‹ Au service de l'AllemagneChapitre 23 sur 40 · M\ PREMIÈRE JOURNÉE DE CASERNE · texte numérisé non relu

M\ PREMIÈRE JOURNÉE DE CASERNE

Le \ octobre 1902, un peu avant sept teur es du matin, nous nous trouvâmes une ingtaine de jeunes gens habillés en civil, lans la cour de la vieille caserne d'artillerie le la place d'Àusterlitz. J'étais le seul Alsacien.

Les allemands s approchaient les uns des mtres, en s'inclinant légèrement : « .1 ai 'honneur de me présenter à vous ». et ils lisaient leurs noms. Je dus à mon tour me nommer.

( )n me désigna avec trois. autres pour la seconde batterie. I n sous-officier nous «lit de

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le suivre. Nous payâmes la somme exigée par l'État pour le prêt d'un cheval et sa nourriture pendant six mois ; le magasin d'habillement nous vendit trois casques, un manteau, des bottes, tous les effets de grande et de petite tenue. J'étais renseigné sur les usages: j'abandonnai au sous-ofFicier de chambrée deux casquettes plates, deux sabres, un manteau, pour qu'il en fit son affaire avec les sous-officiers de ma batterie. On me conduisit dans la chambrée de mon brosseur, qui devenait ainsi la mienne : j'y partageais avec lui une petite armoire en bois blanc. Je fis la connaissance de mon cheval et du brosseur de mon cheval.

Ces longues stations et ces attentes debout dans l'humidité sont fatigantes, surtout si l'on a les nerfs en révolte.

Je ne pus prendre sur moi de me joindre à mes trois « camarades » quand ils m'aver-

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