‹ Au service de l'AllemagneChapitre 10 sur 40 · M PARISIEN!*] IN ALSACE-LORRAINE · texte numérisé non relu

M PARISIEN!*] IN ALSACE-LORRAINE

par le contrasle même qu'elle offrait avec ce jeune Alsacien, qui ne pouvait rien dire que (I amplement explique, et qui semblait même expliquer son silence, lanl. au début, il marqua fortement qu'il se taisait. On eût dil de l'un et de l'autre deux caricatures, mais chargées d'intelligence et de sympathie. Bien qu'il eût de nombreuses main d'être germaniques, M. Ehrmann ne méconnaissait point, cela se vit peu à peu, le chef-d'œuvre français qu'était celte jeune femme. Il devint même louchant, avec sa force et sa jeune raideur, d'ébahissement devant cette reine... Bientôt il eut tout à fait oublié qu'aucune autre personne fût là. Et quand M d \our\ dis ail de^ choses bizarres cl charmantes, il se renversait un peu, eo riant trop fort, pendant une bonne minute Successivement, elle avail empêché qu'on parlai di^ la France, de P Allemagne, de la

germanisation, des partis politiques alsj ciens-lorrains, et j'avais admiré chez un jeune homme qui, de naissance, semblait être autoritaire, voire brutal, le pouvoir 3e comprimer ses premiers mouvements. — C'est un pouvoir que développe, je crois, depuis trente ans, l'atmosphère des pays annexés. — Elle vit enfin qu'il fallait mettre M. Ehrmann sur l'Alsace. Comme tous ses compatriotes, il était grand promeneur. De quel air convaincu, en hygiéniste, en patriote et en poète, il disait le bonheur de marcher sous les arbres, les arbres et toujours les arbres, par d'interminables sentiers quand les feuilles sont mouillées, et que, bien couverts, nous nous sentons incapables de fatigue ! Mme d' Aoury, qui jamais ne sortait du parc, sinon, très rarement, pour une heure de voiture, assura que ces marches-là seraient son rêve.

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