‹ Au service de l'AllemagneChapitre 39 sur 40 · I NOTES · texte numérisé non relu

I NOTES

h il (page 27). — On pourrait multiplier les preuves de cet esprit constructeur de la loi allemande, en opposition a\ec l'esprit niveleur et égalitaire. tranchons le mot, destructeur <\c notre législation. — Tandis (pie la France défend que l'on reste dans l'indivision plus de cinq ans. [Allemagne permet de reculer le partage d'une succession à trente années. — L'Allemagne donne an père plus de latitude que chei nous pour avan-

: l'un de ses enfants, ou même un étranger. m- En Irance. une donation faite du- son vivant

le [>« re à l'un de ses futurs héritiers ne demeure à celui-ci que jusqu'à concurrence de la quotité disponible au moment de la succession.] Allemagne, cette générositéne >era pas décompt pourvu qu'elle ait précédé de dix ans au moins le

- du père.

:i 111 1 page 85). — Les Msaciens-Lorraiiu subissent des institutions mal appropriées à leur degré de civilisation. Excellente peut-être au delà du Khin, telle volonté du nouveau * sera

rruptrice, en deçà. Par exemple, une vente d'immeubles, aujourd'hui, en Alsace-Lorraine doil être passée en justice ou devant notaire, pour

être valable. Au contraire, selon la loi française elle vaut dès que les parties sont d'accord sur U\ chose et sur le prix, et cet accord peut être prouvr par des témoins, par des lettres privées et par | serment. La légalité française se fonde sur l'honnêteté des parties. Mais devant le tribunal allemand aucun témoignage ne peut être invoqué, pas même le serment. C'est la mort de la parole d'honneur. Et des hommes de loi m'ont dit qu'ils étaient effrayés de l'affaissement d'honnêteté produit en peu de temps par cette légalité nouvelle.

Note IV (page 88). — Les descriptions duj mont Sainte-Odile, ce centre de la contrée, ce: nombril de l'Alsace, comme auraient dit les Grecs/, sont fort nombreuses. Citons une belle variation littéraire de Taine dans ses Essais de Critique eti d'Histoire et, pour sa rigueur historique, l'ouvrage de Ch. Pfister, Le duché mérovingien d'Alsace et la légende de Sainte-Odile. Au monastère, ce que l'on vend de mieux, c'est une Sainte-Odile, patronne de l'Alsace, publiée en 1901, par M. Henri Welschinger dans la collection Les Saints.

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