NOIRS
commune parmi eux, ainsi que je le constatai en mainte circonstance. Ils se tiennent sur une jambe, l'autre relevée et appuyée contre la *
Jacky.
première, la face plantaire sur le côté interne de la cuisse, un peu au-dessus de l'articulation du genou. La lance peut leur fournir un second point d'appui.
Pendant l'absence des chasseurs je poussai une reconnaissance
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autour de ma nouvelle demeure. La vallée Herbert (Herbert vale) • appartient aux frères Scott; elle était abandonnée comme station à bestiaux, parce que le terrain autour du fleuve, dans sa partie basse, avait été reconnu propre à la culture de la canne à sucre, et que le prix des terres dans la partie haute avait augmenté d'autant. 11 était devenu trop cher pour qu'on y continuât l'élève du bétail.
MM. Scott, avec l'entente du confort qui caractérise les Anglais, ont établi la station dans des conditions relativement bonnes, et, en propriétaires prudents, ils avaient chargé un vieux Blanc de la garde et du soin des maisons. La principale fonction du bonhomme consiste à empêcher les Noirs de mettre le feu aux bâtiments lorsque, poulies nécessités de la chasse, ils incendient la prairie.
Tout autour du domaine court une haie naturelle de buissons épineux. Dès qu'on a franchi cette clôture, on se trouve en face d'une maison en bois à deux étages, peinte en rouge, dont le rez-dechaussée est affecté à la salle à manger et à la cuisine, sans porte, qui n'a pour plancher que la terre battue. Le corps de logis principal est éloigné de quelques pas, vers l'ouest, plus près de l'eau : c'est une maison élevée d'un seul étage, au plafond assez bas. Ma chambre donnait sur une véranda spacieuse tournée vers Herbert river; on jouissait de là d'ufle fort belle vue sur le fleuve, dont on pouvait suivre le cours bien loin. En plus de ces deux maisons, il y avait un troisième bâtiment, d'assez bel effet, vaste grenier où le vieux surveillant emmagasinait ses provisions : farine, sucre, thé et tabac.
MM. Scott avaient entouré ces constructions d'un grand jardin, qui malheureusement souffrait, faute d'entretien, le vieux garde ne cherchant pas à en tirer profit; il se bornait à y cultiver des patates (Batatas edulis) et à faucher l'herbe quand elle se faisait trop haute, de crainte qu'elle n'étouffât les arbres. En dépit de ce manque d'entretien et de l'état déplorable du jardin, on remarquait, non sans une certaine satisfaction, que, même dans ce pays peu civilisé, il se manifestait, à côté de la lutte pour l'existence, une certaine recherche du bien-être.
De ravissantes habitations semblaient nous lorgner à travers des arbres de végétation superbe; l'œil du voyageur en est récréé, d'autant plus que dans cette partie du pays on ne voit guère que des maisonnettes en écortv. Au Nord-Queensland on se soucie moins