‹ Au pays de Mgr de LavalChapitre 23 sur 33 · I. Paris-Canada, 23 mai · texte numérisé non relu

I. Paris-Canada, 23 mai

Des applaudissements enthousiastes interrompent souvent ce discours, et redoublent surtout lorsque le premier ministre annonce une médaille d'or qui sera donnée à la fin de l'année, frappée au nom de l'élève le plus méritant, et aussi lorsqu'il accorde un grand congé. On dirait que le mot « congé « a encore plus de prise sur le cœur des jeunes gens que les plus belles médailles.

La séance terminée, je me suis excusé auprès du Recteur et de M. Mercier, pour courir à Versailles, où j'ai passé l'après-midi.

C'est aujourd'hui, en effet, premier dimanche du mois, (' jour des grandes eaux » à Versailles. Je ne pouvais manquer cette occasion.

Avec quelle joie j'ai revu ce palais merveilleux, et sa chapelle où les courtisans assistaient «en rangs d'oignons tous les jours à la messe du Roi«, ^ ces jardins incomparables, ces bosquets, ces « tapis verts », ces fontaines, ces lacs, toutes ces beautés que le grand Roi a créées, pour ainsi dire, sur un des sols les plus ingrats de la France ! « Louis XIV est toujours là», a dit Chateaubriand^. Peut-on visiter Versailles sans penser à lui ?

1 Lettres de Mme de Sévignè, t. IV, p. 56.

2 Mémoires d'' outre-tombe, édit. Biré, t. I, p. 203.

Le premier personnage qui nous souhaite la bienvenue au Palais de Versailles, c'est Richelieu. Vous vous rappelez la statue de l'immortel Cardinal-Ministre, sur l'avant-scène de la place du Château. Elle semble dire, avec l'autorité incomparable de son geste, à toutes les générations qui se succèdent à Versailles :

« Voyez-vous cette France, dont vous admirez la puissance et l'éclat, c'est moi qui l'ai faite ce qu'elle est. C'est moi qui l'ai dégagée complètement des langes de la féodalité, qui ai imprimé à tous ses différents membres le même souffle et la même vie, qui ai fortifié ce corps en lui donnant une tête, et l'ai fait respecter et craindre de tous ses voisins. Ne touchez pas à l'unité de la France; aimez votre pays et conservez-le intact. «

Richelieu a été l'incarnation du patriotisme français ; et voilà pourquoi sans doute les partis même les plus avancés et les plus opposés, en théorie, à ses pratiques autoritaires ^ s'entendent pour respecter sa statue.

I Oui, en théorie ; car, en pratique, quoi de plus autoritaire que la république française actuelle, au témoignage même d'un ancien premier-ministre républicain, M. de Marcère? «Combiné avec le régime parlementaire, dit-il, et avec la centralisation administrative, ce gouvernement est le plus complet arsenal de despotisme

Je n'ai pas besoin de vous dire les jouissances que j'ai éprouvées en revoyant le musée et la chapelle de Versailles, le grand et le petit Trianon, en me promenant dans les délicieuses allées du Parc, aux sons de la musique dont l'air était rempli, et surtout en assistant, vers quatre heures, à Touverture des fontaines. Le spectacle « des grandes eaux », sur la scène magnifique oii il se donne, n'est probablement surpassé nulle part dans le monde.

Le temps était sombre, et il tombait de fréquentes ondées. Nous n'en étions que mieux, parce que la foule était moins considérable qu'elle n'aurait été sans cela.

A cinq heures, je prenais le train pour Paris, et j'étais à six heures à mon hôtel.

Je devrais partir pour Rome sans délai, avant les grandes chaleurs ; mais MM. Fabre et Mercier insistent pour que je reste, afin de célébrer le 17 juin le service que l'on se propose de faire chanter pour Mgr Labelle, et le 24 juin la messe de la Saint-Jean-Baptiste. Je remets en conséquence mon départ ; et dans

qu'on ait jamais vu. Et telle est la république du Bloc, celle qui nous régit actuellement. » {L'' Assemblée nationale de 187 I, p. 314) .

l'intervalle j'irai aux grandes fêtes de Saint- Bernard, à Dijon ; j'irai aussi rendre visite au marquis de Lévis, à Montigny-le-Ganelon, d'où je vous adresserai quelques lignes . . .

Montigny-le-Ganelon, ii juin 1891.

... Le soleil, ce matin, se lève tout radieux et déchire le voile qui assombrit depuis deux jours ce beau pays. Saint-Barnabe veut évidemment jouer le tour à Saint-Médard, et nous donner du beau temps. Tant mieux! Nous en avons eu assez de mauvais depuis un mois.

De la terrasse du château de Montigny, en avant de la façade principale, j'admire le tableau gracieux qui se déroule devant moi.

Le cadre du tableau est ovale : il est formé par les collines verdoyantes qui entourent le vallon de Montigny. Sur le fond du tableau se dessinent de jolis hameaux, de belles rangées de peupliers d'Italie aux allures sveltes et élégantes, le Loir, aux reflets argentés, qui serpente dans les prairies, le solide pont en pierre qui le traverse, des groupes de femmes accroupies sur ses rives pour y laver leur linge, des troupeaux de vaches que des jeunes filles conduisent au pâturage : rien de criard dans

ce tableau ; le ton des couleurs y est doux et nuancé, comme sur cette toile que j'admirais l'autre jour au Louvre, ayant pour sujet: Tytire^ tu patulœ recubans sub tegmhie /agi ^.

A l'une des extrémités du vallon ou aperçoit un petit coin de Châteaudun, et à l'autre extrémité se déroule le grand village de Cloyes ^, oîi je suis descendu avant-hier, en route pour Montigny-le-Ganelon.

Le marquis de Lévis m'attendait à la gare avec son magnifique équipage ; je montai en voiture avec lui et le curé de Montigny^, qui était aussi venu me rencontrer à Cloyes. En un instant nous eûmes franchi les quelques kilomètres qui séparent Cloyes de Montignyle-Ganelon.

Le château de Montigny se dresse fièrement sur la crête d'une colline, comme celui de ]Montuel, et se voit de loin. Il se dégage très bien, au milieu des grands arbres qui l'entourent de chaque côté.

La façade principale, celle qui donne sur levallon, a été renouvelée, il y a quelques années,

1 Virgile, première églogue.

2 Paroisse de 2464 âmes en 1891.

3 L'abbé Graffin, alors âgé de 61 ans, et curé de Montigny depuis 1866. Le curé-doj^en de Cloyes était l'abbé Vincent.

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par le père du marquis de Lévis ; mais il a su lui laisser ce cachet de manoir seigneurial antique, si apprécié par les hommes de l'art. Les assises du château sont larges et solides ; le toit, avec ses flèches, ses lucarnes et ses culsde-lampe, est tout-à-fait svelte et gracieux.

L'autre façade, cependant, celle qui donne sur le village de Montigny, m'a plu davantage à cause de ses vieilles tourelles, de ses sculptures très anciennes et de ses étroites fenêtres. C'est une construction du quinzième siècle.

L'origine du château est de date beaucoup plus reculée. Il fut construit primitivement sous Philippe-Auguste, C'était une forteresse avec une vaste enceinte, dont il y a encore des souvenirs et des reliques, à l'entrée du village, entre autres, ce que l'on appelle le « Quartier» et la « Porte-Roland. »

Il fut rasé, durant la guerre de Cent-Ans, dans la crainte qu'il ne tombât aux mains des Anglais, puis rebâti au quinzième siècle par les seigneurs de Montigny.

Pénétrons dans l'intérieur par la porte de la tour : ce magnifique escalier gothique, en pierre, qui monte à la chapelle, au troisième, ce plafond, ces fortes solives, ce splendide cloître ogival, surtout, tout cela porte le cachet

^'une architecture très ancienne, tout cela est bien moyen-âge.

Le château de Montigny fut acheté en 1833 du comte de la Ferronnays \ ministre des Affaires-Étrangères sous la Restauration et père de Mme Craven, par le duc Adrien de Montmorency-Laval, arrière-grand'père du marquis de Lévis. Le duc ne l'habita que trois ou quatre ans: il mourut en 1837. Mais il l'a rempli de souvenirs de toutes sortes: objets d'art, peintures, dessins et portraits.

C'est un véritable musée historique : tout y est parfaitement catalogué et numéroté.

J'ai vu là les portraits des principaux personnages de la famille Montmorency-Laval, , et je ne crois pas qu'il y ait aucune maison en France oii l'on puisse trouver autant de souvenirs de cette illustre famille : le duc de Laval, l'arrière-grand'père du marquis de Lévis et du marquis de Pimodan ; son fils Henri de Laval, mort prématurément à Naples, en 1819, à l'âge de vingt-huit ans, des fièvres typhoïdes, à la suite d'une excursion à Pom-

I L'homme d'honneur et de vertu, par excellence. Quand on a lu ses Souvenirs, édités par le marquis Costa de Beauregard, ou bien le Jourtial de ]\I. Chesnelong, édité par ISI. de INIarce^-, on ne peut s'empêcher de s'écrier : « Ah, les bons Français ! »

péi ; — c'était un jeune homme de beaucoup d'espérance ; il était né à Paderborn, où la famille avait émigré pendant la Révolution ; — le premier évêque de Québec ; son neveu, qui fut grand vicaire de Fénelon, puis nommé à l'évêché d'Ypres*; le maréchal de Laval^ grand'père d'Adrien ; les sept connétables de Montmorency ; le cardinal de Montmorency : tous ces personnages et une foule d'autres ont passé successivement devant mes regards.

J'ai vu là aussi deux grands tableaux, représentant, l'un, le mariage du connétable Mathieu I de Montmorency avec Adélaïde de Savoie, veuve du roi de France Louis-le- 'Oros, l'autre, le mariage de Mathieu II de Montmorency avec Emme de Laval, veuve du comte d'Alençon et héritière du nom de Laval, qui a donné naissance à la branche cadette des Montmorency.

Le duc Adrien de Montmorency-Laval fut ambassadeur de France auprès des principales cours d'Europe : Rome, Vienne, Madrid, Londres ^ On voit dans l'une des salles du châ-

1 J'ai une photographie de ce neveu de Mgr de Laval, que je dois à la bienveillance du marquis de Lévis.

2 (( Sous une apparence légère et mobile, le duc de L,aval était un noble cœur et un esprit élevé. Il géra

teau les portraits en grand des princes qu'il a servis, Louis XVIII et Charles X, et aussi les portraits des souverains auprès desquels il était accrédité comme ambassadeur : Guillaume IV et George IV, François II, Ferdinand VII, Pie VII et Léon XII.

On voit aussi, dans une autre pièce qui porte son nom, — la chambre du duc de Laval, — les portraits des principaux personnages de son temps, Talleyrand,Metternich, Pitt, Aberdeen, Burke,Guizot, Thiers, etc., dont plusieurs visitèrent le château.

De cette pièce, l'on jouit d'un coup d'oeil admirable sur la vallée de Montigny et les coteaux qui l'entourent. M. Ampère, qui l'habita un jour, ainsi que Mme Récamier^ l'illustre pensionnaire de PAbbaye-aux-Bois ^^ ne pouvait, paraît-il, se rassasier de cette vue délicieuse. M. Ampère consigna ses impressions dans une charmante lettre que le marquis, a bien voulu me montrer.

les plus grandes ambassades, et fut partout à la hauteur de sa tâche. » {Mémoires à' outre-tombe, édit. Biré, t. IV, p. 391).

I Dansun article intitulé : Autour de Mme Récafnier, M. Doumic se moque finement des «rites de ce culte de chapelle organisé autour de l'idole ; » et parlant des hommes supérieurs qui lui faisaient la cour: «Aucun d'eux ne mourait, dit-il, mais tous étaient frappés. .. » {Revue des Deux-Mondes, 15 mai 1905) .

Le duc de Laval avait i apporté de ses ambassades beaucoup de souvenirs. Il reçut du du pape Léon XII, pour sa petite-fille Félicité de Lévis, le corps de sainte Félicité, et légua plus tard cette précieuse relique à l'église de la paroisse, où elle repose dans une châsse sous le maître-autel. On la porte tous les ans en procession lors du grand pèlerinage qui a lieu à la fête de sainte Félicité.

Adrien de Laval était un homme sincèrement chrétien, dévoué à l'Eglise, accomplissant ses devoirs religieux avec fidélité, mais «ans ostentation. Lorsqu'il tomba gravement malade, l'archevêque de Paris se présenta pour le voir et lui offrit ses services : « J'ai mon confesseur, répondit-il tranquillement : faitesle venir. »

Sa fille Charlotte, épouse de Gustave de Lévis-Mirepoix, grand'mère du marquis de Lévis, n'est décédée qu'en 1872. C'était une femme d'une éminente vertu ; elle était par sa charité la providence du pays.

Il y a au pied de la colline de Montigny des moulins qu'elle fit construire à grands frais dans le but de procurer de l'ouvrage et de l'emploi aux ouvriers.

Durant la guerre de 1870, elle convertit en hôpital son château de Montigny, et fit tous

les frais de l'installation : on compta à la fois plus de cent personnes dans sa maison, y compris les infirmiers et les médecins.

C'était une femme de caractère, ^ vraiment digne du premier baron chrétien, dont elle descendait. Je cite un autre épisode de 1870:

Châteaudun, qui est à trois lieues de Montigny, est tout en feu et succombe sous les obus des Prussiens ; ^ il y a même des escarmouches dans le vallon de Montigny et de Cloyes,et l'on supplie la comtesse de s'éloigner : (c Non, non, dit-elle, je resterai ici, à mon poste. Si les Allemands viennent jusqu'ici, ils respecteront peut-être une vieille dame comme moi, et je garderai le château pour mes enfants. »

Montigny-le-Ganelon, heureusement, fut épargné.

Toutes les traditions d'honneur et de vertu dont je viens de parler se conservent au château, non seulement à l'état de souvenir, mais vivantes, dans les personnes qui l'habitent.

1 « Ce qui m'inquiète surtout, de nos jours, c'est l'abaissement des caractères. » (Cornudet à ^Montalembert, dans le Correspondatit du 10 déc. 1904).

2 « L'héroïque défense de Châteaudun est un fait si beau, si digne de nos anciennes mœurs patriotiques, que tout notre Paris tressaillira de fierté en l'apprenant.» {Mémoires de Mme Adam, t. III, p. 132) .

La mère du marquis de Lévis, Juliette des Balbes Berton de Grillon, veuve de Sigismond de Lévis, est une femme aussi distinguée par ses manières et par sa piété que par sa naissance.

Elle appartient à la noble famille des Grillon, qui donna à la France le fameux Grillon, dont on voit la statue à Avignon. Grillon prit part à tous les principaux faits d'armes de Henri IV, excepté toutefois celui d'Arqués (1589) ; et après la victoire : « Pends-toi, brave Grillon, lui écrivit le bon roi ; nous avons combattu à Arques, et tu n'y étais pas ! »

La marquise de Lévis, Marie-Thérèse de D'Hinnisdâl, descend directement par sa grandmère, née Villeneuve, par les Grignan et les Sévigné, de sainte Jeanne de Chantai. Elle aussi et son mari sont la distinction même, la bonté et la bienveillance.

G'est un Lévis, membre de l'Académie française, qui le premier a dit : « Noblesse oblige. » La famille a toujours été fidèle à cette belle devise.

Il n'y a pas moins de trois blasons au château de Montigny, avec chacun sa devise particulière : celui des Montmorency-Laval, Dieu ayde au premier baron chrétien ! celui des Lévis, Dieu ayde au second chrétien Lévis !

et celui des Crillon, Fais ton devoir ! Ils sont gravés à plusieurs endroits sur les murs, à l'intérieur comme à l'extérieur.

Partout, sur les massifs de fleurs et sur les cadres des plate-bandes du jardin, on remarque les lettres L.-M., qui signifient aussi bien Laval-Montmorency que Lévis-Mirepoix.

En arrivant au château, on aperçoit aussi ces lettres, dont l'or scintille aux rayons du soleil, sur la grande porte en grillage de l'avenue. Au-dessus, on en distingue deux autres, A.-M., séparées par une épée verticale, qui signifient Anne de Moîitmorency^ grand connétable de France, et plus haut encore le mot grec Aplanos^ qui veut dire sans tache : c'était le cri de guerre des Montmorency.

Bien qu'il ait fait presque toujours mauvais temps depuis que je suis ici, j'ai profité cependant de quelques accalmies pour visiter le village ^

Au cimetière, en compagnie du marquis, j'ai récité un De prcfimdis près du monument qu'on y a élevé aux victimes de la guerre de 1870 décédées à Montigny.

Tout autour du château, s'étendent de ma-

I I<a commune de RIontigny-le-Ganelon contenait, en 1891, 636 âmes.

gnifiques pelouses, des jardins bien entretenus : il y a des maronniers en fleurs, de jolis orangers, des peupliers d'Italie : à quelques pas, une forêt de chênes, de tilleuls, de hêtres et de sapins, au milieu desquels, sous un immense dôme de feuillage, s'alignent de longues et larges allées.

Une de ces allées porte le nom de Montmorency-Laval. On dit que le jour de la Saint- Jean-Baptiste, la veille et le lendemain, le soleil se couche précisément au bout de cette longue avenue : le spectacle de ce disque rouge qui la ferme complètement, est tout à fait ravissant à voir à l'autre extrémité de l'allée.

Je vous ai dit qu'il y a dans une des tours du château une petite chapelle. J'ai eu le plaisir d'y célébrer la messe ces deux jours-ci. Elle est tout à fait charmante, avec le cachet d'antiquité qui y règne partout. Il y a là des richesses de reliques ; les murs en sont tapissés : j'y ai même vénéré une épine de la sainte Couronne. La petite statue au-dessus de l'autel est une copie de la statue miraculeuse de Notre- Dame-de-Lévy-Saint-Nom ^

I Lévy-Saint-Nom, à quelques lieues de Versailles, est une petite commune du département de Seine-et-Oise, qui doit son nom à la famille de Lévis : elle y avait autrefois un château. On vénère dans l'église paroissiale une statue de la sainte Vierge, qui appartenait à l'ancienne abbaye de Notre-Dame de la Roche, aujourd'hui

Les hôtes distingués qui m'avaient accueilli avec tant de bienveillance dans leur château, eurent l'extrême complaisance de venir me conduire jusqu'à la gare de Cloyes, à mon départ pour Paris. Le marquis et la marquise ne m'ont quitté que lorsque je suis monté sur le train . . ,

disparue, et qui attire, chaque année, depuis le treizième siècle, un immense concours de pèlerins. Devant l'autel où repose cette statue, allait souvent prier cette humble servante de ferme, ^larie-Jeanne Langlois, morte sur l'échafaud en 1794, dont r\I. l'abbé (luéry, aumônier du lycée d'Evreux, vient d'écrire la biographie, et dont les réponses à ses juges iniques sont vraimeut dignes des premiers martyrs. On va, paraît-il, introduire sa cause en cour de Rome pour la béatification.

Voici le titre de la brochure del\l. l'abbé Ouéry : « Une fleur des champs. ^larie-Jeanne Langlois, née à Faverolles (Eure) le 26 novembre 1771, morte sur l'échafaud, à Paris, le 12 juin 1794 ».

Le titre porte l'épigraphe suivante : « Tout ce qui se fait ici-bas, hors le salut, n'est qu'un amusement et des jeux d'enfant. » (Réponse de Marie Langlois).

Il y a dans l'église paroissiale de Notre-Dame-de-Lévis, près Québec, une reproduction de la statue de Notre- Dame de Lévy-Saint-Nom, qui a été gracieusement offerte à cette église, il }■ a quelques années, par le marquis de Lévis.

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