‹ Au printemps; comédie en un acte, en versChapitre 17 sur 28 · SCENE IV S · texte numérisé non relu

SCENE IV S

ROSINE, baiwant les yeux*

Un peu.

FRÉDÉRIC

Bien. ..oui. ..mais.. .je suppose Que là, dans votre cœur, vous sentiez quelque chose... Et que vous deveniez toute rouge aussitôt...

ROSINE

Si je rougis, monsieur, c'est parce qu'il fait chaud Ce n'est pas étonnant..;

FRÉDÉRIC

Je suppose de même Que mon regard, fixé dans vos beaux yeux que j'aime, Ail l'air de vous troubler, et que je tremble aussi...

ROSINE

Mais pourquoi donc, monsieur, me regarder ainsi?

FRÉDÉRIC, lai prenant la main.

Et que de votre main je m'empare sans peine,

(Rosine retire sa maia.|

Que vous la retiriez — et que je la reprenne...

ROSINE

Mais pourquoi donc, monsieur, me prenez-vous la main

FRÉDÉRIC

Ne la retirez plus, Rosine!... et que .«oudain. N'osant pas me gronder, vous me fassiez la moue. Et qu'une larme alors glisse sur votre joue. .. Eh bien, c'est de l'amourl

te AD PRINTEMPS

ROSINE

Ne me dites plus rien.

Car je crois à présent que je vous comprends bien!

(Silence.) FRÉDÉRIC.

A quoi pensez-vous donc? Vous boudez, ce me semble...

ROSINE

Non, non, je réfléchis.

rRÉDÉRIC

Comme il fait froid! je tremble..

ROSINE

Il fait froid? vous riez. Contrairement à vous. Je trouve que le temps ne fut jamais si doux. Il faut nous en aller, nous causerons en route... Entendez-vous, monsieur?

PRÉDÉRIC.

Partons.... cela me coûte I

ROSINE

Voici rheiire pourtant de songer au retour. Comme vous avez l'air boudeur à votre touri On supposerait presque, en voyant votre mine. Que vous me délestez!..

FRÉDÉRIC, s'animant.

Ah! vous savez, Rosine, Que je n'ai pas pour vous de haine, Dieu merci t

ROSINE

Moi, je ne vous hais pas, vous le savez aussi.

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