‹ Au pays des étapes [microforme]Chapitre 20 sur 67 · SES · texte numérisé non relu

SES

beaucoup de sable, quand souffle le SIrOCO,

En pleine colère, ce vent chasse le feu devant lui, brûle le sol et l’atmosphère et traîne à sa suite des nuées de molécules légères, qui obcurcissent l'horizon d’une buée jaunâtre. L’air alourdi encombre les poumons, qui halètent. Le cerveau se contracte, les oreilles bourdonnent, la sueur suinte par tous les pores, une lassitude générale s’infiltre dans tous les membres, casse bras et jambes et jette bientôt le patient dans un sommeil accablant, pour le laisser, au réveil, courbaturé, broyé comme un convalescent après une maladie grave.

Le mobilier de ma baraque est simple.

Un coin pour mon fusil, quelques crochets pour mon fourniment, le sabre el le revolver de mon sergent-major, une table en bis brut, soutenue contre le mur

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par deux piquets; deux tréteaux et trois planches, supportant une paillasse. Du linge par ci par là, quelques placards réglementaires, listes, étais, sacs et gamelles.

J'y ai ajouté un hamac, objet d’envie pour tous.

D'innombrables parasites me tiennent sans cesse compagnie, se groupent près de la lumière et me regardent avec étonnement : des puces, des fourmis, des punaises, des catrûs; :toppaÈnons inévitables du troupiër Parfois à tärentiile sillonne mes'nurs de: sa bourse: raidè s'arrête un instant pour me ‘fixer de ses deux gros yeux ronds. Un geste et elle se SAUVE.

Les scorpions pullulent dans tous les coins et deviennent d’une familiarité gènante.

L'autre Jour mon sergent-major, agacé par un bruit insolite, fit une perquisition dans sa paillasse et en délogea une magnifique couleuvre avec toute sa nichée.

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Les souris, les mulots, par centaines,

happ creusent des souterrains partout, sapent en les murailles, se promènent sur mon c’éloi visage la nuit, rongent mes livres, mes loin

règles et mes porte-plumes.

J'ai aussi une meute. E.

Puppy est très intelligent. Aux gran- RS #3 des manœuvres, il s'était égaré dans la DE foigét: J ‘ei bis fait mon deuil. Eu rentidnit à “lchéerne, quinze jours après, je 1) ns: dité to dkmerit au:bas’de ma capote, si l} La | C'était mon petit ami, revenu deux éta- D pes en arrière. Mon cœur battit plus vite | ji | en retrouvant ce fidèle compagnon de quat mes tristesses du début. et cel Ici, il est très malheureux. Les mour- son 1 ches le taquinent, et c’est une lutte de BE coup: chaque instant. Il a le nez pointilleux. Majo Une mouche s’y pose-t-elle, de suite rien Puppy bondit, tourne prestement sur lu systè même et saisit l’insecte au vol avec un

pote,

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happement bien appliqué, le broyant en quelques coups de dents rageurs. Il s'éloigne ensuite pour recommencer plus Join.

Major, mon deuxième chien, âgé de quatre mois, se sauve quand je l’appelle et cela me fâche. L'autre jour, furieux de son indiscipline, je lui administrai quinze coups de bâton. L'effet fut déplorable.

Major se vida complètement, ne gardant rien pour lui. Depuis, j'ai abandonné ce système d'éducation.

Taya est un grand sloughi arabe, ra-

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pace comme un bandit, mangeant comme Hi dix et croquant le lièvre qu'il chasse très Ce bien, mais qu'il faut lui ôter aussitôt qu'il étran l'a saisi. Il ne m'écoute jamais. C’est un susCe excellent lévrier, paraît-il, car soû indo- ES eur cilité et sa sauvagerie sont des signes de BB fait d race. rend

Deux autres chiens, roquets sans im- O’I portance, complètent ma meute. Et der. sang, nièrement un jeune renard est venu s'a- mais

jouter au nombre des amis intimes que je fréquente à Founassa.

Somme toute, Je m'ennuie ici aussi bien que partout ailleurs. |

EU d'événements, ces | dernières semaines,

Nous sommes rentrés dans la civilisation de ca depuis quelques jours, rain et les choses ont repris suite leur train-train ordinaire.

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Hier encore un duel.

Cela arrive par trop souvent à la légion étrangère, où tout le monde a l’épiderme susceptible et où chacun tient à faire honneur à sa nationalité. Ajouter à cela le fait d’être soldat français, ce qui nous rend encore tous plus chatouilleux.

O’Kealy est un jeune Irlandais pur sang, bon diable à ses heures, très gai, mais passablement hargneux par bouta-

| des.

Hammer, grand Alsacien, ayant vécu dix ans à New-York, est aussi un assez mauvais coucheur.

Tous deu: connaissent la boxe et son

| emploi. Ils en ont appliqué les principes

dans plusieurs rencontres, où leurs nez payaient l’écot.

Le colonel, ému de toutes ces tatouilles réitérées, ordonnait dernièrement de conduire ces deux sergents sur le terrain et de n’'arrêter le combat qu'à la suite d’une blessure grave.

J'y étais en curieux.

Les deux combattants furent d’un calme et d’un sang-froid remarquables.

Il y eut plusieurs reprises sans résultats sérieux. Les parades arrivaient à temps pour empêcher les coups mortels, mais la pointe des épées avait touché la peau, et l’arme, violemment chassée, faisait des entailles d’où le sang coulait abondamment.

Bientôt les poitrines des deux sergents ne présentaient plus qu’un quadrillé sanglant, et le combat durait toujours.

L’officier surveillant était pâle d’énervement et nous n’en valions guère mieux.

On fut aux prises pendant plus de trente minutes.

Enfin, à la suite d’une parade fatiguée, l'épée de Hammer s’enfonce de plusieurs centimètres dans l’aîne de son adversaire.

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O’Kealy n’a pas la force de riposter Le Il se jette en arrière et de suite son bras profil est paralysé. mur On arrête le combat. dou m Quinze jours après, O’Kealy, com- EE Lmie plètement guéri, provoquait Hammer et, Le avec deux classiques coups de poing, garde il lui bouchait un quinquet et lui aplatis- inc sait le nez. diable Le colonel en fut désespéré. Le Il leur mit à chacun huit jours de pri- à L co

son, en les menacant du conseil de ; fait du

guerre, s'ils recommençaient.

avec Le colonel a admis en principe qui A est nécessaire de punir d’au moins qua- à insta

tre jours de consigne le sergent de garde pour obtenir un service bien fait.

C’est un moyen à méditer.

Aussi les sergents rusent-ils.

Le service de garde est très pénible Le

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Le colonel, exact comme l'horloge, profile chaque matin son ombre sur le mur de droite de la porte du quartier,

au moment où sonnent huit heures et

demie.

Le cas est rrévu et le sergent de

garde, qui connaît son affaire, a pris

soin de s'éloigner, d'aller se cacher au diable.

Le colonel flaire partout, scrutinise les coins, crie toujours beaucoup, car ça fait du bien, mais, ne voyant pas le sergent, il oublie de le punir. |

L'autre jour, je me trouve nez à nez avec notre terrible kébir.

Ahuri de mon audace, il hésite un instant, mais ramassant bientôt ses moyens, il trouve une feuille qui se bala-

| dait dans une rigole.

Ce fut une tempête où je récoltai huit jours de consigne.

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Le colonel est très énergique et il obtient des résultats merveilleux avec sa méthode.

Il n’y a pas un quartier aussi propre que le nôtre dans toute l’armée franaise.

Quand je serai colonel, je ferai comme lui.

| J'ai un nouveau sergent-major qui hier était mon camarade ; aujourd'hui c'est mon ennemi, car J'ai failli passer à sa place.

Aussi, 1l vient de se venger des transes que Je lui causai.

Pour un rien, l’autre jour, il se met à m’engueuler copieusement.

J'ai mauvais caractère, et mon attitude ne fut pas indemne d’un certain manquement à la déférence.

Mon sergent-major est de quatre ans plus jeune que moi.

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— Vous aurez quatre jours de salle de police, mon garçon, s’écrie-t-il avec

une dignité parfaite.

Je cessai toute discussion, car le : mon garçon ! m'avait complètement terrassé.

De sa part, c'était irrésistible.

Cependant, je me promets bien de lui faire son affaire quand j'aurai mes deux

| sardines d’or.

Puis, à quoi bon .me faire de la bile, et vouloir transpercer ce brave garçon!

Ce n’est pas un mauvais diable, après tout.

Parbleu ! ses nouveaux galons l'ont grisé.

Et enfin, je me connais, quand je serai nommé, je suis de taille à aller lui

serrer la main et à m'en faire un ami,

car il est instruit et intelligent.

Les haines militaires sont terribles,

mais elles passent si vite !

Allons ! du calme, faisons tranquillement nos quatre Jours. Je me consolerai en étudiant ma théorie.

H! mais, dis donc, veux-tu par hasard , me faire croire qu'une fête n'est N] ‘pas un jour de à 2) N | réjouissances ? Tu oses P » “mème me dire que ss, C'est ennuyeux!

ue allons, fumiste !

— Fumiste tant que tu voudras, mals je te dis qu’une fête nationale est très gaie, et que les gens bien nés attendent ce grand jour pendant un an pour savourer un habit neuf, un chapeau chic ou un verre d’orgeat.

— Tu m'ennuies avec ton chapeau chic et ton verre d’orgeat, moi j'ai failli

112 AU PAYS DES ÉTAPES, PPS NRA NN CNE nt

attraper une insolalion. Voilà ce que je vois de plus clair.

— Tu es épatant, toi; on dirait vrai ED " ment que tu ne sais pas que les fêtes sont = pour le plus grand nombre. Et quand bien même tu serais crevé d’un coup de soleil, cela n'aurait pas empêché les autres de rire.

| Et puis, il ne faut pas être revêche quand un joyeux pétard, que lancent les gamins en délire, nous brûle un pant:lon où nous crève un œil ; | L'huile des quinquets, qui arrose les à coiffures ; | Ù Les parfums des illuminations, mêlé ES aux haleines exotiques d’un peuple hété- i rogène, bourré de l'ail des grands jours; Les voitures, dont les cochers polis hurlent des paroles désagréables au passant malencontreux qui entrave la airculation ;

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Les agents de police accompagnant leur circulez ! traditionnel d’une poussé symphatique dans le creux de l'estomac:

Les fâcheux qui nous fourrent wn coude dans le ventre et leurs gros talons sur un cor susceptible ;

La fumée odorante du cigare d’un so qu'un ivrogne patriotique nous lance aux narines ;

Les nombreux et chaleureux discours qu'une position officielle nous force :

déguster dans une immobilité respectueuse ; |

La grande chaleur qu’un soleil de feu prodigue à pleins bords ;

Et la poussière, et le vent, et les coups de canon, et les musiques, et les ‘or.

phéons, et les bocks, toutes choses qui nous plongent dans de si délicieuses jouissances, qu’on se réveille le lendemain avec un mal aux cheveux mémo rable. |

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Le mois de juillet est particulièrement bien doué sous le rapport des fêtes nationales.

Il débute par la fête du Canada. Dominion Day. — C'est un jour célèbre.

Puis vient le 4 juillet, fêis ces Etats- Unis de l’Amérique du Nord. C'est la plus belle affaire connue, paraît-1l, car 1l

| meurt en ce grand jour plus de personnes

par accident que n'importe où, n'importe quand.

Enfin, nous arrivons au 12, la fête jaune, la fête orange, le grand jour des Irlandais protestants. On s’y est amusé outre mesure cette année. On voulait se tuer partout, c'était très vivant, mais laissons là la politique.

Puis voilà le 14 juillet, notre fête à nous Français, à nous tout seuls.

Dès les premières lueurs de l’aurore,

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ne.

Ja foule, attifée de beaux habits, encom.

bre les squares publics, s’engouffre dans les rues tortueuses, assiège les balcons et les fenêtres.

Il s’agit de voir la grande revue, et la grande revue, c’est nous.

Nous avons fait plusieurs kilomètres et sué plus qu’à notre tour pour offrir à la population enthousiaste une longue ligne rigide d’uniformes variés et d’armes étincelantes. |

Le canon tonne vingt et une fois, les musiques se bourrent d’airs nationaux, le général, suivi d’un brillant état-maijor, chevauche devant le front des défenseurs de la patrie et revient se placer en face de l’estrade d'honneur où foisonnent les toilettes brillantes.

Et le défilé commence. C’est beau, c'est beau !

En tête, les gendarmes, gardiens de l'ordre public, très aimés à cause de la crainte qu'ils inspirent et de la senteur populaire de leurs bottes.

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Ils sont suivis de près par les braves pompiers, dont les casques en cuivre poli ont de miroitants reflets qui écorchent les yeux. Leurs plumets frétillent allègrement sous l'effet d’un pas militaire et saccadé. Le capitaine, beau garçon à barbe grise, la bedaine sanglée par un ceinturon puissant, change souvent de pas pour attraper la cadence de la musique et trébuche sur son fourreau de sabre à l'instant où 1l dirige un regard de lance sur les tribunes d’honneur.

Les sapeurs du génie, gens graves et ajor, très posés, marchent ensuite d’une allure seurs D fière et martiale. Ils sont heureux de ce de D défiler avant les artilleurs que l’honneur

S tol- D attache à leurs pièces.

Les canons roulent, correctement alibeau, MS gnés essieu contre essieu, et quand ils

sont bien loin, on y pense encore telle- S de D ment ça fait plaisir.

se de Pendant ce temps-là, les zouaves et nieur D Les légionnaires n’ont pas perdu un ins-

tant. Musique et sapeurs en tête, ils

ER PNR A an TES marchent comme un seul homme, les de] sections en lignes droites et rigides, par Leurs drapeaux, dont l’un fier d’être le C seul de l’armée portant deux décorations, auy( flottent majestueusement dans la brise BR de molle d’une belle journée d'été. nou Les turcos, qui viennent de rentrer ( du Tonkin, la poitrine ornée d’une mé- à pou daille commémorative, suivent de prèset à neu sont applaudis avec enthousiasme. Ils une étaient quinze cents à leur départ. Ils | pris sont revenus cinq cents qui défilen à D

aujourd'hui; C’est toujours ça.

Puis les chasseurs d'Afrique, les spahis, le train, la remonte, les infirmiers, les boulangers, 1l y en a pour tous les goûts.

On est à la caserne.

Les sacs son débouclés, le devoir est

rempli et tout à la joie, maintenant.

Et de se précipiter en foule à la sortie

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de la caserne pour aller en ville prendre part aux réjouissances. | Ce qui sera bu de vin et d’absinthe aujourd’hui est incalculable. Et les coups de poing, les querelles, les pochards, nous ne les compterons pas.

Quelques-uns sont restés à la caserne

pour organiser la salle du repas d’hon-

neur. Car chaque compagnie doit décorer une chambre où le repas du soir sera pris en commun.

Des guirlandes de verdure, des papiers tricolores tracent de capricieux zigzags de la planche à pain à la planche à bagage, du râtelier d'armes aux croisées.

Sur les murs, des devises guerrières et patriotiques.

Les draps de lit, nuppes très présentables, couvrent les tables de casernement qui succombent sous le poids des extras.

Car les bonis se sont fendus d’un supplément : un demi-litre de vin par homme, une soupe, un ragoût, un rôti et du des-

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sert. Oui, du dessert, morbleu! Car le troupier mange du dessert au moins une fois l'an.

Cinq heures viennent de sonner à l'horloge.

C’est l’heure de la soupe.

Le colonel, entouré de tous ses offciers, se dirige vers la première chambre,

Il goûte à tous les mets et les trouve exquis. Il tape sur l'épaule d’un homme, qui rougit de plaisir, dit un mot gracieux à un caporal, qui répond en balbutiant, enchanté, et s'apprête à quitter la chambre.

Mais le capitaine l’arquepince au passage et lui offre le vin d'honneur au nom de ses hommes et de ses officiers.

C’est au tour du colonel d’être ému.

Il accepte avec un très visible plaisir, boit à la santé de tous, trinque avec les camarades, et s'éloigne enfin laissant la chambrée s’écrouler sous des cris formidables : Vive la France ! Vive le colonel!

Chaque compagnie lui fait la même aubade.

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Partout, 1l dit quelques mots aimables, partout il lève les punitions.

Il est très ému, et quand 1l quitte le quartier son teint paraît plus animé que de coutume.

Est-ce le vin d'honneur qui l’a émotionné, ou la réception qu’on vient de lui faire? Pour être fixé là-dessus, il faudrait entendre sa conversation du soir avec madame la colonelle, à qui il reconte sa visite à la caserne.

n'* Après le souper, en avant le grand chambardement de la soirée.

Ici, silence, car.on s'amuse trop.

Pareil jour, autrefois, un pauvre diable

que Je connais venait de faire cinquantetrois kilomètres, de dix heures du soir le

13, jusqu à deux heures de l’après midi,

le lendemain, 14, par 42° dans le désert.

Son diner d'honneur, à lui, consistait à boire treize quarts d’eau tiède d’une source sulfureuse.

Les temps sont bien changés, et il ne |

s’en plaint pas.

Le lendemain, on est triste, malade,

Les escaliers, les couloirs, les abords de la caserne présentent par ci par là des maculations odorantes, preuves innocentes de certaines digestions en révolte.

Parfois, le promeneur indifférent peut entendre dans le lointain des grognements sonores, avec efforts saccadés, qui annoncent bien qu’un soldat icons ciencisux essaie de rendre le 15 le trop perçu du 14.

Des corvées font disparaître les derniers souvenirs de la fête, le service reprend sa marche monotone, et tout est dit.

A l’année prochaine |

nationale ?

— Heu ! Heu !

— N'est-ce pas que c’est gai une fêle A

— Oui, oui, cause toujours, mais je n’en suis pas moins certain que tu es aussi ému que moi en ce grand jour de réjouissances patriotiques et populaires.

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