurs jugements devant les juges de droit,

III. Les munigipes. Leur administration. — Au point de vue politique et administratif, le territoire de TEtat se divise en rminicipes ou communes. En principe, chaque municipe doit compter plus de 10.000 habitants. Les limites des municipes sont fixées exclusivement par le Congrès législatif, auquel il appartient également de leur donner un nom et d'en désigner le ohef-lieu. La Constitution .Fédérale et la Constitution de l'Etat assurent aux municipes une pleine autonomie pour tout ce qui a trait à Jeur intérêt particulier.

L'Etat de Sâo Paulo fait davantage ; en imposant l'élection comme condition première, comme unique système d'investiture pour les charges de 'l'administration municipale, il a créé un service sanitaire municipal cité comme un modèle, en le dotant des éléments les plus modernes, tels que laboratoires, cabinets et matériel spéciaux.

Dans les 192 municipes de l'Etat, l'administration appartient aux chambres municipales, aux préfets municipaux et aux sous-préfets de district. Les fonotions législatives y sont exercées par les chambres, composées de six à quinze vereadores ou conseillers, élus par le suffrage direct et dont le mandat est de quatre ans, se renouvelant par moitié tous les deux ans par l'exclusion des plus anciens qui peuvent d'ailleurs être réélus. Les fonctions administrajtives sont réservées aux préfets et aux sous-préfets qui sont élus pour deux ans à la majorité des conseillers municipaux; ils peuvent aussi être réélus.

Par exception, dans les municipes de Sâo Paulo, de Santos et de Campinas, le préfet est élu par le suffrage direct de l'électorat, en même temps que les conseillers municipaux. Par dérogation à la règle, la durée de leur mandat est de trois ans. Durant quinze ans, l'administration de la ville de Sâo Paulo fut entre les mains d'un des hommes les plus aimés et les plus estimés de l'Etat, M. Antonio Prado; cjest à cet

M. le D' Altino Apantes,

Ex-Président ite l'État de Sâo Paulo

(exercice Isi6-ia20).

administrateur de haute valeur que la villô doit une très grande partie de ses transformations, de ses embellissements su-ccessifs; c'est lui qui a fait percer des avenues et entrepris de coûteuses œuvres d'assainissement, qui a fait construire un parc des eaux, en même temps promenade magnifique, entrepris la canalisation des rivières urbaines. Le préfet qui lui succéda fut M. le D' Washington Luiz, le nouveau président de TEtat dont nous parlerons plus loin, il vient d'être remplacé à ce poste important par M. le D"" Firmiano Pinto, administrateur de talent, ayant donné maintes preuves de sa compétence; celui-ci devra continuer l'œuvre de ses prédécesseurs, car, pour Sâo Paulo, il n'y a pas d'arrêt dans les progrès et les charges qui en résultent; le nouveau préfet verra évoluer encore et atteindre au rang d'une grande métropole, qu'elle est déjà, une des villes les plus progressistes et les plus salubres de l'Amérique méridionale.

IV. Quelques figures politiques. M. Altino Arantes, son OEUVRE. — Quand on parcourt l'intérieur de cet Etat, on ressent l'impression de se trouver dans un pays de travail et d'entreprises, et cette impression n'est diminuée à aucun moment. La prospérité de- Sâo Paulo est entièrement due au caractère da ses habitants, à leur esprit d'initiative, à leur activité. Ils ne doivent rien à personne! Pour être juste, il faut ajouter au travail pauliste une bonne et sage administration. Quoi qu'on en dise, l'Etat de Sâo Paulo a toujours eu à sa tête -des dirigeants de premier ordre dont l'administration et les actes, toujours tant soit peu décriés pendant l'exerciee du pouvoir, suivant le jeu aride de la politique, apparaissaient comme des plus utiles et les plus féconds lorsqu'ils avaient cédé la place. C'est parmi les hommes d'Etat de Sâo Paulo que la Confédération a trouvé ses meilleurs présidents!

Craignant de faire œuvre de thuriféraire, nous avons volontairement négligé, dans chacun des livres que nous avons dédiés aux divers Etats de l'Amérique du Sud, les hommes politiques gouvernant momentanément les pays dont il était question, mais ce livre étant destiné à jouer en quelque sorte un rôle d'annuaire, il est indispensable que nous présentions aux lecteurs quelques-uns des hommes qui ont, à Sâo Paulo, la charge de la direction de l'Etat, d'autant plus que quelques-uns seront certainement appelés à jouer un rôle important dans l'histoire du pays.

Jusqu'au 1" mai 1920, le chef de l'Etat de Sâo Paulo fut M. Altino Arantes, que ses adversaires aussi bien que ses amis présentent comme l'un des plus fins politiques de la Confédération; au cours de plusieurs entretiens que nous avons eu l'honneur d'avoir avec M. Altino Arantes, celui-ci nous a donné l'impression d'un homme d'une grande culture, d'une intelligence subtile, ayant une rapide et claire conception des choses, d'un caractère prudent et d'une volonté froide et énergique.

Il est difficile, pour ne pas dire impossible, à un étranger de juger uii homme d'Etat brésilien sur sa politique, laquelle nous échappe le plus souvent, mais seulement sur son administration. C'est donc aux résultats obtenus et à la marche suivie par l'Etat qu'on peut juger 'l'action personnelle de l'ancien président de l'Etat de Sâo Paulo, et, sur ce point, son rôle apparaît comme celui d'un administrateur ayant su faire et laisser faire oeuvre utile.

M. Altino Arantes continua l'œuvre commencée sous les présidences de MM. J. Tibyriça et Albuquerque Lins, prédécesseurs de M. Rodrigues Alves, qui fut deux fois Président de la République. Ces derniers furent tous des hommes de progrès qui donnèrent un énergique appui aux établissements d'enseignement primaire et supérieur, aux facultés d'études techniques ou d'arts et métiers appliqués; ils régénérèrent l'agriculture par la création d'instituts appelés à répandre à profusion les connaissances indispensables pour l'amélioration de la terre, aussi bien dans les plantations de café que dans les autres cultures, qu'ils s'efforcèrent avec succès de développer. En plus de l'énergie et de l'aotivité de ses prédécesseurs, M. Altino Arantes apporta au gouvernement des qualités solides d'administrateur vigilant et fut un prudent gardien du progrès et des finances de l'Etat II aura eu l'honneur, le profit restant pour l'Etat, de procéder à la liquidation de l'opération dite de la « valorisation du café », opération fort discutée autrefois, pour l'exécution de laquelle le Gouvernement de l'Etat de Sâo Paulo contracta divers emprunts d'un montant total de 30.500.000 livres stenlings; ce sont C€S engagements qui viennent d'être liquidés au mieux des intérêts de l'Etat, puisque ce dernier clôture le bilan de cette opération avec un bénéfice de 4.600.000 livres sterlings.

V. Un homme de volonté et d'action. M. le D' Washington Lutz-Pereira de Souza. — A l'heure actuelle, le président de TEtat de Sâo Paulo est M. le D** Washington Luiz-Pereira de Souza, qui a pris l-e pouvoir le 10 mai 1920. On peut dire de cet homme d'Etat que c'est une figure des plus populaires, capable de grouper toutes les opinions, de concentrer tous les éléments et bonnes volon^tés dispersés, comme il a su réunir les plus franches et les plus générales sympathies de l'opinion pauliste.

Dans la force de l'âge, puisqu'il est né en 1870, M. Washington Luiz a la réputation d'un caractère bien trempé, d'une volonté et d'une énergie sans pareilles. Il a donné les preuves d'une incontestable compétence administrative comme ministre de la Justice et Sécurité publique, poste qu'il occupa pendant deux périodes présidentielles et qu'il ne quitta que pour devenir préfet de Sâo Paulo. Aimé de la population malgré des principes sévères, les difficultés ne l'effraient pas, il est habitué à les vaincre, comme dans la réorganisation de l'armée dont il est l'auteur. C'est lui, «en effet, qui, sous le gouvernement de M. J. Tibiriça, a doté Sâo Paulo de cette force publique qui a conquis l'admiration générale grâce a l'instruction donnée par la mission militaire française qui est encore à sa tête comme organe éducateur. On lui doit aussi tous les nouveaux règlements /de la police, l'institution de l'assistance publique qui rend tant de services, etc.

Gomme parlementaire et comme administrateur, M. Washington Luiz s'est imposé à l'attention et à la reconnais-, sance de Sâo Paulo par les services rendus. Fidèle à une inflexible ligne de conduite inspirée des plus purs sentiments démocratiques, son intangible probité privée et publique, sa complète connaissance des hommes, des faits et des nécessités paulistes et nationales font de lui un véritable conducteur d'opinion et d-e services, ainsi qu'un ardent propagateur d'initiative.

Fort par ce qu'il a déjà fait comme ministre et comme préfet de Sâo Paulo, fort par ce qu'il est capable de faire au profit de son pays, M. Washington Luiz est un nom qui compte, non pour un parti, mais pour tous les partis que guide le seul intérêt de l'Etat. Avec lui Sâo Paulo entre dans une nouvelle phase de sa vie économique, celle des réalisations, pendant

laquelte tous les progrès réalisés à ce jour seront profondément accentués.

Nous plaçant au point.de vue français, M. Washington Luiz doit êtr-e considér-é comme un chaud partisan du développement des relations économiques franco-brésiliennes. On le représenite à just-e titre comme un grand ami de la France. On se souvient, d'ailleurs, que l'Etat de Sâo Paulo a été un des plus ardents champions dans la campagne menée au Brésil en faveur de l'intervention dans la lutte contre l'Allemagne. A la tête de ce mouvement se trouvaient les chefs politiques les plus écoutés de l'Etat : le président Altino Arantes, l'éminent et vénéré conseiller Antonio Prado, M. Washington Luiz, le sénateur Alvaro de Garvalho, etc.

VI.. Le vice-président, M. Virgilio Rodrigues Alves. — Le sénateur Virgilio Rodrigues Alves est une des figures les plus respectables de Sâo Paulo. Aujourd'hui âgé de 72 ans, sa vie tant privée que publique est remplie d'exemples dignes d'imitation et peut être tenue comme une école de grands enseignements de morale et de civisme. Il a su conquérir très jeune. une position en relief parmi ses contemporains et il exerça de nombreuses charges aussi bien sous l'ancien régime que sous le gouvernement républicain. Modèle de probité et de désintéressement, il ne voulut jamais exercer de charges publiques qui fussent rémunérées. Doté d'une grande capacité de travail et d'un grand tact administratif, M. Virgilio Rodrigues Alves partagea son activité entre la politique, l'agriculture et le commerce, c'est ainsi qu'au cours d'une vie bien remplie- et un effort constant il parvint à se former une grande fortune. '

Politique militant, il est depuis longtemps le chef incontesté de la région de Guaratingueta, sa terre natale; de là son prestige s'étendit à toute la zone désignée sous le nom de Nord de Sâo Paulo et plus tard à d'autres zones paulistes, à tel point qu'il est aujourd'hui un des chefs les plus prestigieux de l'Etat. Meinbre des plus écoutés de la Commission directrice du Parti républicain, M. Virgilio Rodrigues Alves exerce depuis 1901 le mandat de sénateur au Congrès de Sâo. Paulo où il jouit d'une réelle influence conquise par sa bonté et son esprit de justice.

M. le D' IIkitou TF.rxEin* Pen

e iI'ÉIhI (i l'ARricuilure, Oommprco

.le l'Élnl lie S. Pi.iilo.

M, ElIGENlO LEfÈVRi:,

Directeur général du Sccrélarial de 1'

YII. Les rôles actifs du Congrès. — Par le choix de ses collaborateurs aux divers secrétariats d'Etat, M. Washington Luiz montre qu'il entend mener à bien le programme d'action réalisatrice qu'il a eu l'occasion d'exposer dans un discours ou plate-forme politico-économique et administratif qu'il a prononcé peu avant son avènement au pouvoir.

Le secrélaire ou ministre de l'Intérieur, Instruction publique et Hygiène est le D' Alarico Silveira, avocat, ex-journaliste, rédacteur de O Estado de Sâo Paulo et du Correio Paulistano; ex- fonctionnaire de FEtat et du municipe, il dirige tout le service de l'instruction publique, des écoles d'enseignement supérieur, les hôpitaux, le service de santé publique, le bureau de statistique démographique, l'institut bactériologique, le Journal Officiel, etc., etc.

Le d'élentéur du portefeuille de la Justice et de la Sécurité publique est le D' Francisco Gardoso Ribeiro, juge de Gampinas; il a en plus de ses attributions la direction de la police qui forme une petite armée de plus de 6.000 hommes, composée de cavalerie, d'infanterie et d'artillerie, instruits et admirablement bien entraînés par une mission d'officiers français. ^

Le ministre de l'Agriculture, du Gommerce et des Travaux publics est certainement le plus chargé des ministres de Sâo Paulo : il exerce son pouvoir sur l'administration des travaux publics, l'inspection des chemins de fer et de la navigation, l'immigration et la colonisation, l'institut agronomique, l'école pratique d'agriculture « Luiz de Queiroz », le service agronomique, la commission géographique et géologique. Les fermes d'expériences agricoles, le service météorologique, le service des eaux de l'Etat et de diverses villes de l'intérieur en dépendent, de même que les services de l'industrie et du commerce, de statistique, etc.

Là encore, c'est un idoine qui a été nommé à cette fonction en la personne du D"" Heitor Penteado, préfet de Gampinas, député de l'Etat et grand agriculteur.

Le ministère des Finances a été mis entre les mains du D' Alvaro Gomes da Rocba Azevedo, avocat, conseiller municipal de la capitale et vice-préfet de la même.

Le secrétaire de la Présidence est M. Gabriel de Rezende Pilho.

Il serait trop long et superflu de donner les noms des [)rincipaux hommes politiques de l'Etat ou y occupant une fonction en relief; nous nous bornerons à signaler ceux dont lerôle a été des plus actifs pendant ces dernières années.

Parmi ceux-ci se détache au premier plan M. Gandido Rodrigues, dernier vice-président de TEtat, ancien ministre et premier Ministre Fédéral de TAgriculture et du Commerce,, ministère qu'il organisa.

Le sénateur fédéral Alvaro de Garvalho, im des plus ardentsfondateurs et propagandistes de' la « Ligue pro Alliés ».

Le D' Cincinato Braga, député de Sâo Paulo à la Chambre fédérale, rapporteur du budget, travailleur acharné, auteur d'un vaste programme de réorganisation et d'expansion économique qui a fait sensation à juste titre, c'est l'homme d'unevaleur, remarquable qui honorerait n'importe quel parlement européen. Le D' Carlos de Çampos, député « leader » de la c( bancada » ou travée pauliste à la Chambre fédérale; le D' Sampaio Vidal, député fédéral, auteur de remarquables réformes bancaires; le député fédéral Veiga Miranda; MM. Candido Motta, O&car Rodrigues Alves, Herculano de Freitas, respectivement secrétaires de l'Agriculture*, de l'Intérieur et de la Justice sous la présidence de M. Altino Arantes, de même que MM. Cardoso de Almeida et Galeâo de Garvalhal, secrétaires aux Finances; M. Padua Salles, ancien ministre fédéral de l'Agriculture. Un Pauliste qui mérite une mention spéciale est le D"" Carlos Botelho, énergique homme d'action qui, lors de son passage au Ministère de l'Agriculture, a été le créateur de toutes les grandes institutions, édifices ou services dont s'enorgueillit ce département.

VIII. Le Directeur général de l'Agriculture. — Il y aurait aussi injustice flagrante à ne pas citer un homme d'une compétence et d'une expérience consommées, M. Eugénie Lefèvre, le distingué et actif Directeur général du Secrétariat de l'Agriculture, Commerce et Travaux publics, le bras droit de tolis les ministres et, pour mieux dire, l'âme du ministère depuis de nombreuses années. C'est avec sa collaboration incessante que les personnalités qui se succédèrent à l'Agriculture réaHsèrent depuis vingt ajis une masse d'œuvres utiles, s'appliquant à encourager l'immigration et les industries rurales, à organiser des explorations de territoires, à étudier les

fleuv€S et leur navigation, créer des écoles d'apprentissage agricole, etc., etc.

Car, si les efforts et la ténacité des agriculteurs et industriels paulistes" sont dignes d'éloges, il faut également louer le service dirigé par M. Eugenio Lefèvre, de même que les pouvoirs publics, pour leur sollicitude à favoriser le développement des forces productives de TEtat dont ils protégaient l'expansion par tous les moyens en leur pouvoir : construisant des chemins de fer et des routes, accordant des subventions ou des garanties d'intérêt à des entreprises de transport par voie maritime, fluviale et terrestre, peuplant d'immigrants les zones agricoles, fondant des banques de crédit agricole et de crédit populaire, créant des caisses économiques avec application des sommes déposées au bénéfice de l'agriculture, des industries et des frigorifiques, important des reproducteurs de race, installant des écoles agricoles, l'Institut agronomique, des postes zootechniques, des postes de remonte, rinstitut vétérinaire, des postes de sélection et des fermes modèles d'élevage, distribuant des semences, défendant la culture caféière. Ce service et les pouvoirs publics ont donc, eux aussi, contribué efficacement à la notable prospérité économique de l'Etat.

L'estime et la considération dont est l'objet l'éminent Directeur général du Secrétariat de l'Agriculture ont été mis en relief dans une grande manifestation organisée en son honneur le 31 décembre 1918, par le Gouvernement et les hauts fonctionnaires du Secrétariat de l'Agriculture, Commerce et Travaux publics. Cette manifestation exceptionnelle fut l'expression d'un juste hommage de reconnaissance pour les services rendus par un serviteur dévoué à la cause publique au cours de trente années de labeur ininterrompu. Un hommage de ce genre honore autant le Gouvernement qui s'y associe que celui qui en est l'objet, il rejaillit en môme temps sur le Secrétariat tout entier.

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