PHOQUE DE WEDDEL
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Weddelli) gris fer tacheté de jaune (fig. 25). Tous les deux se nourrissent de crustacés.
Viennent ensuite les cétacés : la jubarte (Megaptera boops) (Ag. 16) et le rorqual (Balaenoptera Sibbaldi) qui mesurent jusqu'à 25 mètres de longueur. Le prix en est peu élevé : 6,000 à 8,000 francs, tandis que la baleine franche peut se vendre jusqu’à 70,000 francs. Cette
différence de valeur provient de ce que les fanons de la baleine, extraordinairement développés, sont utilisés
pour différents articles de la toilette
> - féminine et se vendent très cher.
Nous n'avons pas rencontré de baleine
franche au cours de notre voyage.
La jubarte est pourvue d’une petite nageoire dorsale et de longues na-
geoires antérieures; le rorqual, au
contraire, a une longue nageoire dor-
sale et de courtes nagoires anté-
rieures.
ue Enfin, rappelons que nous avons aperçu dans le détroit un orque,
PAGODROMA NIVEA, ennemi intime des baleines, qu'il attaque en s’accrochant à leur mâchoire inférieure.
Arrivons aux oiseaux,
De nombreux cormorans nichent dans le détroit. Parmi les goëlands, se trouvent le goëland brun ({Megalestris antarctica) et le goëland dominicain {Larus dominicanus), grand oiseau au corps blanc, aux ailes brunes, au bec et aux pattes jaunes.
Parmi les pétrels, nous avons vu le pigeon du Cap (Daption capensis), le pétrel des neiges (Pagodroma nivea) (fig. 26) et le tres grand pétrel (Ossifraga gigantea), qui dépèce les cadavres (fig. 27).
Enfin, mentionnons le bec-en-fourreau /Chionis alba), le seul oiseau
à pattes non palmées de la région. Nous ne l’avons aperçu que dans
l'ile Auguste, où il cache son nid dans les anfractuosités des rochers.
De tous les oiseaux qui habitent le détroit, les manchots sont certes les plus intéressants (1). Droits et raides sur leurs'courtes pattes, ils ont l'air de petits bonshommes vêtus de pardessus noirs à capuchon. Ils trottent en se dandinant et en tournant la tête avec des contorsions
Photographie de M. Arctowski,