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Par de telles journées pluvieuses d'octobre, vers quatre ou cinq heures, c'est un mortel plaisir de chercher, de trouver le château romantique par excellence, le Hagelschloss. A l'extrémité du plateau et sur le mur païen, il se débat, comme un assassiné, parmi les sapins qui l'étouflent. Depuis la ténébreuse vallée qui i:it à ses pieds, il apparaît, magnifique de force, de sauvagerie, ouvrant et dres- - nt, sur les roides rochers et sur ses propres décombres, un vaste porche où deux platanes et trois joyeux acacias étonnent. Les foreskers prétendent que leurs chiens sont attirés par des puissance- invisible- dans les oubliette- du Hagelschloss. Par les temps brumeux, dit-on. des fantômes b \ montrent. .) assure, au moins, que du fumier de feuilles amonce exhale continûment une
perfide inlluen/a.
Jour par jour, à la fin d'octobre, Sainte- Odile se teinte. La coloration débute dans les vallées intérieures. Au pré de Truttenbausen, quel enrichissement du spectacle ! Mais le brouillard, sur ces couleurs, épaissit son empire. Parfois, après une pluie, on revoit des parties importantes de la montagne ; quelque chose de sa gloire, chaque fois, a disparu. Pourtant contre l'obscur, le ténébreux hiver, je ne blasphémerai pas. L'hiver élimine l'éphémère, met en vue les solidités. Voici les troncs, le sol, les rochers. J'embrasse mieux l'ensemble dans ce qu'il a de persistant. Cette Sainte-Odile de novembre, sévère, concise et dépouillée, semble vue par un froid vieillard. Dans la trame des siècles, les vieillards suppriment les particularités éphémères ; ils s'en tiennent aux masses éternelles, aux blocs sur quoi se fonde l'humanité. — Quand l'hiver dépouille ma montagne, je vois mieux les
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