‹ Au pays des cannibalesChapitre 147 sur 185 · ARMES ET USTENSILES · texte numérisé non relu

ARMES ET USTENSILES

coup d'habileté. Certains de ces objets sont confectionnés avec du fil de coton ; cependant la matière la plus employée est le fil d'opossum, c'est-à-dire des poils arraches à des peaux d'opossum (ÏVichosurus vulpecula) et roulés en fil sur la cuisse, à l'aide du plat de

Tablier en fil d'opossum.

la main. Avec ce fil les Noirs font le petit tablier dont ils se ceignent les reins dans cette partie du pays. On emploie en outre le fil d'opossum par bottes, sur différentes parties du corps, par exemple autour des hanches ou en guise d'épaulettes ; ils en portent quelquefois sur les deux épaules, sur la poitrine et sur le dos. J'ai vu

Fronleau.

des Noirs civilisés qui en avaient même sous leurs vêtements, j'ignore dans quel but; ils s'en défont très volontiers. Avec cinq ou six bouts de fil d'opossum on tresse une parure fort simple, pour le poignet ou pour le cou.

Quelquefois on coud ensemble plusieurs peaux d'opossums, qui servent de couvertures, de vêtements ou de nattes.

Leurs boucliers sont petits et généralement confectionnés avec le

bois léger du suricr (Erythrina vespertilio). La parlie antérieure est fortement arquée; l'autre, assez plate, a une petite poignée taillée dans l'arme même. Le bouclier, comme la plupart des armes des indigènes, est sculpté, peint en rouge, puis en blanc. Les épées en bois sont rares et diffèrent de celles du

Fil d'opossum.

Armes australiennes.

Quecnsland Septentrional en ce qu'elles sont un peu courbées, plus étroites et souvent ornées de lignes transversales à la craie. Le bendi est une arme encore plus rare. Il ressemble à une petite pioche en bois [à9 Eucalyptus exserata) que les indigènes appellent bendo. La courbure, toujours naturelle, forme angle droit et se termine en pointe. Le bendi n'est pas une arme

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