INTRODUCTION XXIII
extérieure de l'Angleterre résultant de ce qui fit, au dedans, la continuité de sa vie nationale ; ou lorsqu'il suit l'inéluctable déroulement des circonstances qui infirmèrent les intentions droites et sensées de Louis XVI. Ses Etudes sur le second Empire nous mettent sous les yeux, comme le décret d'une fatalité incoercible, les conséquences du principe des nationalités, et nous voyons presque en une image sensible, tant la démonstration est forte, Napoléon pris au piège de sa théorie. Envisageant l'ensemble du règne, M. Lamy assigne la cause générale des désastres où il sombra. Napoléon III a péché par une fausse conception du pouvoir. Héritier d'un homme de génie, il crut au droit divin de son nom, et la dictature, qui avait été, pour le premier Bonaparte, une pratique utile, lui devint, à lui, objet de foi. « L'homme de gloire eut pour successeur un homme de rêve..., le conquérant réaliste, un ambitieux mystique ». Pénétré de sa mission ou, mieux, de sa prédestination, le second Empereur substitua, par système, à la politique d'examen la politique d'inspiration. Il crut, en tout, à ses idées personnelles, filles de la solitude et du silence, et il les mit hors de l'atteinte des conseils par le secret profond où il les tint, et en « gouver-