‹ Au service de l'AllemagneChapitre 32 sur 40 · MES RELATIONS AN I I ()Q · texte numérisé non relu

MES RELATIONS AN I I ()Q

gaillard à moustache noire, congestionné

la couleur brique, av< i\ si vite

le colère qui sont particu - aux nilitaires - nguins. Ces as hur-

ent même pour 'lire des c fe n aime pas les croquemitaines. J'obtins du ous-olîh îi r chef de salle, à qui nie- pour- - plaisaient, qui! nie communiquât le ournal <le la mal; mon voisin. J'y lus

>n toutes lettres que sa pleur» - mail d'un renient pris au service. Nul don e, <|u'ii n'eût dmit à une pension.

liscret, I»1 r m'in-

que le médecin-major était un b r du budget, appliqué de toute sa ruse l<'ut 3S voix >i diminuer le

loml re des pen - ! invalidité

Je m urnai vers mon Pi a :

— Voyons, lui disais voua affirme

dans \ otre droit . \ ous n allez

pas vous laisser mener comme une bête.

Pendant vingt-quatre heures je le remontai. Il se trouva le lendemain matin que les malades, comme il arrive dans la saison des grippes, assiégèrent l'hôpital au point qu'on ne savait où les caser. Le médecin- major, en arrivant, dit à haute voix :

— Eh bien î nous allons renvoyer quelquesuns de ces gaillards.

Il s'arrêta plus longtemps encore que la veille auprès de mon voisin, et, l'ayant examiné bien à fond, il dit avec autorité :

— Vous êtes guéri, il n'y a plus trace d'inflammation : vos douleurs proviennent simplement de la plèvre fixée par la maladie contre vos côtes. Cela s'arrangera sitôt que vous serez chez votre maman, qui vous soignera encore mieux que nous. Je vous offre décidément de partir, si vous ne réclamez pas une pension.

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Le pauvre géant répondit :

— .le n'ose pas rentrer chez moi si je n'ai pas de pension.

— C'est-à-dire que vous l'exigez?

Je L'encourageais du regard.

— Oui. Monsieur le médecin-major, souffca-t-il.

— Eli bien ! dans ce cas, je \<>us retiens ici quinze jours, un mois... Ça m'est tout à fail égal. Je vous retiendrai trois mois, s'il le faut. .1 en ai assez de vous servir à tous des

lisions, tas de feignants! Gomment! vous faites il peine Irois mois de service vous tombez malade, vous êtes soigné quatre mois au\ frais de I État, j<* vous oflre de vnus dispens du temps rjui vous reste à faire, «M vous n'acceptez p;i». espèce de brutel D*abord, je ne sais pas si vous \ avez droit, à cette pension; \<>u- ne la méritez paa et um.> m'embêtez :•

Son irritation croissait :

— Ça commence à me dégoûter, ces faiblards qu'en nous envoie maintenant ! A peine au service, ils tombent malades et réclament encore que l'Etat les entretienne !

Il avait empoigné le soldat par l'épaule; il le secouait et lui criait :

— Je vous fiche mon billet que vous ne l'aurez pas, cette pension !

Le pauvre diable se mit à pleurer.

Alors le major regarda ce faible avec mépris :

— Qui est— ce qui vous a mis en tête de réclamer cette pension ?

L'imbécile, dans son angoisse, me chercha du regard. Le médecin-major comprit qu'il devinait juste et qu'il y avait un conseiller.

Il poussa un cri d'allégresse et de fureur en tapant sur le lit :

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