‹ Au pilori: la trahison des chefs conservateurs démontrée par les témoignages recueillis devant le Comité du nord-ouest: (extraits de l'Evénement)Chapitre 3 sur 8 · TAINE QUANTITÉ DE UARABINES · texte numérisé non relu

TAINE QUANTITÉ DE UARABINES

ET DE MUNITIONS AVAIENT ÉTÉ ENVOYÉES A. FORT GARRY, EN MÊME TEMPS QUE M. MoDOU- GAGE, "

Nous espérons qu après e avoir la ces citations, le Canadien ne s'écriera plus :

“4 Ahi ai nous avions dans lb cabinet

es hommes comme Sir Georges E, Car-

tier, nous pourrions compter aur leur patrictieme et leur dévouement.”

Joli dévouement que celui ui consiste à dire aux gens e la position de Mgr. Taché et du Gouverneur Me avish qui

ms

viennent vous avertir quels population française est inquiète, mécontente, prête à se soulever :

. Nous savons louk el nous AVONS PRIS LES MESURES WVOULUES !

Magnifique dévouement que celui qui consistait à répondre aux remontrances des Métis par l'exvoi de carabines et de murilions pour en avoir raison par-}a force !

Si les chefs conservateurs l'a- -Vsient vouin; s'ils avaient dé.

ployé dans touts cette affaire la plus ordinaire pradençe et les égards que l'on doit à une popu:

lation ; s'ils. avaient prêté le reille aux informationsets’'ils n'evaient pas prétendu en savoir lus long que des gens aussi ien placés - pour tout connaître que Mgr. Taché et le gouverneur cTavish, aujourd'hui Riel ne serait pas. en exil et Lépine au banc des accusés... — Nous venons de voir les chefs conservateurs insolents lorsqu'ils espèrent tout régler par la force

et dompter les Métis comme,

hélas! ils nous avaiont domptés.

Ilfant les voir maintenant devant le danger, rampauts et sup.

liants. Le Canadiea les 8 aané

outéenrpris dans cette posture et c'est ce qui l’a fait s'écnier: Nous

connaissons la lâcheté de. nos. miaistres bas-canadiens. ….

Voici la lettre qu'écrivait Îe même Sir Geo. E. Éartier è Mgr.

Taché au moment du retour de celui-ci de Rome: :

Ottaws, 25 janvier 1870.

Monceigneur,.

4 J'ei honneur de vous sdrenser ces quelques liguce qui doivest tomber «ous des yeux de Votre Graudsur à votre avrivée à Portiand. Je dois de suite témoigner

EG à Voire Grandeur combien mes collègues de l'empressement avec laque Vous aus

offert ame tant de bienveillance et de pé

triotisme dos LNAFPRÉCIABLEN SERVICES PODE

Rouge, et de ls promptitude aves lé quefls vouc ares voyagé pour revenir de ce eôt$ de l'Atlantique dans ie bat de rencontrer les désire du gourernemeni.

7 Nout nous flations lous, Monseigneur, que le voyage netois à pas élé frop-pé méble: Je n'ai pas besoin de vons dire que fôcs oué aitendons srce grande hâte: à Ottawa, susitôt après voire débarquement à Portland, Nous prious dons Votre Grandeur de vonloir bien, après aeoie taie pied à torre, vous maître. en route directement pour la anpitsle. Si les de votre arrivée & Portland, vous avez la bonté de mo télégraphier ls jour. où pre- Lablement véus saren à Oltawa, our tour. en serons enéièrement chligés. Comme de raison, sussitôt sprès votes arrivés ici Votre Grandeur sera miss au courant de tout es qui s on lien à la Rividre Rouge et où en sont les. choses, E\ ajéendsnt le plaisir, et Thonmer de vous revoir à Gun, veuille bien me partanitre, Konsbigceur, de mo sourire us de Votre Grandeur, ‘le trèshombie et dévoué sarvitsur, U(Bigué) : : Gno. Er. Canve. ‘

Il fant avouer que, de la part | d'au homme qui avait déclaré tout net à Mgr. 16 | pas besoin de ses informations, le revirement6tait complet etl'apologis bien humble. Nous ne dirons qu'un rot à co sujet, car il est iœutile d'ineister sur un acte

môme: d'est que Îorequ'on.. doit finir par se trainer aux pieds des gens, où ne Commence pés Jar les mettre à la porte. |

AIVSR LE GOUYALNENEEE DU CANADA 4 4PAIest les troubles qui règnent à ia Rivière | Ï À

aché qu'il n'apait”

d'humiliation ei complet par lui. .

PA

On sait les résultats de la mis sion de Mgr. Taché au Nord- Ouesi, et nous pouvons passer de guite à la question de l'amnistie.

Après avoir pacifié le Nord-Ouest,

gr. Taché demanda lamnistie, l'amnistie que le ministère conservateur était tenu en honneur d'obtenir, puisqü'il était la cause des troubles, puisqu'après avoir repoussé les conseils de l'Archevêque, il avait sollicité son concours et lui avait conñé le soin de rétablir l’ordre. M. Langevin va nous dire quelle réponse on lui ft:

4 Moc collègues, aussi bien que moi, nous lui répondions que nous ne pouvions pss intervenir comme gouverne ment, parce que c'était une questiou impériale.

#4 Ilne fui pes dit que le gouvernement, Ne pouvant intervenir comme gouvernement, ferait tout ce qu'él pourrait pour obtentr la considérotion favorable du gouvernement

Je lui démontrai que dens une cer.

taine partis ox dans oortaines parties de ls Puissance, l'opinisn publique, sur côtte question, était dens un sens, pen.

dant qu'elle était dans un sens tout à fait contraire sur la mêisse question dans d'autres parties du::peys ; que partant, il devait voir ls diflicalté d’aue astion collectiro sur uns pareille question, et Gus ï6 temps ceui pourait, dans on opiaior, amener une solution, comme la

. Chose étais arrivée pour Îer troubles ou Pinsurreciion do 1857-28. Quelyguss aonées après ces troubles, une pétition du parlement de la provinces du Cansds, avait obtenu une amnislie qu'il aurait été impossible d’oblsnir do, deux ou trois ans immédistement eprès les tonbles : .

En d’autres termes, M. Lange.

‘vin le renvoyait pour l'ainnistie

à Jan 40.

. C'est pourquoi je lui dis, au (Père Ritehot,) cornme je l'avais dit à l'aréhiéve. qué;que j'étais d'avis que Riel ne sihi pas prendre son siége 0 parlètment où ne

vint pes à Ottawa, psros qu'une telle

dérostohe de sa part aurexcitarsit certai.

nement de nouveau la populatiôn..…....

: 5 Je ne sais pas si quelques-20s de mes collègues ont fait quelque chôse pour empêcher Riel de prendre son sifge ; dout ce que je sais, c'ent que j'ai fait mon possible en ca sens" . : Après ces citations écrasantes, nons croyons que nous avons le droit de dire aux jourñaux conservateurs : Sur la question du Nord-Onest vous n'aves qu'añe chose à faire: rougiret vous taire.

Au public nous dirons: Si vous voulez connaître à fond la mau-

vaise foi, la médiocrité intellee-

tuelle, l'incapacité politique, le

cynisme des chefs conservateurs, |

lisez en entier les témoignsges dont nous venons de donner quelques extraits. Fe

IH

La presse conservatrice redon-

ble d’audace sur la question du Nord-Ouest, et elle tente par l'iti-

pudence de ses mensonges: dat:

ténuer . l'effet des révélétions

faites devant le comité dé-la

Chambre et qui nous montrent ses chefs sous an si triste jour.

L'audace des journaux conser-.

vateurs est telle, qu'à les .entendre, on croirait vraiment que c'est la fante des libéraux ‘si Lépine subit en ce moment son procès et si Riel à été mis hors l& loi. C'est à croire qu'on s'imagine que le public & ou-

| blié que c’est à l'instigation de

Ciarke, sous le ministère conserväteur dont'il était Ia créature,

iel poursuivi. Rappelons-donc, d’après les témoignages recueillis devant le comité, cc qui s'est

ea FORTSTL

Schultz ot (Clarke ont été comme les mauvais génies de Manitoba, Ils n'ont rien épargné

ai l'an ni l'antre pour perdre les Métis. Ülarke, on le sait, a 6t6 déchafné par Sir Georges E.

Cartier sur Manitoba. Quant au

Dr. Schuitz, qui depuis le comimencement avait déployé une activité et une énergie infernales contre nos compatriotes, il a été ensuite combi dos faveurs de notre gouvernement. Voici, par exemple, ce qu'écrivait à son sujet Mgr. Taché à Sir John le 20 janvier 1878 :

4 Lorsque vous élies à votre bureau à

+ Oitawa le 2 décembre 1871, je pris la liberté d'exprimer la crainte qu'éprouvalent quelques personnes que le Dr.

Séholts re f6t nomtm$ membre du consil du Nord Ouest. Voira réponse n Elé celle-ci : NE.CRAIGNEZ RIEN, ARCHE- VÊQUE, UNE TELLE CHOSE W'ARRI- VERS JAMAIS SOUS MON GOUVER-

NEMENT sc ocic | __ C'était quelques mois après “avoir demandé en grâce à Mgr.

Taché, par l'entremise du Gonverneur Archibald, de faire élire Sir Georges E. Cartier à Provencher à la place de Kiel, qu'on je tait ainsi la nomination de Schultz à 15 face des Métis français comme le plus senglant dés ontrages.

Que pouvaient valoir désormais à leurs yeux les promesses de Sir Juan et de M. Langevin, lorsqu'ils voyaient vitler Îs promesse si

ué Lépire a. 6t6 arrêté et|S

solennellement faite par Sir John au sujet de la nomination de- :

chultz : Ne craignez tien, Archevêque, une telle chose arrivera jamais sous mon gouvernement.

Cette violation constante de

À leurs engagements les’ plus 40-

lennels, n'empéchait pas lés mi-nistres conservateurs d'offrir à Mgr. Taché, chaque fois qu'ils avaient besoin de lui, leurs pro messes comme de l'argent comp.

tant. Mais le prélat ref isa de = aisser payer plus longtemps de cette fausse monnaie. avait af faire cependant à desrouésquine :

désespéraient ‘bad'de le prendré de nouveau dant "leurs piéges.

C'esten v | pi éxcin le, que le- 16 août 1873 1l'écrita M. Lange vin, après 2ÿbir @iprisde ia bon:

che de Sir Ton du'au lieu del’am— nistio copie & Séüvent prorni-se, on n'attordéraléämnietie qu'à ceux qui à’avaient ‘bas trempé dans l'affaire Scott, ces paroles.

remplies d’an sanglant mépris:

“Sila choéé ‘ait têlie qu'on me Pa.

dite, il ne peût'puà ÿ avoir de duporie.

plus formelle. Sl'iès choses tournent:

winoi, j'aurai 6t5 joué d'une manière inèt-…. gne. On ne s’est donc servi de moi que :

pour tromper € ‘âttendre le moment | OU UNE VENGEANCE POURRATE:.

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