LA. STADEN, ET LES QUARTIERS DU SUD
RAVERSONS de nouveau le Norrbro, mais sans longer, cette fois, les parapets de granit qui forment comme une ceinture crenele'e sur le fond des Stromparterren. Prenons le trottoir oppose, oil, en guise de parapets, s'^chelonne une serie de maisonnettes, au toit surbaisse, qui abritent des cafe's, des restaurations, des bazars, et des magasins de photographies et de livres, Faisons, en inclinant a gauche, le tour du Palais Royal, et arrivons au coteau de Slottsbacken, que nous connaissons d6ja. Devant nous, voici enserree, comme en un « jersey », dans un reseau de mailles innombrables formees par le filigrane de fer des communications tiUgraphiques, la haute et originale tour qui domine le bureau central des telegraphes du Stockholm : une reduction ingenieuse de la tour Eiffel.
A I'extremitd occidentale de Stottsbacken se trouve, coiffe'e d'un clocher disgracieux, ce que Ton appelle la « Grande e'glise », I'e'glise S. Nicolas, monument a cinq nefs, dent les infortunes sont minutieusement detaill^es dans une longue inscription grave'e sur une table de marbre plaqu^e a I'arriere de I'edifice. J'en detache les dernieres lignes :
III Nil
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'^" EN SUiiUE
.... Verbo siio heic tonet indesinenter Ac inflammet corda audientium :
Alia vero tonitrua, aliosque ignes avertat, Precare indesinenter.
La Staden, qdiest le berceau de la capitale, comme elle en est a peu pr^s le centre, a gard6 un cachet archaique qui ne manque pas de saveur. Sans doute, il n'y faut cher- Cher aucune de ces maisons pittoresques, v^ritables paries archeologiques, qu'on rencontre, a chaque pas, a Ntirnberg. Mais on y trouve, a d^faut de constructions originales, des ruelles grimpantes et e'troites, des echoppes du bon v.eux temps, et des cours int^rieures, qui ne laissent pas d ofifrir un reel int^r6t de curiosite. Cela rappelle certains coins du vieux Nice, ou, plus exactement encore, les rues qui divalent, a Genova, dans la direction de la Bourse et du port, et celles qui, ^ Napoli, descendent, des hauteurs de San Martino vers la Via Roma. L'on s'y risque yolontiers, en plein jour; mais elles sont si obscures,
avlT' '' 'r^", '''■''' "' '' '''■°""' ^"'°" hdsiterait a s'y aventurer. Gl.ssons-nous y, tandis qu'il fait soleil, et traversons le Marche aux grains et le Marchd a la viande, dont les arcades du pont du chemin de fer enjambent les comptoirs, pour nous rendre sur la place nommee « Riddarhustorg ».
C'est dans cette zone que se trouvent, pour ainsi dire reunis, trois des plus int^ressants monuments de la capi-
'iJ [\P^^^'^ Equestre, I'Hotel-de-Ville et I'^glise de Kiddarholm.
^Au centre de la Place elle-mSme, s'el.ve la statue de Gustave Wasa, dont le socle porte cette inscription :
LA STADEN, ET LES QUARTIERS DU SUD l5y
GUSTAVO ERICI
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