‹ Au pays de Mgr de LavalChapitre 10 sur 33 · I. I<efebvre, Annuaire statistique d'Eure et Loir · texte numérisé non relu

I. I<efebvre, Annuaire statistique d'Eure et Loir

les bords de l'Avre, par Mansard, fameux architecte né en 1598, mort en 1666.»

D'après cela, Mgr de Laval serait né (1623) dans le château de Montuel.

Malgré tout l'intérêt qu'il y aurait au point de vue historique, à voir naître notre Prélat dans un vieux château du Moyen-Age, occupé autrefois par les Templiers et les Chevaliers de Malte, je ne crois pas que sa famille habitât Montuel et qu'il y soit né. D'après tous les documents que j'ai vus, les deux seigneuries de Montigny et de Montuel, quoique sur le territoire d'une même commune, étaient distinctes, et avaient chacune leur manoir ou château. Les seigneurs de Montigny ont été souvent seigneurs de Montuel, mais pas toujours.

Thomas Aubert est à la fois seigneur de Montigny et de Montuel. Jacques de Mézières éo:alement.

Celui-ci a deux filles : Marie et Marguerite. Marie de Mézières épouse Hugues de Laval, arrière grand'père de Mgr de Laval, qui devient par sa femme seigneur de Montigny et de Montbaudry. André Duchesne nous apprend un détail: c'est que l'arrière grand'père de Mgr de Laval ne résidait pas dans sa seigneurie de Montigny, mais à Montbaudry.

L'autre fille de Jacques de Mézières, Marguerite, dame de Montuel, veuve de Jean de Villiers, épouse le 20 février 1554 noble homme Jacques de Laval, frère de Hugues, qui devient par sa femme seigneur de Montuel et demeure à Montuel.

Ainsi, dans la seconde moitié du seizième siècle, le seigneur de Montigny demeurait à Montbaudry, et le seigneur de Montuel à Montuel.

M^is les deux seigneuries de Montigny et de Montuel se réunissent dans la personne de Jean de Laval, grand-père de Mgr de Laval, qui, lui, demeure certainement à Montigny, d'après un document que j'ai trouvé aux archives nationales.

Jean de Laval était l'aîné de la famille ; et c'est sous lui, ainsi que sous son fils Hugues, père de Mgr de Laval, que paraît avoir été le point culminant, au point de vue de la fortune, de la famille du premier évêque de Québec. Le père de Mgr de Laval étant mort (1636), sa veuve, restée avec des enfants en bas âge, administra son temporel avec sagesse, et sut même augmenter sa seigneurie du Fief du Plessis, sur la paroisse de Rueil (1644) ^' Mais

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