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— C'est bien ce qui prouve le mieux que ces hôteliers-là ne vivent que du vice de l’ivrognerie, ou, au moins, de la vente de l’alcool et des profits faciles.
— Oui, faciles, car ils n’ont qu’à encaisser, en versant à boire, l'argent gagné si péniblement par les autres. Depuis trois ans, ils n'ont pas fait de grands profits avec moi.
Mais avant !... Je voudrais bien savoir tout ce que je leur ai donné dans ma vie. Il faudra faire le compte de tout cela, un beau jour.
— Ce sera un dur travail, dit Clarisse, et utile peut-être. Faisons-le.
— S'il te plaît d'attendre un moment. Je vais chercher mon cahier et un crayon.
— Si cela ne sert pas à nos enfants ce sera pour l'instruction de tous “mes neveux ”.
Ah! que nous sommes fous... jeunes. Et pourtant on nous le dit et redit souvent : Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait !
Septembre 1912.