JE ME FAIS UNE RAISOIN I
lanière d'un képi, dans toutes nos réactions Lus aisées, plus rapides. Les olliciers aile— îands ne s'\ trompent pas. S'ils voient
Casser dans la rue l'un des noires, ils disent: (Test sûrement un volontaire alsacien! x> ilncadrés par la France, nous atteignons aisément à l'élégance du troupier français. )ans les rangs allemands, nous contrarions :et aspect mécanique et brutal. que la tradi- .ion prussienne garde pour idéal, cl notre nvolture \ choque comme une indépendance audacieuse, pres«|ue insolente.
Notre petit lieutenant ne me quittait plus
) eux .
\u bout d'une demi-heure, il cria :
— \ olontaire Ehrmann !
.1 a\ ançai en courant.
— Keculez à trois pas.
Je recule cl. les deux mains sur la couture lu pantalon, j'attends.
l8o AU SERVICE DE L'ALLEMAGNE
— Où êles-vous né?
- — Je suis né au Logelbach, près de Colmar,
clans le Haut-I\hin, Monsieur le lieutenant.
— Que font vos parents ?
— Mon père est dans l'industrie, Monsieur le lieutenant.
Il eut un « ah ! » qui voulait dire : je comprends maintenant. On sait, en effet, que la population industrielle du Haut-Rhin est la plus patriote de toute F Alsace-Lorraine.
— Où avez-vous étudié ?
— A Strasbourg, Monsieur le lieutenant.
— Avez-vous des parents dans l'armée ?
— - Oui, plusieurs, Monsieur le lieutenant. Il parut satisfait.
— Où sont-ils ?
— J'ai un oncle capitaine à Saint-Dié et un cousin lieutenant à Epinal, Monsieur le lieutenant, In autre de mes cousins est lieutenant de cavalerie à Lunéville.