‹ Au printemps; comédie en un acte, en versChapitre 23 sur 28 · SCENE V SS · texte numérisé non relu

SCENE V SS

Et lorsque aux pieds d'Ompliale Hercule un jour fila, Il n'était pas non plus trop jeune en ce temps-là.

MADAME DESTOURVILLE.

Qu'a de commun Hercule avec votre personne?

THOMASSIN

De l'épigramme ! alors je me tais.

FRÉDÉRIC, à Rosine.

Je raisonne, Et dis qu'on n'aime bien qu'à notre âge, où le cœur Du matin de la vie a toute la fraîcheur. Alors qu'on est croyant, et que la femme aimée, De notre beau printemps douce fleur parfumée. Ksi pour nous l'univers, et son amour le ciel ; Lorsqu'en dehors de l'âme il n'est rien de réel : C'est alors seulement, c'est à vingt ans qu'on aime!

Oui, vous avez raison.

FRÉDÉRIC

La vie est un poëme, A notre âge !

THOHaSSIN, à madame Oeslourville.

Il me semble, après tout, que mon bien, Ma fortune et la vôtre ensemble iraient fort t)ien. Qu'en pensez-vous, voisine?

MADAME DESTOURVILLE.

Oui, peut-être.

Stf AU PRINTEMPS

ROSI. NE, à Frédéric.

Il me semble Que nos deux petits noms feraient très-bien ensemble. Hosine, Frédéric, il est joli ce nomi

FRÉDÉRIC

Mais le Aôlre est plus doux à prononcer,

ROSINE

Oh! noni

D'abord, j'ai dans la Beauce une petite ferme Dont la localion est bien payée-à terme; Elle est d'un bon rapport.

MADAME DESTOURVILLE.

J'ai mon petit castel, Et pour rester, l'hiver, à Paris, un hôtel,

FRÉDÉRIC, à Rosine.

Vous avez de beaux yeux, un aimable sourire; Plus on vous voit, Rosine, et pinson vous admire.

THOMASSIIS.

J'ai des prés.

MADAME DESTOURVILLE.

J'ai des bois,

THOMASSIN

La petite maisoa Que j'habite toujours à la belle saison.

ROSINE, à Frédéric.

Vous avez tant d'esprit que bien vite on vous au.,«.

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