‹ Au pilori: la trahison des chefs conservateurs démontrée par les témoignages recueillis devant le Comité du nord-ouest: (extraits de l'Evénement)Chapitre 4 sur 8 · S'EXERCER PLUS FACILEMENT · texte numérisé non relu

S'EXERCER PLUS FACILEMENT

‘+ Sans parler du fiux ‘caleal que lo.

fait à cc dernier: point de vue; ms cou:

duite, à moi, est bien clairement ireagi :

Je ve pui que mettre devant le publie en général st; les. membres de le chage bre eu pactiontier le jou dont j'aurai été: la victime et l'instruméat J'espère que je ne serai pse poussé à cette extrémité ab:

que le gosvernement ne ms mettrs pas:

dans l4 nécessité de réviler ex publie :

tont co que je sais sur Îs question de Me.

pitob 1.” CE

‘ Les ministres firent semblant de ne pas entendre et, comme ils vouisient à tout prix empêcher l'élection de Riel, ils revinrent à la charge. Du reste, on en était à an moment critique “(Août 1873), c'est-à-dire au moment où ie ministère conservateur trébuchait sous le coup de l'affaire du Pacifique ef où un mot de Mgr. Taché en détachant quelques voix bascanadiennes pourait le tuer. .On mit tout en œuvre pour lui donner de nouvelles illusions, pour

ui fire croire qu où serait plus - sincère que pat, le passé. Mgr.

aché resta incrédule.

© Dans l'entrevne du 22 août, C’est envair que Sir John et M.

Langevin, qui avaient fait mander

en toute hâte Mgr . Taché, insis-

tèrent tous deux s eur l'in opportunité de la candidature de Riel.

Voici ce pue raconte à ce sujet

Mgr. Tac :

“Ja répondis que je n'interviendrais pas davantage, que j'avais été trop souvent trompé. Ils iusistérent ; et Sir John A.

Macdonald déclara qu'il se rendrait en Angieterre après la session et qu’il obtiendrait l'amnistie. L'entreiien fut loug, et je dis fnalement à Sir Jubn que je De voulais pes, et que je ne pouvais rien faire, à moins qu'il ne me donnêt une garantie écrite de ce qu'il disait. Et or QUIL NB POUVAIT RIEN DONNER PAR Évere, et acrbit ensuite,”

M. Langevin restait, dt on va voir le peu de confiance que . Taché gardait dans la pa.

role des ministres conservateurs.

fous laissons" lâ parole à Mgr.

Taché ss ‘Après son départ, M. Langevia me dié que je devais faire quelque chose dans les eirconstanses. Je lui dis que je ne le

pouvais, st qu'il éteit étonsant qu'on me refuesit une smurancs per "Écrit, ai était aussi certain “d'oblants l'amniste ; que,de lait, j'étais fatigué do promesses si couvent réitérées toais jaieis accoinplies.

me dit ; ‘Je ne voue l'ai jamais pro- “miss, His sujoard Qui je vous en fait la promesse.” ‘Vous pouves promisttre,'.

diejs, ‘comimé Oûé Téit #0s collègues, mais vous poufes to pés désir, vu qu'ils n'ont Ds réussi À ésonmplir laui pro-.

messe. Je vous crois individuellement, mais je ne.puis, dans ostts afisire:aroir plus de confiance en vous qu'en vos autres collègues, car. je-crains que. vous: n'sres pas plus. de. pouvoir qu'ils n'en. ont. en." pu Ls'engages.alons, lui-même ot-dfrié d'engager taut le parti du Bas-Canade à réaigner dans le gas où Se, Jobn.ne-rêusten) l'amuistie, ou. ne travaillersié ps eus faveur, ..

4 Je répondis cimprement : Li Ce: n'est pos voire résignation que je veax oblevir, c'eat l'accomplissement de ls promesse. de lamaistie.” :Il inaists encore, mais je lui: décisrsi. que je: ne ponvais faire. rien de plus. nm.

gner ï. Taché, Halait-s si se concilier les or.

és; et, potir la rénssité dé’ ce. mg ble . jeuil fallait ‘surtout ‘empêcher à ‘à tou prix l'élec‘ion de Biel. Mgr. Taché ne consentant pas à [ni conseiller de sé retirer, on ‘Tâche Clarke : Lépinerat arrêté et on se mit à traquer Riel, aché jeta an cri de douleur et de protestation.

A Y'Hon. M. Lângevin, .

Montréai, 18 septembre 1878.

Lépige en prison. Riel poursuivi, Vous convaissez mon devoir et sa position, Berai obligé de. publier.

” ARCHEVÊQUE Taoué.

Que répond M. Langevin? il commence par se défendre de ce

dont on ne l'accuse pas, c'est-èdire d’être pour quelque chose dans lsffaire. Cette préoccupation le trahit.

Je n'ai pas besoin ds vous dire que

Xn'agit pas du tout de conseit avec’

nous ni en vus di Rous, el qus NOUS n6 semiges pour rien daus ostte affaire.’

4 Vous me dites qu'il peut se faire que vous aôyes obligs de publier... Ne pen sez-vous pas que vofre intervention ne pour rait que compliquer les chosss ”

La.session approchait et le ministère se sentait menacé de tontes parte. Li se disait que seul peut-être Mer, Taché pouvait le sauver, Il se décida à faire suprès de lui une tentative supréme. Le 19 octobre, c'est-à quatre jours avant la réunion des Chsmbres et dix-sept jours avant la chute du miuistère, on fit re.

venir en toute hâte Mgr. Ta-

ché à Ottawa. Que dit, qu'offre M. Langevin dans cette crise où il tremble de tons ses membres ?

Nous laissons encore ls parole à Mgr. Tach',

“Ilme dit qu'il était prêt à résigner ai sa résiguation était de quelqu'utilité ; fi mais, ajonte-t-ii, je ne puis ooir comment êle pourrait sous être utile. Ja PENss Que VOUS VERRZ HISDX DS LAISER L'APFAIRE ENT2B NOS MAINS, 7".

Mgr. Taché la laissa en effet, sachant que promesses, engagements, serments, de la part de pareilles gens ne valaient pas même la corde pour Les pendre.

Hi savait bien qu'il en serait du voyage en Angleterre et de la résignation de M. Langevm comme de tont le reste, L'artifice du voyage en Anglelerre était trop grossier, l’'amorce de la résignation trop faible, tout cela sentait

ire

aux youx et faisait lever les épaules à Mgr. Taché. [1 n'avait, pour confondre les ministres conservateurs, qu'à leur dire: Pourquoi, si vous étiez sincères, avez-vous tent tardé? Pourquoi Sir John ne faisait-il pas plutôt :ou voyage sn Angleterre, si ce voyage devait tout décider ? [l préféra mépriser ces promesses arrachées

la pear de ls mort, sans sincérité et sans dignité, et attendre que ia Chambre eut fait justice des mi-

sérables qui avaient si souvent :

menti et si longtemps trompé.

Les témoignages recueillis devaut le comité du Nord-Onest montrent clairement que, ducommencement à la fin, tes Métis français ont été indighement trompés par les chefs conservateurs. On les a dupés et joués sans mérci niirève. Sans doute Mgr. Taché s'en apercevait bien, mais il voulait espérer contre toute espérance et pousser la patience jusqu'à ses dernières ‘limites: À la fin cependant, il s'est arraché le baillon de la bouche et il a montré que, s’il avait été optimiste, il n'avait pas été dune.

On a vu avec quelle indignité

Sir Georges E. Cartier avait au débnt traité le prélat, et comment ensuite il s'était huimilié devant lui. Mais il ne s'humiliait alors que pour mieux le tromper

par la suite. Mgr. Tacbé n'out .

que trop d'occasions de s'en con-

vaincre. Il laissa faire, attendit, feignit de ne pas voir, patients, pardonna, lorsqu'enfin la esure étant comble, il laissa éclater la

vérité dans la lettre suivante, véritable acte d'accusation, ou plutôt, arrêt sans app2l :

. & G. Mgr. Taché à Sir G. Cartier.

St. Boniface, 6 mai 1971.

Sir G. E, Cartier, :

Hon. et cher Monsieur, - Je ne vous ai pas écrit depuis longtemps, attendant toujours, dans l'espoir de le faire d'une manière agréable, sinon pour la forme, du moins pour le fond, des nouvelles à vous annoncer. Aujourd'huïi je: regrette d'avoir à prendre la : plume Pour dire des choses pénibles. La

:Piomesse d'amoistie avait. été formelle $ positive, et voilà qu’une aunée entière la pas suffi à l'exécution de cette pro-

mesce. Il y « là pour moi un fait inex-

plicable ; j'allais dire inqualifisble, lors-

Que surtout la patience et la bonne foi

ont 6t6 poussées aux dernières limites

possibles de la psrt des pauvres Métis,

Vous ne savez pas ce que nous avons

entdaré daffronts, de prirations et mâme ; de mauvais traitements, Au milieu de ” tout cels nous avons gardé le plus profond silence et nous nous sorames abatenus de faire connaître, même à nos amis, ce qui ss passait ioi pour ne pas créer des difficoltés su gourernement d'Ottawa.

Nous avons contenu notre peuple, ac cepté bien des humilistions plutôt que d’embarrasser le gonvercement de Ma.

nitoba, Et que nous advientil de tout cela eur le eujst dont il est ici question ?

‘Laïssezmoi vous ke dire en toute franchise, j'ai lu avec peine dans les dé.

baie du parlement que vousmêéme avez employé des expressions bien plus sévères que celles'ëmployées l'année dernière. Da plus, vous attribuez aux tribunaux de Ma.

nitoba uns juridiction que vous m'avez assuré leur être bien étrangère. ON TROU-

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