‹ Au service de l'AllemagneChapitre 30 sur 40 · II 1)1 I()F · texte numérisé non relu

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conscience professionnelle, et quelle que fût M prévention, il s'abstenait de me punir sans >e.

upçonnait-il confusément ma résolution d'allier la plus strict* discipline a l'indépendance de l'âme? Il s'avança le plus loin qu'il put :

— \ol<>ntaire Ehrmann, me dit-il, il paraît que vous fréquentez une taverne alsaciens •. où I <>n dit qu'avec \os compatriotes, vous fait> 3 du chauvinisme français. ! -pect de l'uniforme vous commande de vous

tenir.

Kl (fuis le même esprit, deux jour< api il me faisait sortir des rangs pourme dire

— 11 paraît que, chez votre coiffeur, vous rous exclamez à haute \oi\ en frai Que

français quand \;ius êtes d.ms

famille, je n'ai rien à > oir à Mais

quand vous es lans un lieu public et,

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par exemple, chez un coiffeur, le respect de l'uniforme exige que vous parliez allemand.

Le règlement autorise-t-il les officiers à se mêler de notre privé? En tout cas, leur puissance est tempérée par leur crainte des ennuis. Sur tous ces faits du dehors, le lieutenanl grondait, menaçait, sans aller jusqu'à me punir. Et quoi qu'il supposât de mon insoumission d'àme, il voyait avec évidence me bonne volonté dans les mille détails où doil être attentif un volontaire. J'étais un bor soldat. Au manège, je servais de cavalier de tête, .le valais surtout pour la parade-marche qui est une grande affaire dans l'armée allemande.

Les avez-vous vu défiler ') Le soldat lève h pied en tenant la pointe en bas, tandis qu< sa jambe et sa cuisse forment un angle droit Tout cela, pied, jambe et cuisse, il le lèv< haut, très haut, le plus haut, puis, soudain

m DUEL i : - i BAGAGE i ; » . I

)ar un deuxième mouvement, il projette vioemment sa jambe et son pied, et, au même nstant, d<v tout son corps se porte en avant. Lie pied, bien à plat, retombe à terre et la jambe se tend violemment, de manière à bomber en arrière une belle courbe. En prinles gymnastes allemands valent mieux rjue nous dans les exercices de force musculaire, par exemple. à la barre fixe, mais, plus

- et plus déliés, nous les primons dans les exercices d'assouplissement. Leur lourdeur de corps et leur taille courte les embar-

nt. Mes a camarades » avaient plus de biceps et moi plus de jarret. J'ai immédiatement compris la parade-marebe comme une comédie, car à vouloir trop bien faire, les Germains ton jour- exagèrent. Le grand

t. c'est d'avoir le genou rompu et de mettre toutes ses forces dans le jarret ; un merveilleux raffinement, c'est d«% sortii -a

poitrine et de rentrer son ventre, ce qu pousse le menton en l'air et les reins ei arrière. Plus je chargeais, plus je leur plaisais Tout de même, Monsieur, s'il y avait eu li un second Alsacien, nous aurions, quelque fois, bien ri.

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