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La Nouvelle-Zélande non comprise

Comme on le voit, ce sont là des chiffres; à la même époque les immigrations libres augmentèrent. Deux des colonies actuelles ne durent pas leur naissance aux transports de déportés. Bien qu'on ait voulu tenter l'expérience en 1805 avec Melbourne, la capitale de Victoria, on dut l'abandonner, et la colonie Port Phillip, nom que portait alors Victoria, fut fondée en 1854 par des gens libres de Tasmanie. L'Australie Méridionale fut colonisée directement par une société anglaise, à laquelle on concéda gratuitement des terrains sous la condition qu'elle soutiendrait l'immigration. Déjà en 1841, cette colonie comptait 25 000 habitants, pour la plupart libres.

Le développement des colonies dépendait forcément de celui des différentes branches de l'industrie. On s'attacha d'abord naturellement à l'agriculture, qui ne fit dans les premiers temps que des progrès fort lents. Mais au commencement de ce siècle Macarthur prôna avec énergie l'importance de l'élève des moutons, et lorsqu'une route permettant de franchir les montagnes Bleues eut été découverte, et que celte route fut frayée par Macquaric, le développement s'activa. A partir de ce moment, on prend possession du pays de la façon suivante :

L'explorateur pénètre dans des régions inconnues, ayant à ses talons le squatter, le berger, et suivi lentement par le selector, l'agriculteur non nomade. On se trouve coup sur coup en face du chasseur primitif, du berger et de l'agriculteur : un développement historique général sous une forme concentrée. L'économie politique s'est occupée depuis longtemps en Australie de trouver un modus Vivendi à adopter pour le squatter et le selector, dont les intérêts se heurtent; mais dans aucune colonie on n'a pu résoudre la question.

En plein développement de l'agriculture et de l'élève du mouton, on vit arriver un fadeur nouveau qui donna une poussée colossale, et cependant il vint jeter un certain désarroi.

L'année 1851 fut, sous bien des rapports, une année mémorable dans l'histoire de l'Australie. Un âge d'or, dans le sens réel du mot, commença pour le continent, par la découverte des immenses gisements aurifères de Ballaral cl de Bendigo.

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