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INTRODUCTION XIX

rappelait que l'Eglise, de par sa propre doctrine, ne se lia jamais à aucun régime politique. Ce n'est pas elle qui prononça la solidarité du trône et de l'autel. Gomment, en effet, associer indissolublement le passager et l'immuable ? Et quelles néfastes conséquences n'avait pas eues jadis l'union que, malgré les conseils pressants de l'autorité la plus haute, on s'obstinait à affirmer... Qu'avait-elle été sous la Restauration, cette alliance dont on rêvait le retour ? Pour y gagner des respects extérieurs et « quelques places de sûreté » où, comme les protestants d'autrefois, elle demeurait « sauve mais close », la religion avait vu devenir siens tous les ennemis de la monarchie. De sorte que sa cause se confondit avec celle des Bourbons et que, le jour venu de leur chute, elle parut tomber avec eux. Grande victime et la plus grande. Car « il suffisait à la royauté vaincue de gagner une frontière pour entrer dans la sécurité de l'exil..., dans la paix des choses mortes. Mais l'Eglise ne pouvait ni suspendre ni transporter sa vie ». Ainsi, en des pages de clarté et de vigueur où revit la leçon des faits, M. Lamy a prouvé la sagesse du pontife qui voulait, dit-il, « que l'Eglise, veuve, ne se remariât pas ».

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